Témoignages

Un test ADN a bouleversé ma vie

Je m’appelle Delphine, j’ai 47 ans et j’ai appris il y a quelques mois que j’ai été conçue par don. Tout a commencé par un test ADN que ma sœur avait acheté pour découvrir ses origines ethniques. Il faut savoir que physiquement et moralement, nous ne nous ressemblons pas du tout et depuis toujours, les gens se sont toujours questionné sur nos différences.

Lorsque ma soeur a reçu ses résultats, elle me parle de demi-sœurs et demi-frères, je ne comprends pas et je lui réponds que c’est une société étrangère, qui utilise peut-être ce terme-là pour « cousins éloignés » ?? Bref, je ne me demande même pas si notre père était stérile. Ma mère m’a eue à 32 ans, ce qui était assez tard dans les années 70 et ma sœur est arrivée 3 ans plus tard.

Quand j’étais petite et en âge de poser des questions, j’ai demandé à mes parents pourquoi les parents de mes camarades étaient plus jeunes et ma mère me répondit qu’elle avait du mal à tomber enceinte, que les médecins lui avaient dit qu’elle n’aurait jamais d’enfants. Ma naissance en 72 était un vrai miracle. J’ai donc grandi ainsi, en pensant que ma mère était soi-disant stérile mais jamais je ne me serais doutée que le problème venait de mon père.

Entre-temps, ma sœur a appris la vérité par une demi-sœur, le choc… notre père était stérile, pas notre mère ! Dans la foulée, je commande un test sur MyHeritage, je découvre que ma sœur n’est que ma demi-soeur biologique car nous ne partageons que 27,2% d’ADN mais contrairement à elle, aucun demi-frère ou -sœur, rien… à part une correspondance ADN de 0,6%.

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D., 36 ans : un test ADN ?! Oui, je l’ai fait.

J’avais environ vingt ans quand je l’ai su : moi, oui moi, je ne venais pas uniquement de mon père, mais aussi d’un autre homme, qui a aidé mon père. Il faut beaucoup de mots, de phrases et de temps pour décrire ma peine et ma perte après cette nouvelle. Il a fallu beaucoup de temps et d’évènements aussi pour réussir à admettre et continuer, puis me reconstruire ensuite.

J’étais perdue, détruite, mais surtout en rage : cet anonymat écrasant, cette loi méprisante, ces mœurs fébriles, les idées préconçues de tous ceux qui n’ont aucune idée réelle de ce que c’est, en vrai, d’être à ma place, qui n’ont jamais recueilli de témoignage des premiers concernés, c’est-à-dire ceux qui en sont nés, mais qui se permettent de parler à tout va. La toute puissance des médecins et des responsables politiques, la honte palpable, la crainte de blesser mes parents et ma colère envers eux aussi, je ne savais pas comment ni quoi faire de tout ça.

Et qui étais-je, en fait ?!

J’ai tenté de consulter un psychologue mais n’y ai trouvé aucun soulagement, c’est un domaine trop particulier et trop méconnu encore, pour le moment, rares sont ceux qui peuvent écouter et comprendre ce genre de parcours.

Les années ont passé, mes diverses tentatives d’auto-sauvetage restaient vaines, jusqu’à ce que je tombe sur une émission télévisée présentant l’association PMAnonyme. Il y avait d’autres personnes, comme moi, qui vivaient le même tourment intérieur, ô joie, douce première joie, je les ai rejoints pour partager et purger tous mes émois…

Chemin faisant, j’ai appris qu’il était possible de faire un test génétique, comme ça : on va sur Internet, on commande, on reçoit un kit, on crache dedans, on referme le tube et la boîte et hop, direction la poste pour apprendre environ 2 mois après quelques informations sur nous-mêmes, ou même découvrir un.e demi-frère.soeur ou même pourquoi pas, l’identité de mon ascendant paternel. Oui bon, ça, c’est dans les films, mais bon, si je suis logique : je veux chercher et aucune méthode légale ne me le permet, alors pourquoi pas, même si j’ai l’impression d’aller un peu trop loin dans le fantasme et de flirter avec la limite entre film et réalité… Eh bien bingo : une demi-sœur, on a trois mois d’écart et elle habite à côté de chez moi, quel choc de se reconnaître dans quelqu’un !!!!!!!!!

Une année passe et un samedi matin, nous voyons apparaître un « match » en commun, côté donneur donc, un très beau match : d’après le site, nous avons sûrement un couple d’arrière-grands-parents en commun, nous sommes proches de nos véritables origines. Après des jours de recherches, nous sommes parvenues à l’identifier, nous avons tenté plusieurs approches et avons réussi à le contacter.

Je ne trouve toujours pas les mots pour décrire cette tension intérieure, cette joie immense, cette crainte immense, cette détresse, cette honte et tout le self-control qu’on peut tenter de fournir parce que la vie continue, parce que rien n’est encore sûr et parce qu’il est possible de devoir essuyer encore un imprévu dévastateur, c’est hors du temps, on flotte au-dessus de tout et de tout le monde.

Nous avons reçu un message, puis le lendemain, il nous a appelées. Il était heureux ! Entrer son identité dans mon répertoire a été un moment de ma vie particulièrement délicieux, une véritable euphorie ! Il a voulu venir nous rencontrer dès que possible et nous nous sommes vus tous les trois deux semaines après.

A son tour il a souhaité réaliser un test génétique, comme pour profiter encore de cette bonne nouvelle, ce qu’il a fait le lendemain de notre rencontre car il m’en avait fait la demande par téléphone et je lui ai apporté le kit le jour de notre rencontre. Ma demi-sœur et moi partageons avec lui le même pourcentage d’ADN en commun : 49.3%, aucun doute, comme quoi, pour moins de cent euros, on peut changer notre vie.

Depuis, tout est comme avant et rien n’est comme avant, chacun respecte sa place, chacun respecte les autres, chacun vit sa vie en sachant qui sont les autres, et qu’ils sont là.

Le 4 décembre 2019, j’ai mes réponses… sept demie-soeurs biologiques

Le 4 décembre 2019, j’ai mes réponses… sept demie-soeurs biologiques

Je suis née d’une procréation médicalement assistée le 2 octobre 1980 à Toulouse et ce mercredi 4 décembre, je reçois ce message sur le site My heritage.

Bonjour Léa,

Je me permets de te contacter car d’après le site Myheritage, nous sommes demi-sœurs biologiques. Je sais que cette nouvelle va probablement bouleverser ta vie et je m’en excuse par avance. Tu es également la demi-sœur biologique de Clara (ma sœur), d’Aurélia Vidal, d’Axellet et d’Anna, Lara et  Carole. 

Nous avons toutes les sept comme point commun d’avoir été conçues par don de sperme dans un cabinet  de gynécologie à Toulouse car nos pères ont découvert qu’ils étaient stériles et c’était le seul moyen pour eux d’avoir un enfant. Nous sommes réparties sur quatre familles différentes à ce jour. 

Je l’ai appris tardivement à mes 22 ans, Aurélia à ses  25 ans, Axelle ses 15ans et Anna, Lara et Carole le savent depuis toujours. Au final, cette révélation n’a pas changé les liens que je possède avec ma famille paternelle. Mais, voulant en savoir plus sur mes origines, j’ai réalisé ce test ADN.

 Il y a donc plusieurs possibilités qui peuvent expliquer notre relation.Tu peux  être notamment la fille de notre donneur (surtout si tu as des origines d’Italie du sud) ou être née du même donneur que moi. Si tu es la fille de mon donneur, sache que je cherche uniquement à savoir d’où je viens. Je suis en quête de mes origines et non d’un père.

Je suis très émue de cette découverte et je serais évidemment enchantée de faire ta connaissance si tu le souhaites également. Je te remercie vivement par avance pour ta réponse et m’excuse encore d’avoir à t’apprendre cela de cette façon si c’est le cas.

 Barbara.

Nous sommes le mercredi 4 décembre 2019.
Il est 8h45, ma vie, à 39 ans, vient de basculer par une simple ouverture de boîte mail.
J’ai sept demi-sœurs biologiques.
Je viens de recevoir un message de Barbara quelques minutes seulement après avoir vu défiler le profil de sept magnifiques jeunes femmes toutes aussi brunes que moi.
Nous partageons une trentaine de segments en moyenne.
C’est ce que confirme le site web de généalogie en ligne auprès duquel j’ai fait parvenir, moins d’un mois avant, un échantillon de mon ADN  récolté par prélèvement de salive.

Qui suis-je ? D’où je viens ? Qui est mon père biologique ? Quelles sont mes origines ?
Des questions dont les réponses sont essentielles dans une vie pour grandir, se construire.
Ces questions je me les pose depuis l’âge de 13 ans, époque à laquelle j’ai appris que mon papa n’était pas mon papa.
Mes parents sont sur le point de se séparer.
Lors d’une énième scène de violences conjugales, ce soir d’août 1993, mon papa m’apprend qu’il n’est pas mon papa.
Je n’ai pas encore 13 ans, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive….
Un véritable séisme….qui fera que je sors de l’enfance…ce fameux soir d’août 1993.
Les années vont passer, je vais grandir, évoluer…
Animée par le désir de lutter contre les injustices, je vais débuter des études de droit en 1998.
Mon parcours m’amènera étonnamment à m’investir professionnellement dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
J’ai grandi, j’ai réussi ma vie mais je ne suis pas complète.
Il manque un morceau de ma vie.
Je vis avec ce manque de ne pas savoir d’où je viens.

Le dimanche 3 novembre 2019, 21h15, je découvre le témoignage de Nelly, née d’une PMA réalisée dans un cabinet de gynécologie privée.
Le témoignage de Nelly me bouleverse.
Le témoignage de Nelly, c’est le mien.
Je décide, enfin, de tenter de trouver une réponse à mes questions.
Je décide de me lancer dans cette opération de recherche génétique. 
Le vendredi 8 novembre 2019, jour des six ans de mon second fils, les deux petites pipettes porteuses de mon précieux ADN partent vers mes réponses, je l’espère de tout cœur à ce moment là…..

Le 4 décembre 2019, j’ai mes réponses…..sept demies-sœurs biologiques.
J’apprends à les connaître.
Elles sont une part de mon histoire.
Je me retrouve en elle et je leur dis MERCI.

Qui suis-je ?

J’aurai 29 ans cette année. J’ai appris à l’âge de 11 ans que j’avais été conçue avec l’aide d’un donneur anonyme, que mon père n’était pas mon géniteur, que mes cheveux ne venaient pas de ma grand-mère paternelle, que mes yeux ne venaient pas de mon père, qu’en définitive je ne ressemblais à personne. Ça a été le début d’une quête existentielle qui n’est pas près de se terminer. J’écris aujourd’hui ce témoignage pour les autres personnes conçues par don de gamètes qui peut-être pourront s’y identifier, pour les parents qui se demandent certainement ce qui se passe dans la tête de leur enfant. Peut-être pour mon donneur, comme une bouteille à la mer ?

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours senti que quelque chose « n’allait pas » sans pouvoir vraiment mettre de mot dessus. Enfant, je continuais régulièrement à demander à ma mère comment j’avais été conçue. Je crois que quelque part je me doutais bien qu’il y avait quelque chose avec cette histoire de « graine » qui clochait ou simplement un morceau qui manquait…

Je me souviens très bien comment je l’ai appris, ce genre de moment ne vous quitte pas. J’avais 11 ans, nous étions en vacances, c’était peu avant que mes parents ne divorcent. Mon père a décidé que c’était le bon moment pour me dévoiler le pot aux roses. J’ai pleuré, il m’a offert une glace en me disant ça va aller.

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Richard et Akram, au détour d’un test…

Je suis Richard… né en 1969.

Tout débute en mars 2019 quand des amis, à l’issue d’un test ADN récréatif réalisé via le site internet MyHeritage.com, nous révèlent leurs origines géographiques. Trouvant cette démarche intéressante, ma femme et moi décidons d’y recourir par curiosité.

Fin juin 2019, c’est dans un climat festif et familial que nous présentons pour mes 50 ans le document vidéo montrant nos origines géographiques à notre famille et nos amis.

Il est important de préciser que le second volet de ces tests ADN, qui permet d’établir des liens de parenté avec d’autres personnes inscrites sur le site internet en question, ne nous avait pas vraiment été exposé ou du moins nous l’avions certainement occulté…

C’est avec étonnement que la semaine suivante mon épouse reçut plusieurs mails indiquant des « matchs » avec différentes personnes. Un match en particulier retint son attention car la correspondance indiquait un taux important d’ADN commun avec mon test.

Étant absent toute la semaine, ce n’est que le vendredi suivant que ma femme m’informa de cette étonnante nouvelle.

Elle m’expliqua tout d’abord que le test récréatif que nous avions réalisé permettait d’être mis en relation avec des parents éloignés ayant en commun une correspondance ADN.

Dans son cas, de lointains cousins partageaient moins de 1% de son patrimoine génétique. Avant d’évoquer les mails me concernant, elle me demanda si je me rappelais du don de sperme qu’avait fait mon père il y a une quarantaine d’années. Je m’en souvenais. Nous savions tous les deux quand celui-ci avait eu lieu et dans quel contexte il avait été réalisé. Il n’y a jamais eu de secret à ce sujet.

Comprenant le rapport évident entre le don de mon père et ce test récréatif, je retins mon souffle, suspendu aux paroles de mon épouse…

D’un ton serein et apaisé, elle me révéla que mon test « matchait » avec plusieurs personnes à un faible taux ET avec UNE personne en particulier à hauteur de 26 %.

Ma femme venait de m’apprendre en quelques secondes l’existence d’un potentiel « demi-frère ».

L’émotion et la surprise laissèrent la place au doute. Était-ce une blague ? Quelle fiabilité pouvait-on accorder à ces tests ?

Depuis 42 ans, j’avais une unique sœur, et là on venait de m’informer par mail que j’avais également … « un demi-frère ».

Les images se mélangèrent dans ma tête. Je découvris alors le mail que cet inconnu avait écrit dans la semaine et qui avait été réceptionné et secrètement conservé par mon épouse.

La personne issue du don de mon père s’appelait Akram et recherchait depuis un an la moitié cachée de ses origines.

Le lendemain matin, j’appris à ma sœur la nouvelle, qu’elle accueillit avec surprise et émerveillement.

Très vite, la question fut de savoir comment nous allions annoncer à mon père que son don « anonyme » dans les années 70 ne l’était plus… Nous pensions qu’il était préférable que je rencontre Akram avant de pouvoir lui en parler.

Notre premier contact eut lieu le 9 juillet 2019 par téléphone. Je me revois encore composer le numéro, stressé, puis attendre fébrilement qu’Akram décroche…

Un peu timides, hésitants, nous ne savions pas trop comment engager la conversation. Finalement, chacun se laissant mutuellement le temps de s’exprimer, nous échangeâmes durant près de deux heures. Deux jours plus tard, nous fîmes physiquement connaissance.

C’est ainsi qu’un soir d’été en bord de Seine, je retrouvai un demi-frère dont l’existence m’était encore inconnue une semaine auparavant. Premier contact émouvant et très intense, première rencontre insolite, incroyable et chargée d’émotion. À plusieurs reprises, je me demandai si tout était réel. Nous passâmes près de quatre heures à nous ouvrir l’un à l’autre. Maintenant que j’en savais davantage sur Akram, ma sœur et moi pouvions envisager d’en parler à notre père.

C’est donc le samedi 20 juillet 2019 que ma sœur et moi annonçâmes à nos parents notre découverte !

Étonné, mais pas complètement surpris, notre père écouta ce récit avec attention. Ma mère resta sans voix et demanda quelques explications complémentaires. Tous les deux acceptèrent et comprirent avec beaucoup d’évidence la démarche d’Akram pour retrouver son donneur. Suite aux deux dons effectués par mon père dans les années 70, mes parents avaient conscience que quelque part, des couples avaient pu donner la vie, mais à aucun moment ils n’avaient envisagé un jour que cette vie, ces vies viendrai(en)t bousculer la leur. À cette époque, la certitude de l’anonymat était une condition qui était assurée au donneur. La démocratisation des tests ADN, le développement d’Internet ont totalement modifié ce postulat. Si cela semble aujourd’hui une évidence, rien ne pouvait annoncer ce bouleversement dans les années 70.

Par ce test récréatif, j’avais exposé au grand jour l’histoire de mon père et de ce fils biologique. Ce n’était évidemment pas dans mes intentions. Me serais-je lancé dans cette aventure si j’avais pris conscience de la portée de cet acte ? J’ai donc demandé à mon père s’il ne m’en voulait pas d’avoir permis de lever l’anonymat et d’établir ce lien. Sans détour, il me répondit par la négative et me confirma qu’il ne voyait aucun obstacle à rencontrer cette personne à la recherche de la moitié de ses racines. Curieux, intéressé, mon père me posa des questions sur Akram, son histoire, sa vie, son métier.

Après cet entretien, les semaines s’écoulèrent… Mon père ne parla plus de rencontre et mit de la distance avec les reportages sur la PMA. Ma mère, au contraire, montra un intérêt grandissant.

Je m’aperçus alors qu’en voulant protéger mon père et en jouant l’entremetteur, je l’avais peut-être dépossédé de son histoire. Fin septembre, je relatai à Akram mon ressenti sur la situation et lui suggérai d’écrire directement à son père biologique afin qu’ils se réapproprient leur propre histoire. Car si j’avais été à l’origine de tout cela, je n’étais pas pour autant le principal protagoniste de cette aventure.

Peu après Noël, mon père reçut une longue lettre d’Akram. Il lui répondit. Je ne connais pas la teneur de leurs échanges, je sais simplement que désormais mon père évoque de manière plus sereine une future rencontre.

De mon côté, je rencontre Akram et sa compagne régulièrement. Nous avons profité des vacances de fin d’année pour nous voir également chez moi avec ma sœur, mon épouse et mes enfants. Durant ce week-end, nous lui avons remis une copie du livret de famille de notre père. Akram a pu ainsi découvrir le volet de son arbre « génétique » dont il avait été privé depuis plus de quarante ans.

En attendant que la grande Rencontre ait lieu entre les deux principaux acteurs de ce fabuleux destin nous poursuivons avec Akram fraternellement et avec plaisir l’écriture de notre histoire, une histoire incroyable, inimaginable, une belle histoire…

Photo paysage montagne

J’ai retrouvé une famille biologique avec un test ADN.

Je m’appelle Nelly. À 30 ans, j’ai appris que mon père n’était pas mon père biologique.

Suite à cette nouvelle, ma vie a pris un nouveau tournant : j’ai déclenché une maladie auto-immune rare et une dépression très grave.

Une fois la maladie surmontée et la dépression guérie en novembre 2018 dernier, grâce à une émission de télé, je réalise que je ne suis pas la seule à être née d’un don de sperme anonyme.

Je prends contact avec l’association PMAnonyme car je souhaite faire un test ADN mais par où commencer ?  comment l’acheter ?  combien de temps ?  combien ça coûte ? que peut-il m’apporter ?  Beaucoup de questions auxquelles l’association m’aide à répondre.

Les résultats du test tombent 2 jours après mon anniversaire, le 7 décembre 2018 et, comme cadeau pour mes 34 ans, je découvre mon père biologique grâce au test ADN. Il ne m’aura fallu qu’un mois pour le retrouver.

Nous échangeons par mail et par téléphone.

En avril 2019, enfin, je le rencontre. Je peux enfin me regarder dans un miroir : je sais d’où je viens à 100 %. 

Une chance pour moi de l’avoir retrouvé !!!

Il ne m’a pas transmis que de l’ADN : notre ressemblance physique est impressionnante, nous avons beaucoup de points en commun et un lien très fort s’est créé entre nous.

La chose la plus surprenante dans cette histoire, c’est que son père et son grand-père aussi étaient donneurs de sperme.

Je matche donc avec des tantes et oncles biologiques et des grand-tantes et oncles biologiques.

Chaque mois qui passe, notre « famille de graine » s’agrandit avec de nouveaux matchs.

Nous organisons des rencontres dans toute la France et l’Europe.

Que du bonheur pour l’avenir…

Fanny, 27 ans : J’ai retrouvé mon donneur grâce à un test ADN

Tout est allé si vite pour moi. Nous sommes en avril 2019 lorsque j’apprends mon mode de conception par ma mère sur la plage. Je suis née d’un don de sperme avec un donneur anonyme. Je ne saurai jamais qui est cette personne car la loi l’interdit.

J’ai 26 ans et cette annonce me bouleverse terriblement. Les questions sont si nombreuses dans ma tête. A travers mes recherches internet, je prends connaissance des tests ADN qu’on achète sur internet et qui nous permettent de retrouver nos origines.

Je me dirige sur le site myheritage et j’en achète un en me disant que ça pourrait peut-être m’aider à répondre à mes questions mais sans grande conviction quant aux résultats.

Nous sommes le 11 mai et je réalise mon test ADN que j’envoie 2 jours plus tard par voie postale.

Le 21 juin, j’ai mes résultats, soit moins de 2 mois après avoir appris mon mode de conception.

J’ai une correspondance ADN avec un homme d’une cinquantaine d’années qui selon le site serait mon oncle.

Le contact est donc pris avec cet homme. A t’il des frères ? Est-il au courant d’un possible don de sperme dans sa fratrie ?

Il me répond rapidement, effectivement il a deux frères et après avoir pris contact avec ceux-ci, l’un d’eux a donné son sperme dans les années 90.

C’est lui, mon donneur, il aura été si simple de le retrouver. Quelques jours plus tard seulement, je reçois un mail de mon donneur, puis un autre. Il me raconte son parcours, ce qu’il aime dans la vie, pourquoi il a donné et bien sûr, le choc de cette découverte.

Nous avons échangé plusieurs fois par mail et nous devrions nous rencontrer dans les mois à venir.

Apprendre à connaître cette personne est une chance et toutes les personnes nées d’un don devraient également en avoir la possibilité.

Ces premiers échanges me confortent dans mon idée : on ne transmet pas juste des caractères physiques lorsqu’on transmet son ADN, il y a tellement plus en commun.

Aujourd’hui je me sens beaucoup mieux, le choc de la nouvelle est passé et j’aborde sereinement cette nouvelle relation qui va se construire sans savoir encore où cela va nous mener.