Valérie DEPADT-SEBAG

Valérie DEPADT-SEBAG

Valérie DEPADT-SEBAG Juriste, spécialisée sur les questions de droit posée par la bioéthique et co-auteure du rapport TERRA NOVA sur l’accès à la parenté
Valérie DEPADT-SEBAG
Juriste, spécialisée sur les questions de droit posée par la bioéthique et co-auteure du rapport TERRA NOVA sur l’accès à la parenté

« Dans la plupart des cas, aujourd’hui, un enfant est le fruit d’un projet parental. Il n’empêche que nous sommes aussi des êtres de chair, de sang et de gènes et ce qui manque à ces enfants, c’est la connaissance de la totalité de leur histoire. Je cite souvent le philosophe Paul Ricoeur et ce qu’il appelait « l’identité narrative » : pour reconstruire son récit, on a besoin d’en connaître le début et que ce début soit le plus complet possible. Alors savoir que l’on est né de X ou Y, mais ne pas pouvoir mettre un nom, un visage, ou tout au moins un profil, c’est frustrant. Ces enfants sont nés du projet parental, je suis d’accord, mais pas seulement. Ils sont nés aussi d’un matériau génétique et les gènes ne peuvent pas être comparés à n’importe quel don du corps humain parce qu’ils déterminent une partie de la personne, la couleur des cheveux, des yeux… »

Source : http://www.regards.fr/acces-payant/archives-web/faut-il-lever-l-anonymat-du-don-de,4611

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