Revue de presse (écrit)

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Fredo_L
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 6 déc. 2018 06:45

Lien de l’article : https://www.magicmaman.com/naissances-e ... 612383.asp
Titre : Naissances extraordinaires : une émission pour parler des enfants nés par la PMA
Date : 5 décembre 2018

L'émission de Faustine Bollaert du 6 décembre sera consacrée aux enfants nés grâce à la PMA et aux dons de gamètes. L'animatrice rencontrera des parents, des spécialistes, mais aussi deux amies qui se sont découvert demi-soeurs !
En France, 1 enfant sur 30 naît grâce à la PMA chaque année, ce qui représente 3,1% des naissances. Ça Commence Aujourd'hui consacrera demain, jeudi 6 décembre, un numéro spécial consacré aux enfants nés par des méthodes d'aide à la procréation. L'émission de Faustine Bollaert se concentrera spécialement sur les bébés nés grâce aux dons de sperme ou d'ovocytes, avec l'intervention de Sylvain Tassy, gynécologue obstétricien, et Florian Ferreri, psychiatre. L'animatrice interrogera aussi un couple qui a pu avoir un enfant grâce à cette technique, et des personnes qui sont nées de cette façon.

Naissances Extraordinaires : amies, elles se sont découvert demi-sœurs !
Parmi les personnes venues témoigner, deux amies un peu spéciales. Delphine, qui réside à Châlon-en-Champagne, et Cindy, qui vit à La Chaussée-sur-Marne, dans le département de la Marne (51), ont toutes les deux 35 ans. "J'ai rencontré Cindy dans une association réunissant des enfants issus de la PMA. Nous avons le même âge, nous habitons près l'une de l'autre, et c'est tout naturellement que nous devenues copines", raconte la première, dans un communiqué émis par France 2. Mais leur relation est en réalité bien plus profonde que cela : "Ce que nous avons découvert il y a [peu de temps] est impensable : en fait, nous sommes demi-sœurs, toutes les deux issues du même donneur de sperme !".

Les deux femmes raconteront leur expérience pour découvrir leurs origines. Elles se confieront sur cette découverte extraordinaire, qui les a bouleversées. "C'est particulier. On ne se connaît pas mais on a une part identique, j'ai très envie de tisser des liens avec elle. Et je sais qu'elle peut me comprendre", explique Cindy.

Naissances Extraordinaires : à la recherche des origines
Pour le moment, connaître l'identité d'un donneur de gamètes est très compliqué pour les enfants nés grâce à lui. S'il est possible que la révision de la loi bioéthique, prévue pour 2019, permette aux enfants de connaître l'identité du donneur une fois majeurs, avec l'accord de celui-ci, c'est pour l'instant un parcours du combattant. Pauline, 28 ans, qui réside à Paris, viendra en témoigner dans Ça Commence Aujourd'hui. "J'ai appris à 18 ans que j'étais née grâce à un don de sperme. Après de nombreuses années sans en parler, j'ai décidé, il y a un an, de crever l'abcès et d'en parler à mon père. Depuis, je multiplie les démarches pour retrouver le donneur. C'est une quête généalogique", raconte la jeune femme.

Naissances Extraordinaires : comment dire à son enfant qu'il est né grâce à un don de gamète ?
Un couple viendra aussi témoigner sur le plateau de Faustine Bollaert. Marie, 32 ans, et Franck, 46 ans, sont devenus parents grâce à un don de gamète. "Noé est notre bonheur et nous sommes ses parents, ça on en est sûrs, mais il y a une part d'inconnu dans la relation qui nous attend avec lui", raconte ces deux Nantais. Tous deux se sont demandés comment ils pourraient expliquer à leur fils la façon dont il a été conçu : "On a tenu un carnet de bord, pour qu'il puisse se rendre compte de toutes les étapes par lesquelles on est passé pour l'avoir et qu'il comprenne au mieux". S'ils font tout leur possible, ils regrettent malgré tout l'absence d'un accompagnement pour les guider : "N'était pas particulièrement aidés, nous ne savons pas si ce que nous faisons suffira".

Ça Commence Aujourd'hui, émission spéciale "Naissances extraordinaires", jeudi 6 décembre à 13h55 sur France 2
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

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Fredo_L
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 6 déc. 2018 22:36

L'Express
n°3518 du 5 décembre 2018

https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 50907.html
"Un test ADN m'a permis de trouver mon géniteur"

Gabrielle est née d'un don anonyme de gamètes. Elle a retrouvé son géniteur grâce à un test ADN acheté sur Internet.

Un éclairage tamisé, un chat qui s'étire, un mot doux sur le mur signé "Maman". Rien, chez Gabrielle*, ne trahit son cataclysme intérieur. Pourtant, à 28 ans, elle est en passe de retrouver l'homme qui, en donnant son sperme, a permis son existence. Et c'est un test ADN, acheté en trois clics sur Internet, qui a tout changé: "En une semaine, j'en ai appris plus sur mes origines qu'en vingt ans."

Gabrielle n'était pourtant jamais censée avoir accès à cette information. En France, comme dans beaucoup d'autres pays, les dons de gamètes sont réalisés sous le sceau de l'anonymat. Les individus qui en sont issus ignorent la provenance de 50 % de leur héritage génétique et sont tenus de l'accepter docilement. La règle pourrait néanmoins bientôt changer puisque, le 25 septembre dernier, le Comité consultatif national d'éthique s'est prononcé en faveur d'un accès à une liste de quelques traits caractéristiques du donneur - ou de la donneuse, dans le cas d'un don d'ovocytes -, tels que sa profession ou encore les raisons qui l'ont poussé à accomplir ce geste. Pas son nom.
"C'est une révolution"

"C'est une avancée pour les enfants à naître. Mais rien n'est prévu pour tous ceux déjà nés", regrette Magali Brès, de l'association PMAnonyme, qui milite pour "le droit aux origines". Légalement, ceux-là ne sont même pas autorisés à chercher leur donneur. Dans les faits, la rébellion est en marche.

Pour une centaine d'euros, il est donc désormais possible de faire réaliser des tests ADN sans quitter son salon, simplement en crachant dans un tube à essai. Des milliers de curieux ont tenté l'expérience, tout contents d'apprendre qu'ils avaient 15% de sang espagnol ou de lointaines origines scandinaves. Un succès exponentiel dont on n'a pas fini d'évaluer les conséquences.

"Il suffirait que 2% de la population fasse un test pour que l'on puisse retrouver n'importe qui, explique Magali Brès. On pourra bientôt identifier une mère ayant accouché sous X, un donneur de sperme, un enfant né d'un adultère il y a trois générations et même un meurtrier [NDLR : c'est arrivé aux Etats-Unis]. On peut s'en réjouir ou le déplorer. Ce qui est certain, c'est que c'est une révolution." Pour les enfants nés d'une insémination avec donneur (IAD), ces tests n'ont rien de récréatifs ; ils sont l'outil qui leur permettra peut-être d'enfin lever le voile sur leurs origines.
"L'important, c'est qu'on s'aime"

Gabrielle se remémore le jour où elle a appris qu'elle n'était pas la fille biologique de son père. Enfant unique, elle vit avec ses parents à Quimper, en Bretagne. "Quand j'avais 7 ans, ma mère m'a fait une annonce solennelle : 'Demain, j'aurai quelque chose d'important à te dire.'" Le jour suivant, la fillette se réveille à l'aube, excitée comme au matin de Noël. La légende dit que Gabrielle aurait affirmé avec aplomb : "D'accord, mais l'important, c'est qu'on s'aime." La jeune femme sourit : "C'est ce qu'elle m'a raconté, en tout cas ! Mais c'est vrai que je n'ai pas du tout été traumatisée. Au contraire, c'était la preuve que j'étais grande, qu'on pouvait me faire confiance."

Malheureusement, cette marque de confiance s'accompagne d'un fardeau : le poids du secret. "Mes parents m'ont demandé de n'en parler à personne." La recommandation a été si bien respectée qu'aujourd'hui encore, la famille de Gabrielle n'est pas au courant. C'est la raison pour laquelle elle a demandé à L'Express de changer son prénom et de s'abstenir de publier sa photo, histoire qu'aucun membre de sa famille n'apprenne la nouvelle dans la presse. "Moi, je serais favorable à parler haut et fort, parce que je considère qu'il n'y a aucune honte. Mais chaque chose en son temps."

Les années passent, Gabrielle ne pense plus à sa "création", comme elle dit. "Ça a changé vers 15 ans. J'ai fait une dépression, qui a agi comme un catalyseur. Avec ma mère, on a commencé à reparler de 'la manière dont je suis née'. C'était la formule consacrée, puisque les mots 'donneur' et 'PMA' n'étaient jamais prononcés. Elle souffrait de ne pas avoir de réponse à me donner."

Gabrielle tape quelques mots-clefs sur Internet, un peu au hasard. Elle s'inquiète de ne pas connaître ses antécédents médicaux. Serait-elle prédisposée au cancer ? Cette jaunisse qu'elle a développée juste après la naissance était-elle un signe d'une maladie en sommeil ? "J'effaçais toujours l'historique de mes recherches derrière moi. J'avais peur que mon père tombe dessus, qu'il s'imagine que je ne l'aimais plus." Elle culpabilise des questions qu'elle se pose : "A part le physique, que doit-on à nos gènes ? Avec mon père, nous partageons les mêmes valeurs. Il m'a transmis son humanité, l'idée qu'il faut aider les autres du mieux que l'on peut. Nous avons le même dégoût pour le mensonge et les choses cachées..." Elle marque une pause, prenant sans doute conscience du paradoxe.
"Beaucoup craignent de blesser leurs parents"

Devenue étudiante, elle met de côté le dossier "IAD", tout en ayant la certitude qu'elle devra un jour s'y confronter. Pour la première fois, elle brise son serment à ses parents et raconte son secret à son petit ami de l'époque. "Il n'a pas fait comme si ce n'était rien, mais il n'a pas exagéré la gravité de la nouvelle non plus. Ça m'a aidée à dédramatiser." En parallèle, Gabrielle découvre l'existence d'une association, PMAnonyme. "J'ai imprimé le bulletin d'adhésion au moins 20 fois sans jamais l'envoyer. A ce stade, j'étais simplement rassurée de savoir que l'asso existait, qu'il y avait d'autres personnes dans mon cas."

En France, les "IAD" seraient environ 70 000. Aucune étude ne dit combien, parmi eux, souhaiteraient connaître l'identité de leur donneur ou donneuse. En Angleterre et en Irlande, les statistiques estiment qu'ils seraient entre 50 et 70 % à vouloir savoir. Certainement plus, d'après Gabrielle. "Beaucoup craignent de blesser leurs parents. Surtout ceux qui apprennent brutalement, à l'âge adulte, qu'ils ont été conçus par don."

Gabrielle a beau avoir été informée très tôt des conditions de sa conception, pour elle aussi, la priorité est de préserver son père. "Chaque fois que j'évoquais la question, il se levait pour faire autre chose..." Jusqu'à l'hiver 2015. Installée à Paris, la jeune femme n'est qu'à moitié satisfaite de sa vie professionnelle ; elle décide de s'engager comme secouriste bénévole. Le soir du 13 novembre, elle est de garde chez les pompiers, à 500 mètres du Bataclan. "J'ai pris en charge les victimes qui arrivaient par dizaines, j'ai fait des garrots. Et j'ai vu beaucoup de morts..."

Après les attentats, Gabrielle est suivie par un psychologue. Quelques mois plus tard, elle trouve enfin l'occasion d'avoir une conversation avec son père : "S'il n'y avait pas eu le Bataclan, peut-être que je n'aurais jamais eu le cran de le faire. Il était de passage à Paris, nous avons dîné ensemble. Il a fallu une bouteille de rosé pour que la parole se libère. J'ai pu lui dire que je ne lui cherchais pas de remplaçant, qu'il serait toujours mon seul et unique père, que j'allais contacter l'association. C'est quelqu'un qui parle peu, mais il était ému. Il m'a dit de 'faire ce que j'avais besoin de faire', qu'il comprenait." En mars 2017, Gabrielle contacte enfin l'association PMAnonyme. C'est en discutant avec d'autres membres qu'elle entend parler des fameux tests ADN.
"Elizabeth est votre cousine au 1er degré"

"J'en ai fait un premier. Ça n'a rien donné." Gabrielle apprend tout de même qu'elle a au moins un quart de sang anglais. Mais ce qui l'intéresse, ce sont les "matchs", c'est-à-dire la liste de ceux qui partagent une partie de son patrimoine génétique. Toute personne qui se fait tester en découvre entre 900 et 1 000, mais, souvent, les pourcentages sont très faibles. "J'avais 0,69 % de gènes communs avec un Américain du nom de Steve. Pas assez pour remonter nos arbres généalogiques et essayer de trouver un ancêtre commun."

Gabrielle réalise un deuxième test d'une autre marque. Rien. Si ce n'est que, cette fois, le pourcentage de "sang anglais" monte à 46 %. Des camarades de l'association lui recommandent la patience. Chaque jour qui passe augmente ses chances, puisque de nouveaux individus se font tester en permanence. Noël, par exemple, est une période prometteuse, les tests ADN constituant un cadeau très à la mode. Finalement, Gabrielle n'a pas eu besoin d'attendre jusque-là.

"Le 25 octobre, je reçois un message qui m'apprend qu'il y a un nouveau match. Et là je lis : '13,7 % de gènes communs, Elizabeth est votre cousine au 1er degré.'" Tremblante, secouée de sanglots, Gabrielle téléphone à sa mère : "J'ai trouvé ma cousine germaine." Bouleversée, elle ne remarque pas tout de suite que l'Elizabeth en question lui a déjà envoyé un message. Elle vit en Grande-Bretagne, a 35 ans et s'amuse de leur ressemblance physique. Gabrielle rédige un mail à son tour, expliquant le motif de sa quête. De l'autre côté de la Manche, Elizabeth s'exclame : "Ça voudrait dire que l'un de mes oncles est ton donneur !" Elle promet de se renseigner.
"Qui sont ces gens pour moi ?"

Gabrielle ne peut pas attendre. Sur Facebook, elle se lance dans une enquête digne d'une série policière. Elle tape le nom de sa cousine anglaise, scrute toutes les photos, analyse les commentaires... "J'ai élaboré un arbre généalogique de leur famille avec ces indices." Mais, très vite, Elizabeth rappelle Gabrielle et lui livre une information capitale. Il y a quarante ans, son grand-père a disparu du jour au lendemain, quittant femme et enfants. Devenu adulte, l'un de ses fils - le père d'Elizabeth en l'occurrence - a engagé un détective privé pour retrouver sa trace. Remarié avec une Française, l'homme vit depuis quarante ans... en Bretagne, près de Quimper. Si l'hypothèse devait se confirmer, le père biologique de Gabrielle serait donc un vieil Anglais de 85 ans installé dans une ferme, à quelques encablures du lieu où elle est née il y a vingt-huit ans.

"Je suis tombée sur une famille adorable. Je communique avec Elizabeth [qui est donc, en fait, sa nièce], mais aussi avec son père [son demi-frère] -, celui qui a été abandonné petit. Il m'écrit : 'You are family now ! [Tu es de la famille, maintenant !]' Je suis à la fois contente et déconcertée. Qui sont ces gens pour moi ? Où dois-je les placer dans mon arbre généalogique ?"

N'imaginant néanmoins pas faire machine arrière, la jeune femme a prévu de se rendre en Angleterre durant ce mois de décembre ; Elizabeth et les siens seront là pour l'accueillir. Ils discuteront de la meilleure stratégie pour que le grand-père breton accepte cette rencontre que, bien sûr, il n'attend pas. D'ici là, Gabrielle essaie de trouver un nom à cette nouvelle "famille" qui a fait irruption dans sa vie. "J'ai pensé à 'la troisième branche', c'est pas mal, non ?"
Fichiers joints
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 9 déc. 2018 18:25

Lien de l’article : http://www.heteroclite.org/2018/11/don- ... avis-55693
Titre : Don de sperme et anonymat : notre avis
Date : 29 novembre 2018

Comme nos lectrices et lecteurs assidu·es le savent, (cf Hétéroclite #137), le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a rendu un avis récent dans lequel il se prononce en faveur de l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes non stériles, célibataires ou couples lesbiens. Le Comité s’est également dit favorable à la levée de l’anonymat des futurs donneurs de sperme, sous réserve que ces derniers donnent leur accord.


L’anonymat strict et total est prévu par notre droit depuis la loi de bioéthique de 1994 qui a posé le principe selon lequel donneur et receveur ne peuvent connaître leurs identités respectives.



Depuis plusieurs années, certaines voix (comme l’association PMAnonyme) s’élèvent pour demander la levée de l’anonymat, invoquant notamment le droit de connaître ses origines biologiques. Une des principales motivations est de pouvoir obtenir des informations médicales sur son géniteur. Ils considèrent aujourd’hui que ce droit au secret est dépassé, dans un monde où les tests ADN sont accessibles à toutes et tous sur Internet.



En réponse, les opposant·es à la levée de l’anonymat pointent le risque d’accentuer le phénomène déjà inquiétant de la baisse du nombre de donneurs. Et ce, à un moment où l’ouverture de la PMA pour toutes va créer un nombre de demandeuses plus important. Actuellement en France, environ 300 hommes font un don chaque année alors que presque 3 000 personnes sont en demande.



La levée partielle créerait des inégalités
Face à ce débat, le CCNE ménage la chèvre et le chou, suggérant un traitement au cas par cas selon la bonne volonté des futurs donneurs?: levée possible de l’anonymat mais uniquement avec leur accord. Cette solution paraît totalement inadaptée en ce qu’elle crée des inégalités injustifiables entre les enfants. Le hasard du don fera que certain·es, s’ils ou elles le souhaitent, pourront avoir accès à leurs origines biologiques, alors que d’autres en seront privé·es.



Il est indispensable qu’une seule et même règle s’applique pour toutes et tous, et ce en vertu du principe constitutionnel d’égalité. À cet égard, la solution hybride proposée par le CCNE semble irréalisable, et les débats parlementaires qui s’ouvriront début 2019 devront trancher de façon franche et totale cette question?: doit-on rendre possible la levée de l’anonymat, et ce dans l’intégralité des cas??
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 20 déc. 2018 11:58

Lien de l’article : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/11 ... rocreation
Titre : Les bébés des annonces classées
Date : 19 décembre 2018


Isabelle, fin trentaine, voulait avoir un enfant avant de ne plus être en âge de procréer. Grâce à un donneur trouvé sur Internet dans les petites annonces, elle donne naissance à un garçon, ce qui la remplit de joie. Mais depuis, après avoir compris que son donneur était possiblement le père de nombreux enfants, elle craint une situation à la Starbuck.

Un texte de Pascal Robidas

Cette découverte, c’est bien par hasard qu’elle l’a faite.

Peu après la naissance de son enfant, Isabelle, un nom fictif que nous avons choisi pour protéger l’identité de son enfant, s’inscrit sur plusieurs forums de discussion, dont certains sur Facebook, pour tenter de savoir si son enfant avait des demi-frères ou des demi-sœurs.

Or, grâce à des messages échangés avec d'autres femmes ayant aussi reçu un don de sperme grâce aux petites annonces, elle soupçonne aujourd'hui que son donneur pourrait être le géniteur d'une trentaine d'enfants, rien que dans le grand Montréal.

Ébranlée, Isabelle s’est donc résolue à briser le silence pour que les politiciens prennent conscience de l'importance de ce marché parallèle qui s'est créé en contravention avec la loi fédérale sur la procréation assistée.
Loin d'être la seule

En regardant les annonces sur le site Internet sur lequel Isabelle a déniché son donneur, on se rend compte qu’elle est loin d’être la seule dans sa situation.

Seulement dans les dernières semaines, des dizaines de femmes ont placé une annonce pour trouver, elles aussi, un donneur de sperme.

Voici quelques extraits en rafale :

Jeune professionnelle de 34 ans cherche donneur de sperme pour mener à terme mon rêve de maternité [...] Disponible pour méthode artisanale seulement
Méré, 26 novembre 2018

Des annonces qui viennent de partout au Québec.

Bonjour, je suis de Sherbrooke et je cherche un donneur artisanal sérieux. Il doit être disponible le 1-2 décembre.
2mamans, 19 novembre 2018

De Shawinigan, en Mauricie...

Je suis une femme de 33 ans avec une jeune ado de 14 ans et j'aimerais bien finaliser ma famille, mais me cherche pas d'homme qui s'impliquera.
Aline, 6 novembre 2018

Jusqu'en Gaspésie...

Je cherche un donneur de sperme qui vit dans mon coin de pays [...] Je cherche un donneur qui pourrait ressembler un peu à mon copain.
Jojo89, 21 juillet 2018
Isabelle
Fin trentaine, célibataire, revenus modestes, Isabelle s'est tournée vers un inconnu qui offrait son sperme sur Internet afin de tomber enceinte. Photo : Radio-Canada

Et une fois le donneur trouvé, tout est d’une désarmante simplicité.

Pour Isabelle, il n'aura fallu qu'une preuve récente d'absence d’infection transmise sexuellement et quelques rencontres pour qu'elle accepte le don de sperme du géniteur de son garçon, un homme dans la mi-vingtaine, remis dans un petit pot.

Joint par Radio-Canada, ce dernier a refusé nos demandes d'entrevue.
Pourquoi pas les cliniques de fertilité au privé?

Le recours aux petites annonces n’est bien sûr pas la seule avenue existante pour les femmes souhaitant procréer. Les cliniques de fertilité existent et elles sont nombreuses. Mais elles ne plaisent pas à toutes.

Mélodie, une amie d'Isabelle, s’est tournée vers les petites annonces après avoir d’abord emprunté la voie légale.

Seulement, elle a détesté son expérience en clinique privée où une dizaine de femmes attendent dans des cabines que le médecin vienne les inséminer. Un acte qui dure une quarantaine de secondes, qui lui a donné l'impression d'être du bétail.

Les coûts ont aussi contribué à sa décision. C'est que l'insémination assistée en clinique de fertilité n'est pas totalement gratuite.

« L'acte en tant que tel, ça ne coûte rien et c'est couvert par la RAMQ. La paillette [l’échantillon] en tant que telle, ça peut varier de 700 $ à 900 $ la fois », et encore, poursuit-elle, puisque pour bien des gens « ça ne fonctionne pas du premier coup : si on fait le calcul on est rendu à s'hypothéquer une maison ».

L’histoire de leur amitié, en passant, n’est pas banale : Mélodie a en effet connu Isabelle après avoir été approchée sur Internet par le même géniteur.
Inquiétudes dans le monde médical

Dès 2010, Santé Canada avait connaissance des dons de sperme sur Internet. L’agence avait d’ailleurs mis en garde par deux fois les futures mères des risques pour la santé.

Mais il demeure qu’aucune loi, jusqu’ici, n’est venue réglementer le nombre de dons de sperme pour un même géniteur, ce que souhaitent Mélodie et Isabelle.

Ce flou qui persiste dans la loi ouvre la porte à des donneurs à grande échelle, comme dans le cas d’Isabelle, un enjeu qui avait inspiré à Martin Petit et Ken Scott le scénario du film Starbuck, sorti en 2011, et dont le personnage principal était le géniteur de 533 enfants.

Mélodie et Isabelle s’inquiètent des risques éventuels de consanguinité que pourrait entraîner la multiplication de ces enfants nés de mêmes géniteurs, d’où l’intérêt d’en finir avec l’anonymat des géniteurs.

« C'est surtout ce côté-là, côté maladie, côté éthique, côté moral... C'est particulier », indique Mélodie.
Emmanuelle Marceau, spécialiste en bioéthique et en éthique de la recherche à l'École de santé publique de l'Université de Montréal
Emmanuelle Marceau, spécialiste en bioéthique et en éthique de la recherche à l'École de santé publique de l'Université de Montréal Photo : Radio-Canada

Emmanuelle Marceau, experte en droit et éthique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM), affirme que les revendications exprimées par ces femmes méritent un débat parlementaire.

La spécialiste en éthique croit donc que la création d'un comité mixte au fédéral pour débattre de cet enjeu serait appropriée.

Surtout que la distribution de sperme sur Internet, apparue il y a une dizaine d'années, ne semble pas en voie de disparaître.

« Le droit tarde souvent à encadrer des réalités sociales qui évoluent très rapidement », indique la juriste de formation.

Toutefois, il ne sera pas simple de trancher dans ce débat. Au fil du temps, la loi sur la procréation assistée de 2004, qui est soumise d'ailleurs à la Charte des droits et libertés au Canada, a navigué de compromis en compromis pour faire appliquer des règles.

On a fait le choix, présentement dans notre société, de préserver l'anonymat des donneurs. Mais d'un autre côté, pour le droit des mères et pour les enfants à naître, c'est le droit à l'information, à la transparence. Et là, dans le cas des dons multiples, ça peut avoir des répercussions sur l'enfant à naître, ne serait-ce qu'au niveau du bagage génétique.
Dr Emmanuelle Marceau, experte en droit et éthique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM)

Santé Canada réagit aux revendications

La loi sur la procréation assistée prévoyait la mise sur pied d’une agence canadienne de contrôle de la procréation assistée, chargée de recueillir, d’analyser et de gérer des renseignements médicaux.

Répertorier les donneurs aurait pu se retrouver dans ses attributions.

L’agence n’a cependant pu voir le jour, la Cour suprême du Canada ayant statué, en 2010, que Santé Canada n’avait pas le pouvoir de créer un registre de donneurs, puisqu’elle empiéterait ainsi sur les compétences des provinces.

Santé Canada tient actuellement des consultations publiques pour renforcer cette loi.

Cependant, la question de l’anonymat du donneur de sperme et du droit à savoir des enfants à naître ne sont pas inclus dans le projet réglementaire.
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » mar. 25 déc. 2018 20:31

Lien de l’article : http://m.leparisien.fr/societe/don-anon ... 975398.php
Titre : Don anonyme de gamètes : deux demi-sœurs réunies grâce à un test ADN
Date : 23 décembre 2018

Deux Marnaises, Delphine et Cindy, ont découvert qu’elles étaient demi-sœurs. Elles habitent à 20 km l’une de l’autre et sont issues du même don de sperme. Elles témoignent de leur parcours.
Une assiette de sablés et des mugs sont disposés sur la table basse. Delphine, notre hôte, arbore un large sourire. Tout au fond de la pièce, les ampoules d’un sapin de Noël clignotent par intermittence. C’est ici que Delphine H. et Cindy C. ont choisi de nous raconter leur histoire. Même avec des talons, Delphine ne parvient pas à combler les 17 cm qui la séparent de Cindy. Elles s’installent dans de larges fauteuils bleus en velours ras et plaisantent : « Pas étonnant qu’on soit demi-sœur. Vous savez, on est toutes les deux têtes en l’air ! »

« Demi » ou « Half ». Elles tiennent à l’un ou l’autre de ces termes. « On n’est pas sœurs. Parfois les gens oublient le demi, pour aller plus vite… » concède Delphine. Mais non, justement, elles veulent prendre le temps avec les phrases et les moments qu’elle partage depuis ce fameux 10 octobre 2018.

Ce jour-là, Cindy ouvre son espace personnel sur le site d’un labo américain de tests ADN. Six semaines plus tôt, elle a craché dans une éprouvette pour en savoir plus sur ses origines. « J’ai cliqué et j’ai vu le nom de Delphine. J’avais 26,1 % d’ADN en commun avec elle. Ce fut un bouleversement comparable au jour où j’ai appris l’origine de ma conception par IAD (NDLR : insémination artificielle avec donneur). »

Pour Delphine, le choc aussi a été violent, même si elle avait fait connaissance avec Cindy quelques semaines plus tôt grâce à leur adhésion commune à PMAnonyme, une association qui lutte pour que soit reconnu le droit d’accès à des informations sur le donneur ou la donneuse. « Au départ, j’ai contacté l’association pour trouver des personnes qui me comprennent et qui partagent les mêmes interrogations », confie Cindy. Quant à Delphine, sa quête était beaucoup plus précise : « Je voulais trouver mon donneur. J’avais ce besoin de savoir ce que j’avais reçu de lui. Quand j’ai appris la vérité sur ma naissance, c’était une bombe. Et grâce à Cindy, elle s’est désamorcée. »

Le droit de savoir
Les deux jeunes Marnaises sont nées en 1983, l’une en avril, l’autre en juin. Et elles apprennent à se connaître à leur rythme. Noël et Nouvel an : elles n’osent pas les évoquer ou formuler une invitation. « On s’enverra un message, c’est sûr. Mais on ne veut pas se mettre la pression. Notre relation est indescriptible : ce n’est ni une amie, ni une sœur. Elle est juste hyper importante pour moi », lâche Cindy, un sanglot dans la voix. Leurs enfants et leurs maris respectifs se sont déjà rencontrés pour des pique-niques ou des soirées improvisées.

« Notre histoire est la preuve qu’il faut y croire ! s’exclame Delphine. Je veux encourager les autres à prendre les choses en main. » En relatant leur histoire, elles veulent aussi alerter l’opinion sur le droit d’accès aux origines. « Ce ne sont pas des cellules sanguines qui sont données. On crée des personnes qui vont se poser des questions. On est les enfants du secret et il faut que ça cesse. Personne n’a le droit de décider pour nous ! » martèle encore notre hôte.

Les tests ADN disponibles en ligne ont déjà ouvert une brèche dans l’anonymat du don. Les deux trentenaires comptent bien en profiter pour retrouver l’identité de leur géniteur. « Avec un peu de chance et de patience, ça devrait bientôt arriver », souffle l’une d’elles.
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » mer. 26 déc. 2018 10:00

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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 27 déc. 2018 08:39

Lien de l’article : http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe ... _pro.phtml
Titre : Tests ADN sous le sapin : un cadeau empoisonné ?
Date : 26 décembre 2018

Washington, le mercredi 26 décembre 2018 - Les tests ADN de généalogie génétique sont l’objet d’un véritable engouement aux États-Unis* et les ventes ont doublé ce Noël par rapport à l'an passé.

Ainsi, grâce à ce succès grandissant, la quasi-intégralité de la population américaine aurait désormais au minimum un cousin au troisième degré dont l’ADN serait fiché sur un de ces sites.

Le secteur « connaît en effet une croissance exponentielle depuis 2017 », explique, à l’Agence France Presse, Heather Zierhut, professeur assistant en génétique à l'université du Minnesota. Pour les fêtes de fin d’année, la petite dizaine d'entreprises actuellement sur le marché redoublent d'offres promotionnelles et d'efforts marketing, à grand renfort de belles histoires de retrouvailles, comme celle d'une femme de 69 ans qui, grâce à un test reçu pour Noël, a retrouvé sa mère biologique et connu un Happy end à l’américaine.
« Pas toujours le meilleur cadeau »
Ces résultats peuvent aussi être très inattendus, voire troublants, en particulier le jour de Noël où il n’est pas toujours aisé d’apprendre en plein repas de famille que l’on est le fils du facteur ou que l’on est prédisposé à développer un cancer du sein (une option « santé » est en effet disponible).

Les débats éthiques s’intensifient aussi notamment sur la question de la protection de ces données sensibles, le respect du secret médical auquel ne se soumettent pas ces entreprises ou encore la remise en cause de l’anonymat du don de gamètes.

« Les tests ADN ne sont pas toujours le meilleur cadeau », remarque Maarten Larmuseau, chercheur en généalogie génétique en Belgique. « Les résultats peuvent être décevants et varier d’un test à l’autre. Et les participants sont rarement conscients du fait que des résultats inattendus ou sensibles (…) Je reçois souvent des e-mails ou des appels de personnes ayant découvert que leur père n'est pas leur père biologique, ou qu'ils ont un demi-frère », témoigne-t-il. Elles reçoivent « ces résultats bouleversants et souvent traumatisants sans aucune aide psychologique », regrette le chercheur, qui dénonce aussi la possibilité de tester des mineurs.
Un descendant d’esclaves venu d’Angleterre
Mais la plupart du temps ces tests n’ont heureusement pour conséquence que quelques découvertes inoffensives sur ses origines.

Ainsi, Flora Bertrand, une américaine de 40 ans, raconte qu’elle a offert à son mari l’un de ces kits pour une petite centaine de dollars. Il consiste en un coffret contenant un tube en plastique permettant le recueil d’un échantillon de salive. Environ un mois plus tard, les résultats sont disponibles en ligne, sur un espace personnel où est présentée une carte du monde indiquant les régions d’où proviennent vos ancêtres.

Le mari de Flora, originaire de Trinité-et-Tobago ne pouvait «faire remonter ses origines que sur quelques générations », à cause d’ascendants victimes du commerce d’esclaves. « Le plus gros choc », dit cette habitante de New York, a été de découvrir un fort pourcentage de racines européennes : 18 % britanniques et 1 % irlandaises.

Peut-être est-il raisonnable d’en rester à la boîte de chocolats et autres présents traditionnels de Noel !
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 30 déc. 2018 08:50

Lien de l’article : https://www.rts.ch/info/suisse/10098985 ... -2019.html
Titre : Tour d'horizon de ce qui va changer en Suisse en 2019
Date : 29 décembre 2018

Dès le 1er janvier, les enfants nés d’un don de sperme pourront plus facilement faire connaissance avec leurs pères biologiques. Ceux qui en feront la demande recevront l’information par simple courrier postal. Cette simplification coïncide avec l’arrivée à la majorité des enfants nés en 2001, date de l’abolition en Suisse de l’anonymat des dons de sperme.
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » ven. 4 janv. 2019 16:17

Lien de l’article : https://www.7sur7.be/7s7/fr/1523/null/a ... null.dhtml
Titre : Elle rencontre son compagnon douze ans après avoir mis son enfant au monde
Date : 4 janvier 2019

Jessica Share n'aurait jamais imaginé tomber amoureuse de son donneur de sperme anonyme des années après la naissance de sa fille.

En 2005, alors qu'elle était en couple avec une femme, Jessica Share a donné naissance à sa première fille, Alice, grâce au sperme d'un donneur anonyme. Dix-huit mois plus tard, le couple a utilisé le même donneur pour leur second enfant. "Nous avions convenu que je porterais le premier bébé parce qu'à l'époque, je rédigeais une thèse de doctorat à la maison. Dans la mesure du possible, nous avons essayé de choisir un donneur qui ressemblait à ma femme. Nous voulions quelqu'un avec une taille normale et des cheveux bruns ondulés. S'il avait étudié la littérature et aimait le sport, c'était un bonus".

Finalement, Jessica et son épouse ont choisi un chauffeur de taxi passionné par l'écriture et la musique. "Pour le reste, nous ne savions pas grand-chose de lui. Nous n'avions pas vu de photo".

Séparation brutale
Quelques années plus tard, alors que les deux petites filles du couple étaient âgées de 1 et 3 ans, l'ex de Jessica a mis fin à leur relation. Alice et sa soeur allaient voir leur deuxième maman le week-end. "Mais quand Alice a eu dix ans, mon ex a rompu tout contact avec elle. Et elle n'a jamais voulu me rendre notre deuxième fille. Cette situation n'a pas changé depuis".

Test ADN
Suite à cette terrible séparation, la petite fille a commencé à se poser beaucoup de questions sur ses origines. Voulant à tout prix connaître son patrimoine génétique, elle a demandé un test ADN pour Noël à sa grand-mère. Les résultats ont alors révélé qu'elle était la fille d'un certain Aaron Long et qu'elle avait un demi-frère prénommé Bryce.

Après avoir écumé les réseaux sociaux, Jessica est parvenue à trouver le profil d'un Aaron Long vivant à Seattle et dont les photos ressemblaient étrangement à ses filles. "Il n'y avait aucun doute (...) Je lui ai envoyé un court message via la plateforme de don de sperme qui disait en gros: 'Salut Aaron, j'ai deux filles qui correspondent à votre profil. Si vous voulez échanger des photos de famille, n'hésitez pas'".

Jessica a également contacté le demi-frère de sa fille. "Bryce avait déjà retrouvé la trace de Madi, une jeune fille de 19 ans elle aussi conçue grâce au sperme d'Aaron".

Rencontre
Quelques mois plus tard, Aaron, Bryce, Madi, Jessica et Alice ont finalement décidé de se rencontrer. Et c'est là que Jessica est tombée amoureuse du père biologique de ses filles. "Il y a des années, je l'ai sélectionné dans un catalogue de donneurs de sperme et maintenant, je me sens attirée par lui".

En 2017, la maman et sa fille ont emménagé avec Aaron. Ils habitent aujourd'hui avec son autre fille, Madi, et passent souvent des moments avec ses autres enfants biologiques. Au total, Aaron estime avoir 67 enfants à travers les États-Unis. Et Jessica se dit prête à "tous les accueillir" dans sa vie.




Lien de l’article : http://www.genethique.org/fr/elle-renco ... C-Gg2lCcmp
Titre : Elle rencontre son copain 12 ans après avoir donné naissance à sa fille
Date : 3 janvier 2019

Lorsqu’elle était plus jeune, Jessica Share, habite dans les Midwest américain. Mariée quelques années avec une femme, elle achète avec elle le sperme d’un donneur anonyme, choisi pour ses caractéristiques et ses goûts personnels. Les deux femmes ont chacune porté une fille, née d’une insémination artificielle à partir du sperme du même père génétique. Les deux femmes s’amusaient souvent à identifier les points communs entre les deux sœurs, hérités, à priori, de leur père commun. L’une des deux femmes est partie, sans donner de nouvelles, avec la plus jeune des deux sœurs. Jessica Share s’est alors retrouvée seule avec sa fille Alice.

A 11 ans, très affectée par l’absence de sa sœur, Alice demande en cadeau de Noël un test ADN. L’ancienne compagne de Jessica était très hostile à une éventuelle rencontre avec le donneur, considérant que c’était l’amour parental qui constituait exclusivement la famille, mais Alice a pu juger par la suite que la famille n’était pas « forgée par le seul rôle parental » : celui-ci n’avait pas suffi à garder ensemble les deux femmes et les deux sœurs. C’est ce qui l’a poussée à partir à la recherche de sa famille génétique.

Quand la réponse du test ADN est arrivée, elle était très claire : « Aaron Long : 50%. Père. Bryce Gallo : 25%. Demi-frère ». Avec son nom et les quelques indices qui lui avaient été fournis lors du don, Jessica retrouve rapidement le père de sa fille, qui se montre très réceptif. De même son demi-frère Bryce, et d’autres enfants d’Aaron Long rencontrés par la suite. « Certains sont l'image crachée d'Alice, explique la mère. D'autres ressemblent à ma plus jeune fille. Ils ne ressemblent pas tous à Aaron, mais ils se ressemblent indéniablement ». Un vrai lien se tisse entre toutes ces personnes, comme si elles se sentaient naturellement faites pour vivre ensemble. « L'ADN est devenu beaucoup plus important qu'il ne l'était lorsque j'ai choisi pour la première fois un donneur dans un catalogue », confesse Jessica Share.

Après plusieurs années de rencontres fréquentes, considérant ces personnes comme la famille de sa fille, Jessica a choisi de les faire entrer dans la sienne : « Lorsque des hétérosexuels se rencontrent et se marient, ils se regardent souvent avec amour et pensent qu’il serait merveilleux d’avoir des petites personnes à leur ressemblance. Moi je vivais déjà avec ces petites personnes depuis dix ans. J'ai passé mon premier rendez-vous avec Aaron à lui raconter leur vie. Je le connaissais déjà et je savais qu'il ressemblait à mes filles que j'aime plus que quiconque au monde. Il faisait déjà partie de la famille d’une certaine façon. » Jessica explique même que les qualités qu’elle aime aujourd’hui chez Aaron sont aussi celles qui l’avait fait choisir ce donneur parmi d’autres, il y a plusieurs années. Elle vit désormais chez Aaron avec Alice, et plusieurs enfants génétiques d’Aaron sont venus habiter avec eux, conscients d’appartenir à une même famille.
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Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » lun. 7 janv. 2019 19:16

Lien de l’article : http://www.leblogtvnews.com/2019/01/un- ... sante.html
Titre : Un numéro spécial des Maternelles avec Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé.
Date : 7 janvier 2019

Mardi 15 janvier, à 9h20 sur France 5, Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé: sera sur le plateau de La Maison des Maternelles pour une émission spéciale. Elle répondra en direct à toutes les questions de l’équipe et des téléspectateurs.

Au sommaire :

- Bilan de l’obligation vaccinale à J+1 an.

- Rapport sur l’attribution des places en crèches pour davantage de transparence. Quelle sera la suite?

- Préservatif remboursé : une avancée, mais quid du grand nombre de pilules qui ne sont toujours pas remboursées…?

- Comment accouche-t-on aujourd'hui en France ? A la suite de la fermeture des petites maternités, les grosses structures sont débordées, sans moyens pour faire face à cette situation. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avec à sa tête Israël Nisand (Professeur de gynécologie-obstétrique à l'université de Strasbourg, spécialiste en procréation médicalement assistée) tire la sonnette d’alarme.

- Le projet de loi PMA pour toutes sera bientôt présenté en Conseil des ministres mais ne sera pas examiné à l'Assemblée nationale avant mai-juin 2019. La procédure sera-t-elle remboursée par la sécurité sociale ? La demande des couples de femmes ou des femmes célibataires va générer un « besoin » de dons de sperme. Comment convaincre les hommes de donner sans rémunération ? Le Comité d’éthique s’est prononcé en faveur de la levée de l’anonymat des donneurs en vertu d’un droit à l’accès aux origines. Cette disposition ne va-t-elle pas freiner les dons ? Par ailleurs, la congélation des ovocytes pour convenance personnelle va-t-elle être autorisée ? L’émission partira à la rencontre d’une femme née d'un don de sperme, en quête de son géniteur.

- Qu'en est-il des avancées concernant la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger ?
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