Revue de presse (écrit)

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 7 juin 2018 18:24

Petites affiches
Gazette du Palais, le quotidien juridique
31 mai 2018, n°109

Page 6 : Pierre Jouannet, Procréation par don de gamètes et accès aux origines
Fichiers joints
LPA-2018-05-31-109.pdf
(1.33 Mio) Téléchargé 3 fois
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 7 juin 2018 19:33

Le compte rendu de la rencontre à Rouen.

Aspect psychologique dans le parcours du don de gamètes et la problématique de l’anonymat.

La prise en charge psychologique est fondamentale dans le parcours du don de gamètes. Tant pour le donneur qui doit être conscient de la symbolique que porte un don de gamètes, à savoir qu’il donne des gamètes, autrement dit, des cellules biologiques transmettant son patrimoine génétique et certes la possibilité pour d’autres d’accéder à la parentalité, mais non des enfants en tant que tel.
Cette prise en charge psychologique est également importante pour le couple receveur qui doit être au fait avec les notions suivantes :
- l’acceptation de l’infertilité ;
- la différence entre le « père » biologique, qui est celui qui permet la procréation et les parents qui sont à l’origine de l’engendrement et qui sont donc à l’origine du projet de parentalité ;
- la différence entre secret sur le mode de conception et anonymat du donneur pouvant impacter de façon certaine l’épanouissement de l’enfant au sein de la famille.
Elle l’est enfin pour l’enfant né d’un tel don : ainsi, quels sont les impacts provoqués par le secret de son mode de conception et de l’anonymat du donneur dans sa construction personnelle ?

Afin de saisir l’impact de l’anonymat, deux membres d’associations sont intervenus lors de la journée organisée à Rouen le 29 mars 2018 :
- Une membre de l’association ADDED a particulièrement soutenu l’importance de la levée du secret, le plus tôt possible et d’un accompagnement des familles par l’intermédiaire de groupe de parole par exemple. Ceci devrait être renforcé par la transposition et l’intégration de cette démarche du cadre associatif vers le parcours médical au sein des CECOS. Elle s’est également positionnée, à titre personnel, contre la levée de l’anonymat : selon elle, il est important de travailler en amont sur le « deuil » de la stérilité ainsi que sur la place des parents porteurs du projet de procréation par rapport au donneur. De plus, elle a souligné l’importance de l’éducation des parents dans la construction de la personnalité de l’enfant, non strictement définie par les gènes du donneur biologique. La levée d’anonymat pourrait, de son point de vue, amplifier l’attitude secrète des parents vis-à-vis du mode de procréation de leur enfant : d’où la nécessité de trouver un équilibre entre secret et anonymat. De plus, cette potentielle levée d’anonymat marquerait d’avantage la stigmatisation des enfants nés de don dans la société et amplifierait les inégalités entre eux. La difficulté à dire les « choses » de la part des parents doit être prise en relation avec la difficulté du parcours de prise en charge et aboutissement du processus.
- Puis un membre de l’association PMA (Procréation Médicalement Anonyme), s’est positionné en faveur de la levée de l’anonymat. Ses arguments étaient tout d’abord la mise en avant de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme avec le droit de connaître son origine. Puis, il a souligné qu’aujourd’hui, avec l’évolution de la science et de la technologie, complétée d’une « volonté immense », il est possible de retrouver son origine biologique malgré l’encadrement législatif français, mais que dans ce cas les individus manquent de soutien. Il a lui-même souligné l’importance de son histoire personnelle dans son positionnement, à savoir le fait qu’il soit porteur d’une maladie génétique héréditaire et qu’il ait eu à faire face à la perte d’un enfant pour cette même raison.

Ces considérations ayant été prises en compte, le débat a porté sur la nature de l’anonymat et sur les caractéristiques nouvelles que pourrait prendre celui-ci. Plusieurs arguments en faveur de la levée d’anonymat ont été évoqué tel que :
- la volonté de respecter les Droits de l’Homme, avec une attention particulière portée sur les deux points suivants : le droit de la connaissance de ses origines (en particulier en référence à l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme) et le droit à l’identité ; les origines identitaires ont à la fois une notion biologique, génétique mais aussi culturelle et sociale ;
- la volonté de redonner une place plus importante à l’humain dans le parcours de prise en charge du don de gamète ;
- la volonté de donner la possibilité de connaître son patrimoine génétique ou des données médicales sur le donneur.

Or, comment rendre obligatoire la levée de l’anonymat en respectant le droit à la vie privée de chacun ? Qu’impliquerait pour chacun des protagonistes une telle levée d’anonymat ? Ne serait-elle pas source d’inégalité entre les enfants qui souhaiteraient rencontrer le donneur de gamètes ? Peut-on imposer aux donneurs de telles rencontres ? Sachant qu’un même don peut donner naissance à plusieurs enfants, quelles conséquences pour les familles et quel statut pour les donneurs ?

De plus, si le secret de l’identité du donneur est aboli, plusieurs conséquences sont à évaluer. Premièrement, une crainte (peut-être non justifiée, mais qui mériterait des études approfondies avant de décider) sur la chute du nombre de donneurs. Il a été évoqué par certains qu’aux Pays Bas ou en Angleterre, le nombre de donneurs aurait chuté suite à la levée d’anonymat. A contrario une évolution pourrait attirer d’autres types de donneurs. Deuxièmement, la chute du nombre de demandeurs. Les parents ayant recours au don pourraient éprouver (si le don n’était plus anonyme) un sentiment d’insécurité, d’instabilité dans leur rôle, d’un manque de reconnaissance, de légitimité vis-à-vis du donneur biologique. Ils ne souhaiteraient pas faire intervenir le donneur dans leur équilibre, stabilité familiale. Ici, encore, s’illustre bien l’importance de définir la place de chacun dans l’acte du don. Ici également s’illustre le fait qu’en France nous manquons d’études et de travaux pour éclairer ces choix. Il pourrait apparaitre étonnant que des décisions puissent se prendre en regard de volontés individuelles et non majoritaires, de lobbying, ne tenant pas compte de tous les intérêts et acteurs en présence et ne reposant pas sur des études (enquêtes, sociologie, etc.). Il n’est pas question de remettre en cause le désir de compréhension de certains individus nés de don à la recherche de leur origine biologique. Cette démarche est réalisée dans le but de savoir qui sont réellement ces donneurs afin de pouvoir se construire, se définir grâce à une réalité. Cette situation illustre l’importance de la connaissance et complémentarité à la fois de son origine biologique, culturelle et sociétale pour la construction d’une personne. Mais une réponse positive à cette demande solutionnerait-elle cette quête de sens ?

Une alternative proposée a été celle de la transmission de données non-identifiantes du donneur au(x) receveur(s) : telles que les données médicales en cas, par exemple, d’apparition de problèmes de santé particulier. Reste entière, dans cette perspective, la question de l’identité du ou des receveurs de ces données : Si ceux-ci sont les futurs parents n’y aurait-il pas un risque de vouloir « sélectionner » le donneur ? S’il s’agit des enfants à partir de quand auront-ils accès à ces informations ? Qui devra les informer ? Les parents ou les médecins ? N’y a-t-il pas un risque de ne plus respecter le secret médical de chacun en obligeant les donneurs à transmettre des informations personnelles ?
Il a été souligné en parallèle que rendre obligatoire la levée de l’anonymat ou du même celle du secret, en l’inscrivant par exemple sur un registre, ou comme cela fut proposé sur l’état civil, serait en fait discriminant pour les enfants nés par don et ne respecterait pas non plus le droit à la vie privée car la plupart des difficultés que les familles fondées sur un don de gamètes rencontrent n’ont pas comme origine leur constitution-même mais sont provoquées par la stigmatisation sociale et le regard que la société porte sur elles.

Il est apparu que cette question d’un registre est plus complexe qu’il n’apparait. Durant les débats, il a été souligné qu’un tel registre pourrait être utilisé de différentes manières et avoir différentes finalités qu’il convient de discuter. La levée de l’anonymat n’est pas la seule demande de la part des personnes nées de don, voire n’apparait pas forcément comme la plus importante. Une autre demande concerne l’accès aux données de santé sur le donneur. Il convient donc de bien distinguer, d’une part l’accès à des données concernant le donneur et d’autre part la levée de l’anonymat. Des questions majeures se posent alors et nécessitent des réflexions approfondies avant de décider et de faire des choix qui touchent à des éléments de liberté et de démocratie. Tout d’abord, concernant les données de santé, un registre pourrait être consulté uniquement par des équipes médicales ou d’autre(s) instance(s) de régulation en lien avec la personne née de don. L’accès pourrait être réservé uniquement à des données dès lors qu’elles pourraient être utiles à la prise en charge médicale de la personne issu du don (par exemples : antécédents familiaux ou personnels relevant de données essentielles dans de nombreuses pratiques médicales, données génétiques dans certaines pathologies qui pourraient se révéler des années après le don ; données sur le risque de consanguinité en cas de projet de vie en couple chez deux adultes issus de don et qui se posent la question de savoir s’ils sont issus ou non du même donneur). Dans ce contexte, l’anonymat en tant que tel n’est pas remis en cause. Mais faudrait-il alors introduire une contrainte (ou obligation) pour les donneurs : qu’ils s’engagent à alimenter ce registre au fil de leurs vies ; tout au long de leurs existences, après le don, pour permettre une mise à jour de ces données de santé à chaque évènement majeur qui viendrait à survenir et qui pourrait avoir une incidence pour les personnes issues du don. On voit là naître une obligation complexe, peut-être contraire à la liberté individuelle de dire ou de ne pas dire, et posant une question majeure en terme de secret médical. Quelle responsabilité pourrait alors porter un donneur qui ne révèlerait pas des données de santé, qui surviendraient des années après le don et qui pourraient être importantes pour les personnes issues du don ? La question de l’alimentation du registre en continu par des informations cliniques devra-t-elle être considérée comme un devoir vis-à-vis l’enfant né de ce don ? Une alternative pourrait être, dans le cadre de l’évolution du dossier médical partagé, de concevoir d’une part un consentement spécifique du donneur et d’autre part une procédure d’alimentation automatisée d’un registre national chargé de l’anonymisation et de la transmission des informations pertinentes aux donneurs. Mais ce consentement qui serait un préalable à une telle transmission serait-il définitif ou révocable ? Le droit nous répond qu’il ne peut qu’être révocable, comme tout consentement ; ce qui pose la question de la pression morale sur le donneur et de sa protection juridique. À travers ce dispositif se poserait la question du degré d’information concernant le donneur, accessible par la personne issue du don. Il conviendrait alors de déterminer quelles informations peuvent avoir un intérêt direct pour la personne. On peut imaginer la complexité d’établir des critères ou une liste d’informations requises ; mais aussi les questions de responsabilité sous-jacentes. Par effet conséquentialiste, certains dans le débat pointent alors la question de savoir, pourquoi, lors de l’accueil des donneurs, on ne réalise pas une analyse biologique génétique des maladies les plus courantes, voire du génome ? Certains soulignent que ceci simplifierait les choses et éviterait la lourdeur de gestion d’un registre. Certains pointent la responsabilité de l’équipe médicale dans le non usage des techniques de séquençage du génome ou autres techniques scientifiques pour détourner la transmission de pathologies génétiques. Ce fait pourra de facto et par ricochet remettre en question le mode de sélection actuel des donneurs. Il faut alors s’interroger pour savoir jusqu’où il faudra à l’avenir aller en terme d’analyse génétique de ces derniers, remettant en question la pratique actuelle d’un choix des donneurs qui ne s’accompagne pas d’une analyse du génome, mais uniquement d’éléments cliniques et familiaux permettant d’exclure des risques repérables et décelables par le seul entretien avec le donneur (rechercher des pathologies potentielles existantes, des prédispositions génétiques). Enfin le dispositif de registre engendrera aussi la question de la durée de conservation des données. Les données devraient-elles être conservées uniquement le temps de la vie du donneur, ou au-delà en post-mortem le temps de la vie des personnes issues du don, ou au-delà encore pour la descendance ? Il y a là posés tous les éléments pour penser une éthique de la traçabilité à travers la mise en place d’un tel registre.

Une idée particulièrement retenue lors de ces conférences-débats reste l’importance de travailler sur la levée du secret au sein des familles et non pas seulement sur la levée de l’anonymat. En effet, l’impact d’un secret aussi important au sein d’une famille peut être désastreux tant parce qu’il peut se révéler extrêmement lourd à porter pour les parents, mais aussi pour l’ensemble des proches, que par l’effet destructeur d’une divulgation trop tardive (ou au contraire trop prématurée) ou accidentelle d’un tel secret. La mise en place d’accompagnent des familles sur ces problématiques semblent donc plus que nécessaire.
Fichiers joints
8639298852c257893931885f0ba7b43dffc9e75d.pdf
(456.01 Kio) Téléchargé 2 fois
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » ven. 8 juin 2018 05:30

Lien : http://www.parents.fr/actualites/etre-p ... yme-326433
Date : 7 juin 2018
Titre : Le don de gamètes bientôt plus anonyme ?

Le Comité consultatif national d’éthique, qui vient de rendre son rapport suite aux Etats généraux de la bioéthique, pose la question de savoir s’il faut continuer à cacher leur origine aux enfants nés par aide à la procréation médicale.

Les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS) ont été créés en 1973. Depuis leur création, ce sont 70 000 enfants qui sont nés grâce à un don de sperme. Comme le don de sang, le don de sperme est gratuit et anonyme. Mais les choses pourraient changer pour plusieurs raisons : n’est-il pas normal qu’un enfant souhaite savoir d’où il vient, sachant qu’aujourd’hui, on peut faire réaliser des tests ADN à l’étranger. Connaître ses origines est aussi le moyen d’éviter, plus tard, en se mettant en couple, d’éviter tout risque de consanguinité.

Qu’est-ce qui serait dévoilé ?

Cette levée éventuelle de l’anonymat pour les donneurs de sperme reste toute relative. Ce qui est proposé, c’est qu’un enfant né d’un don de sperme puisse, à sa majorité, connaître l’origine territoriale du donneur, son âge, le nombre de dons qu’il a fait, et pourquoi l’a-t-il fait. En aucun cas il ne pourra connaître son nom.

D’ici septembre, le Comité consultatif national d’éthique rendre un avis qui sera étudié au moment de la révision de la future Loi de bioéthique, d’ici la fin de l’année.
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 10 juin 2018 16:23

Lien : https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... nymat.html
Date : 10 juin 2018
Titre : Enfants nés de dons : faut-il lever l'anonymat ?

Les enfants issus de dons ont-ils le droit d'accéder à leurs origines ? Cette question qui touche à l'intime revient sur le devant de l'actualité, en plein débat sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Un projet de révision des lois de bioéthique qui abordera aussi la fin de vie et les cellules-souches, doit être déposé l'an prochain.

Si l'élargissement de la PMA est décidé, les demandes et donc les besoins en stocks de gamètes pourraient doubler, selon certains professionnels du secteur. À l'heure actuelle, chaque année, 1 250 enfants naissent, en moyenne, en France de dons de gamètes, en très grande majorité des spermatozoïdes, mais aussi des ovocytes et (de rares) embryons. À l'arrivée de ces techniques de procréation médicalement assistée en 1973, le principe du don anonyme et gratuit a été retenu. À l'époque, les raisons avancées étaient de protéger le futur père «social», l'équilibre familial et d'assurer des stocks de gamètes suffisants. Ce principe a été inscrit pour la première fois dans la loi de bioéthique de 1994, déjà amendée plusieurs fois depuis. Mais ces dernières années, des enfants nés de dons qui souhaitent retrouver leurs origines se mobilisent. Leur voix est portée par l'association PMAnonymes, dont le président est Toulousain. Au moins 200 membres réclament d'une façon ou d'une autre une évolution de la législation.

Partage des infos «non identifiantes»

Fait nouveau, la fédération des centres d'études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), où sont réalisés les PMA et qui soutenait un strict anonymat depuis toujours, vient d'assouplir sa position. «Il faut avancer, on ne peut plus rester dans le statu quo, ni dans des positions extrêmes, estime sa présidente Nathalie Rives. Il faut mettre en place une certaine tolérance entre tous les points de vue pour avancer sans brutalité.» «Nous souhaitons voir évoluer les conditions d'accès à certaines données non identifiantes, comme les motivations du donneur ou de la donneuse, sa catégorie professionnelle, pourquoi pas ses hobbies, mais surtout ses données médicales qui seraient obligatoires», ajoute-t-elle. La fédération entend ainsi préserver l'anonymat du donneur tout en «humanisant l'acte de don». Mais elle propose aussi de créer un registre national des donneurs confidentiel, centralisé et confié à une structure indépendante. L'objectif, améliorer le suivi des dons, notamment la limite de 10 naissances possibles par donneur et permettre, si l'anonymat est levé un jour, de pouvoir s'y préparer. L'ensemble des acteurs a pu s'exprimer sur le sujet lors des États généraux de la bioéthique l'an dernier. «Quelles que soient les opinions sur le bien-fondé d'une ouverture de l'Assistance médicale à la procréation (aux couples lesbiens et femmes seules, ndlr), un consensus existe sur le fait de ne pas cacher aux enfants l'histoire de leur conception, et sur la distinction entre un donneur et un «père», relève le comité consultatif national d'éthique (CCNE) dans sa synthèse, publiée mardi. En revanche, le débat persiste quant aux informations qui pourraient être dévoilées et leurs modalités d'accès.» Les enfants ont-ils un droit à connaître leurs origines ? Le traumatisme de la stérilité doit-il être atténué par cet anonymat ? Le CCNE devra trancher, dans un avis très attendu, qu'il rendra à l'automne. Un document dont s'inspirera le gouvernement pour son futur projet de loi de bioéthique, attendu en 2019.
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 10 juin 2018 16:40

Lien : https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... gines.html
Date : 10 juin 2018
Titre : Protéger le père stérile ou favoriser l'accès aux origines ?

«L'anonymat a une fonction essentielle»

Professeur Louis Bujan, chef du pôle Femme-mère-couple du CHU de Toulouse

Vous défendez le maintien de l'anonymat du don. Pourquoi ?

L'anonymat a une fonction. Il faut remonter à l'origine de la question, celle de la stérilité. Dans le système français depuis 1973, c'était un moyen de sortir le don de la clandestinité et de permettre la circulation des gamètes en toute liberté. Mais surtout, l'anonymat va protéger le père, car il va pouvoir se mettre dans la conceptualisation psychique de son enfant sans qu'un tiers s'immisce dans la famille et le couple. La stérilité, c'est un traumatisme terrible pour l'homme. (…) Il construira sa paternité d'autant plus facilement ainsi et pourra protéger l'enfant des perturbations. Si le père a trouvé sa place, il n'y a pas de raison que l'enfant cherche le donneur car c'est inscrit dans son schéma familial.

Certains enfants éprouvent pourtant bien ce besoin de connaître leurs origines.

Mais qu'est-ce que l'origine ? C'est la vraie question. L'origine de l'enfant est psychique dans ce type de procréation. Les gènes sont là, mais qu'est-ce qu'un gène ? L'enfant est toujours différent de ses parents, car il y a un brassage génétique. Sur le plan biologique, c'est comme si vous aviez un champ de blé. L'ADN, c'est le blé et suivant l'orientation du vent (la vie, l'environnement, l'entourage), il va y avoir un destin différent. On peut imaginer que sur les 70 000 enfants nés en France de cette façon, pour la majorité, les choses se passent très bien et les enfants le savent depuis le début. (…) Une grande partie des personnes qui recherchent le donneur l'ont appris très tard, à des moments difficiles. On travaille désormais beaucoup sur le fait que les couples doivent le dire très tôt à l'enfant, dès 2-3 ans.

Quelles conséquences entraînerait un changement de la loi ?

Pour les enfants déjà conçus, il faudrait l'accord du donneur. Imaginez que dans une famille, trois enfants conçus par dons d'hommes différents, ce qui est fréquent, font la demande et que l'un sait et l'autre non ? Moyen comme histoire. Pour les futurs donneurs, attention. La majorité qui vient, 75 % sont pour l'anonymat, au moins 65 % disent qu'ils ne le feraient pas sans. Cela posera un problème de recrutement. 80 % des couples nous disent que sans anonymat, ils ne seraient pas sûrs d'aller au bout.

«Pour nous, c'est une injustice»

Vincent bres, président de l'association PMAnonymes, basée à Toulouse

Concrètement, comment voulez-vous lever l'anonymat ?

Certes, l'anonymat a une fonction, mais ça ne serait pas quelque chose de public avant la majorité de l'enfant, comme dans tous les pays européens. On demande qu'il ne soit pas absolu ni irréversible. Pour le futur, nous voulons qu'un enfant majeur puisse décider d'accéder à l'identité de son donneur. Pour le passé, on voudrait pouvoir demander au donneur s'il accepterait de donner des informations. Sans rétroactivité donc. Nous avons beaucoup de donneurs dans l'association qui disent : «Quand j'ai eu 60-70 ans, j'ai eu des petits-enfants et j'ai vu la vie différemment.» Je pense que c'est techniquement possible, même si ça ne garantirait pas que tous les demandeurs obtiendraient une réponse.

Pour vous, ce changement correspond à l'évolution de la société française ?

Oui, aujourd'hui les gens sont en recherche de transparence, d'équité, de droits supplémentaires. L'organisation du système est totalement dépassée et archaïque. Nous soutenons la revendication de la fédération des Cecos de créer un vrai service national, qui fasse la médiation et dise au donneur : «Quelqu'un s'intéresse à vous, que voulez-vous lui répondre ?»

La montée en puissance des tests ADN par internet fragilise déjà l'anonymat des donneurs…

Des médecins sont persuadés que non, mais certains enfants nés de dons ont déjà trouvé leur donneur. Au-delà du débat qui peut-être mené, l'anonymat n'est plus garanti. Je ne suis pas certains qu'on dise aujourd'hui aux donneurs que l'évolution des technologies fait qu'on les retrouvera. On agite un spectre en disant : «Si on lève l'anonymat, ça va faire péter les familles, les donneurs vont se sentir angoissés, les enfants vont devenir fous car leur identité sera floue.» Mais pour soutenir ces positions, aucune étude n'est jamais citée. Pour nous, c'est une injustice. Des informations qui nous concernent, pour lesquelles on ne nous a pas demandé notre avis, ont été mises sous clef. Alors que l'irruption du biologique dans nos vies n'est pas si anodine. S'inscrire dans une histoire d'hérédité, ce n'est pas si neutre que ça. Nous trouvons qu'il est très paternaliste de décréter que ça n'a aucun intérêt. C'est très intime, chacun en fait ce qu'il veut.
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 10 juin 2018 16:41

Lien : https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... -pere.html
Date : 10 juin 2018
Titre : Un donneur témoigne : «Je ne voudrais pas qu'on vienne me dire : Tu es mon père»

Donner son sperme pour aider des couples stériles. La décision de Guillaume ne date que de six mois. Cet habitant de Pau, âgé de 38 ans, avait déjà deux enfants. Souhaitant utiliser une contraception masculine, il a décidé de subir une vasectomie. Une intervention irréversible, encore très rare chez les hommes en France (0,8 % selon les Nations unies). «Dans le cadre de cette démarche, mon urologue m'avait parlé de l'autoconservation de sperme et m'avait conseillé de me renseigner concernant le don», explique-t-il.En clair, congeler ses spermatozoïdes au cas où il changerait d'avis avec le temps. «Parfois, c'est la femme qui bloque, mais moi, c'est plutôt elle qui m'a encouragé. Elle trouvait que c'était une démarche de solidarité vis-à-vis des couples qui rencontraient des difficultés. On a eu la chance d'avoir des enfants très facilement, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. J'y ai réfléchi et je me suis dit que je voulais offrir cette chance à d'autres familles.»

Sans anonymat, il ne l'aurait jamais fait

Donneur de sang régulier, il s'est lancé dans un autre type de don, beaucoup plus intime cette fois-ci. Guillaume s'est donc rendu au Cecos de Toulouse, où l'ensemble de la procédure et son cadre juridique lui ont été expliqués. Au total, il est venu cinq fois en trois mois pour y subir des analyses sur la qualité de son sperme, des entretiens psychologiques et faire ses dons. «S'il n'y avait pas eu de protection du donneur et d'anonymat, jamais je ne l'aurais fait. Pour moi, c'était la condition essentielle, sans négociation possible.» Dans son esprit, c'est très clair : «Ce ne seront pas mes enfants. Je ne le vis pas du tout comme le prolongement de moi-même. À partir du moment où on a fait le don, la démarche s'arrête là. Ils vont grandir avec leur père et à aucun moment je n'interviens.» Il ajoute : «Je ne veux pas avoir un jour des enfants qui me disent, tu es mon père. Cela génère des situations pas faciles à gérer, en fonction de l'histoire familiale qu'ils ont pu vivre.» De leur côté, Guillaume et sa femme ont voulu jouer très vite la transparence avec leurs enfants de 3 et 5 ans, à qui ils ont expliqué son geste altruiste. Comprend-il la démarche entreprise par certains enfants issus de dons pour retrouver leur géniteur ? «J'aurais plutôt tendance à leur dire de trouver des réponses en eux-mêmes et dans leurs propres familles et de ne pas aller croiser les données sur internet car il doit y avoir un respect mutuel.» Pour autant, il ne se dit pas fermé si un jour, l'un des enfants qui sera issu de son don de sperme toque à sa porte. «J'aurais tendance à adopter une démarche plutôt positive, car les choses sont très claires pour moi et leur apporter des réponses, mais je n'y suis pas spécialement favorable.» Serait-il prêt à dévoiler certaines informations non-identifiantes sur lui, comme le propose la fédération des Cecos ? «Si l'enfant ressent le besoin d'avoir des informations pour comprendre sa conception, pourquoi pas, ça demande réflexion, mais j'ai peu confiance dans l'utilisation de ces données. C'est un premier pas qui peut, à mon avis, mettre en danger l'anonymat.» Humaniser le don et le donneur ? Il est sceptique. «Bon, je ne suis pas à la place d'un enfant né comme ça, mais ça va changer quoi pour lui de savoir si j'aime le rugby ou le foot, si je suis ingénieur, médecin ou ramasseur de poubelles ? Ça n'est pas ça l'important…» Mais sur les motivations du don, il se montre plus compréhensif. «Après, si ça peut les aider à comprendre certaines choses et que le donneur peut laisser une petite lettre pour expliquer sa motivation à donner, pourquoi pas.»
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » dim. 10 juin 2018 18:13

Lien : https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... soeur.html
Date : 10 juin 2018
Titre : Quand l'ADN livre la vérité : «Comment j'ai retrouvé ma demi-sœur»

Une coïncidence incroyable, marquée du sceau du secret. Cassandre* et Lisa* ont été conçues dans des familles différentes mais par don de sperme du même homme à Toulouse, à six ans d'écart dans les années 1980. Aujourd'hui, l'une vit dans la Ville rose, l'autre dans le Gers. Il y a deux semaines encore, elles ne se connaissaient pas. C'est par des tests ADN, vendus sur Internet mais interdits en France, qu'elles ont pu se trouver. «On était toutes les deux tellement heureuses, raconte Cassandre. On a un peu repris notre destin en main. Elle fera toujours partie de ma vie maintenant.»

Une révélation tardive d'un secret de famille

Cette grande joie arrive après des années troubles, marquées par le poids du secret. L'une et l'autre ont, en effet, appris à l'âge adulte la vérité sur leur conception. Cassandre, longs cheveux d'un noir profond et grands yeux noisette, avait déjà 22 ans. «J'avais des doutes depuis l'adolescence car mon physique de brune ne collait pas du tout avec le contexte familial.» Après avoir entendu des témoignages d'enfants issus de dons dans les médias, elle a finalement posé la question à ses parents en 2010. Après un premier mensonge, sa mère a fini par craquer et lui livrer la vérité. «Et là, on te dit ton père n'est pas ton père, comme dans un film. J'étais déçue, car ça n'aurait rien changé pour moi. Au contraire, j'aurais encore plus aimé mon père car j'étais infernale à l'adolescence et le pauvre, il m'a supportée !» Son frère et sa sœur, eux aussi issus d'un don, mais peut-être pas du même donneur, sont mis au parfum.

Bien que compréhensive et toujours dans le dialogue avec ses parents, Cassandre mettra bien deux à trois ans pour digérer cette histoire. Ses parents, son père surtout, ont encore beaucoup de mal à en parler aujourd'hui. La jeune femme est déterminée à découvrir ses origines et l'identité de son père biologique. Six mois après l'annonce, elle commençait des tests ADN, réalisés aux États-Unis. Elle apprend qu'elle a des origines paternelles dans le sud de l'Italie, autour de Naples. Ces tests permettent, pour seulement une centaine d'euros, de comparer le code génétique sur des banques de données, alimentées par des millions de personnes dans le monde. Et ainsi, retrouver des descendants, souvent lointains, d'ancêtres communs. Au début, rien de concluant ne ressort et elle laisse tomber. Mais un événement tragique relance sa quête : l'attentat de Nice du 14 juillet 2016. «J'étais sur la promenade des Anglais et heureusement je n'ai rien eu. Mais je me suis dit que si j'étais morte, mon donneur aurait pu voir ma photo et ne jamais savoir que j'étais sa fille biologique. Là, je me suis dit, il n'est pas rien pour moi.»

29 % d'ADN en commun

À l'aide de plusieurs tests, de contacts avec ses très lointains cousins identifiés, elle reconstruit son arbre généalogique. L'an dernier, elle rejoint l'association PMAnonymes, qui compte une dizaine de membres actifs à Toulouse. C'est là que deux destins s'entremêlent. Lisa est, elle aussi, issue d'un de sperme dans la Ville rose et recherche son père biologique. «J'assurais l'accueil de l'association, je l'ai ajoutée sur Facebook et je lui ai dit, tu ne trouves pas qu'on se ressemble ?», raconte Cassandre. Forme des sourcils, du visage, du nez, couleur des cheveux : sur les photos, les similitudes sont frappantes. Et si elles avaient le même père ? «Il y a une espèce d'alchimie entre nous, c'est dingue. Lisa y croyait à fond. Moi j'essayais de me refréner un peu.» Jusqu'au jour où Lisa fait elle aussi un test et l'incroyable nouvelle tombe : 29 % de patrimoine génétique en commun. Lisa, fille unique, se découvre une demi-sœur. Un test d'une autre société viendra confirmer la nouvelle. Ont-elles d'autres demi-sœurs ou frères dans la région ? C'est très possible.

C'est donc désormais ensemble que les deux femmes cherchent leur géniteur. «Pour savoir qui c'est, à quoi il ressemble, connaître l'histoire de notre famille, pourquoi ils ont émigré d'Italie vers la France et le rencontrer», détaille Cassandre. Lisa disposait d'une information supplémentaire, le donneur était apparemment, à l'époque, un étudiant en médecine.

«S'il ne veut pas nous rencontrer, on sera très déçues, mais on n'ira pas planter la tente devant chez lui, plaisante-t-elle. Je ne veux pas d'un autre papa, ni d'héritage ou de pension alimentaire, de toute façon, c'est impossible.» Elle réclame aujourd'hui un changement de la loi. «Certains s'en fichent de savoir, mais d'autres non. Il faut changer la loi pour qu'à 18 ans, on ait le choix et qu'il n'y ait plus cette blessure.»

*Les prénoms ont été modifiés

-----------------------

«Une pièce du puzzle me manque»

«Je savais que quelque chose était bizarre, raconte Lydie Claverie, Albigeoise de 43 ans. Ils se sont mariés tôt et ne m'ont eu qu'à 27 ans. J'avais posé quelques questions, mais jamais eu beaucoup de détails…» En 2010, une remarque étrange d'un oncle sur son père lui met la puce à l'oreille. Avec sa sœur, elles questionnent leur maman. La vérité tombe : elles sont issues de dons de sperme anonymes. L'une à Paris, l'autre à Nancy. En rupture familiale avec son père pour d'autres raisons, cette révélation n'a pas changé grand-chose à leur relation. Mais elle dialogue beaucoup avec sa mère sur la question.

Comme une «moitié perdue»

«Je ne leur en ai jamais voulu. Il n'y avait pas de recul à l'époque et les médecins avaient dit de garder le secret.» Mais elle ressent le besoin de découvrir qui est son père génétique. Pour connaître ses antécédents médicaux, mais surtout renouer avec cette «moitié perdue». «Je vais très bien dans la vie, mais il me manque une pièce du puzzle.» Ses tests ADN font remonter ses origines en France et au Royaume-Uni. Au sein de l'association PMAnonyme, elle a rencontré des donneurs souhaitant connaître leurs enfants génétiques. «Si tout le monde est d'accord, pourquoi l'empêcher ?» Aux médecins qui assurent que cette quête est vaine, elle répond : «On voit bien que chez les enfants adoptés, il peut y avoir une recherche, alors pourquoi pas nous ?»
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » mer. 13 juin 2018 16:06

Thèse de 2006
Auteur : Stéphanie PROUST-VERMELLE
Sujet : Don d'ovocytes en France et lois de bioéthique : limites, contradictions et interrogations.

Extrait de la page page 73.
"Deux parents, pas un de plus", c'est une des valeurs affirmées dans le rapport du conseil d'état en 1988.

Extrait de la page 74.
Depuis longtemps déjà, la possibilité d'un don d'ovocytes non-anonyme est discutée. En effet, la mise en place du principe d'anonymat semble avoir conduit à une raréfaction des dons d'ovocyte. Le traitement et le prélèvement sont des processus lourds pour la donneuse; aussi les femmes n'acceptent-elles généralement d'entreprendre cette opération qu'au bénéfice d'une proche. D'ailleurs, dans son avis n°90, le CCNE reconnaît "la forte demande de dons non anonymes, restants dans les limites du groupe familial".

Extrait de la page 84 et 85.
Dans l'enquête de David, concernant 830 couples ayant bénéficié d'une IAD, et interrogés sur le secret, ainsi que d'une revue de la littérature, 10% seulement ont l'intention de révéler l'IAD à l'enfant. [75]
Et la littérature est concordante, le pourcentage de couples désirant garder le secret par rapport à l'enfant est élevé (de 60 à 89%). [76,77]
L'enquête de Manuel, montre que la plupart des indécis finira par opter pour le maintien du secret.[76] Dans une étude européenne, seuls 8,2% [78] des familles avaient informé l'enfant qu'il était conçu par IAD.
Fichiers joints
these Stephanie proust vermelle.pdf
(568.03 Kio) Téléchargé 2 fois
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » mer. 13 juin 2018 21:01

Lien : http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... -homme.php
Date : 13 juin 2018
Titre : Accès aux origines: le coup de pression de la Cour européenne des droits de l'homme

INFO LE FIGARO - Avant la révision de la loi de bioéthique, elle demande au gouvernement ses intentions sur l'anonymat des donneurs.

Les enfants nés d'un don de gamètes anonyme vont-ils pouvoir accéder à leurs origines? La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) vient de s'inviter dans ce débat qui va animer la prochaine révision de la loi de bioéthique.

Le 5 juin, les juges de Strasbourg ont transmis une requête au gouvernement français pour connaître ses intentions sur l'anonymat des donneurs de gamètes dans le cadre de la révision de la loi, en discussion début 2019 à l'Assemblée nationale. Ils attendent une réponse avant le 5 octobre. Pour l'instant, il s'agit d'un débat contradictoire qui ne préjuge pas de la condamnation possible de la France. Mais ce coup de ...
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Avatar du membre
Fredo_L
Donneur
Messages : 850
Enregistré le : mar. 15 déc. 2015 11:18
Localisation : Paris

Re: Revue de presse (écrit)

Message par Fredo_L » jeu. 14 juin 2018 10:38

Lien : http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... onymat.php
Date : 13 juin 2018
Titre : PMA : « Les enfants nés d'un don ne veulent plus être les enfants de l'anonymat »

NTERVIEW- Valérie Depadt est maître de conférences à l'université Paris 13. Elle est aussi conseillère de l'Espace éthique d'Île-de-France.

LE FIGARO.- La France pourrait-elle être condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) si elle n'ouvrait pas l'accès aux origines aux enfants nés d'un don?

Valérie DEPADT.- La CEDH démontre qu'elle s'intéresse de près à la question de l'accès aux origines dans la législation française. L'affaire pourrait mener à une ...
Fichiers joints
lefigaro140618.pdf
(140.55 Kio) Téléchargé 1 fois
Pour voir ma présentation : viewtopic.php?f=5&t=6

Répondre