Témoignages tests ADN

J’ai retrouvé une famille biologique avec un test ADN.

Je m’appelle Nelly. À 30 ans, j’ai appris que mon père n’était pas mon père biologique.

Suite à cette nouvelle, ma vie a pris un nouveau tournant : j’ai déclenché une maladie auto-immune rare et une dépression très grave.

Une fois la maladie surmontée et la dépression guérie en novembre 2018 dernier, grâce à une émission de télé, je réalise que je ne suis pas la seule à être née d’un don de sperme anonyme.

Je prends contact avec l’association PMAnonyme car je souhaite faire un test ADN mais par où commencer ?  comment l’acheter ?  combien de temps ?  combien ça coûte ? que peut-il m’apporter ?  Beaucoup de questions auxquelles l’association m’aide à répondre.

Les résultats du test tombent 2 jours après mon anniversaire, le 7 décembre 2018 et, comme cadeau pour mes 34 ans, je découvre mon père biologique grâce au test ADN. Il ne m’aura fallu qu’un mois pour le retrouver.

Nous échangeons par mail et par téléphone.

En avril 2019, enfin, je le rencontre. Je peux enfin me regarder dans un miroir : je sais d’où je viens à 100 %. 

Une chance pour moi de l’avoir retrouvé !!!

Il ne m’a pas transmis que de l’ADN : notre ressemblance physique est impressionnante, nous avons beaucoup de points en commun et un lien très fort s’est créé entre nous.

La chose la plus surprenante dans cette histoire, c’est que son père et son grand-père aussi étaient donneurs de sperme.

Je matche donc avec des tantes et oncles biologiques et des grand-tantes et oncles biologiques.

Chaque mois qui passe, notre « famille de graine » s’agrandit avec de nouveaux matchs.

Nous organisons des rencontres dans toute la France et l’Europe.

Que du bonheur pour l’avenir…

Fanny, 27 ans : J’ai retrouvé mon donneur grâce à un test ADN

Tout est allé si vite pour moi. Nous sommes en avril 2019 lorsque j’apprends mon mode de conception par ma mère sur la plage. Je suis née d’un don de sperme avec un donneur anonyme. Je ne saurai jamais qui est cette personne car la loi l’interdit.

J’ai 26 ans et cette annonce me bouleverse terriblement. Les questions sont si nombreuses dans ma tête. A travers mes recherches internet, je prends connaissance des tests ADN qu’on achète sur internet et qui nous permettent de retrouver nos origines.

Je me dirige sur le site myheritage et j’en achète un en me disant que ça pourrait peut-être m’aider à répondre à mes questions mais sans grande conviction quant aux résultats.

Nous sommes le 11 mai et je réalise mon test ADN que j’envoie 2 jours plus tard par voie postale.

Le 21 juin, j’ai mes résultats, soit moins de 2 mois après avoir appris mon mode de conception.

J’ai une correspondance ADN avec un homme d’une cinquantaine d’années qui selon le site serait mon oncle.

Le contact est donc pris avec cet homme. A t’il des frères ? Est-il au courant d’un possible don de sperme dans sa fratrie ?

Il me répond rapidement, effectivement il a deux frères et après avoir pris contact avec ceux-ci, l’un d’eux a donné son sperme dans les années 90.

C’est lui, mon donneur, il aura été si simple de le retrouver. Quelques jours plus tard seulement, je reçois un mail de mon donneur, puis un autre. Il me raconte son parcours, ce qu’il aime dans la vie, pourquoi il a donné et bien sûr, le choc de cette découverte.

Nous avons échangé plusieurs fois par mail et nous devrions nous rencontrer dans les mois à venir.

Apprendre à connaître cette personne est une chance et toutes les personnes nées d’un don devraient également en avoir la possibilité.

Ces premiers échanges me confortent dans mon idée : on ne transmet pas juste des caractères physiques lorsqu’on transmet son ADN, il y a tellement plus en commun.

Aujourd’hui je me sens beaucoup mieux, le choc de la nouvelle est passé et j’aborde sereinement cette nouvelle relation qui va se construire sans savoir encore où cela va nous mener.

Frédéric : En attendant, j’ai fait un test

A l’âge de 17 ans, j’ai fait des centaines de kilomètres à vélo, de village en village, pour retrouver trace de mes ancêtres, et j’ai fait un arbre généalogique qui a intéressé toute la famille. Connaître ses origines m’apparaît comme  un besoin essentiel. 

A l’arrivée de ma première fille, j’étais tellement heureux que j’ai donné des gamètes au CECOS de Villejuif afin d’offrir ce même bonheur à des familles stériles. C’était un don anonyme pour un homme qui à priori devait me ressembler.

Maintenant de nombreux jeunes ont découvert la vérité sur leur histoire biologique et veulent en savoir plus. Je les comprends et je souhaite les aider. C’est la suite logique de mon don.

J’ai communiqué avec le CECOS pour préciser que je donnais mon accord de transmission de mes coordonnées au cas où la loi changerait, et en attendant, j’ai fait le test chez 23andme et MyHeritage afin de connecter toute personne qui ferait cette recherche de ses origines.

Joseph, né en 1955, de Nancy : « Si on me cherche, on peut me trouver »

Janvier 1984 : à la maternité de Nancy est née ma fille Annabelle.

Aude et Samuel ses aînés sont ravis. Un médecin, chef de service, est venu nous féliciter, la maman et moi. Il nous a fait part des besoins du CECOS, qui pouvait difficilement répondre aux demandes des couples confrontés à la stérilité, avec 2 ans d’attente. Il m’a proposé de devenir donneur de sperme. J’ai donc effectué une série de 5 dons, complétée en 1988 par une seconde série, le CECOS m’ayant recontacté en vue de faciliter la venue de « petits frères ou petites sœurs ». À cette époque, tout le monde considérait que l’anonymat était la seule règle envisageable, au même titre que le don du sang. J’ai considéré que mon rôle se limitait à apporter une « étincelle de vie » dans le processus de conception, ni plus ni moins.

20 ans plus tard, en 2008, j’ai appris par les médias et surtout grâce à l’association PMAnonyme que de nombreux enfants issus de dons, devenus adultes, étaient en quête de la personne ayant contribué à leur conception. Les motivations et problématiques diverses sont désormais connues et largement débattues. J’ai donc écrit au CECOS de Nancy pour informer que je suis tout à fait favorable à ce que mon identité soit dévoilée, et rédigé un courrier destiné à mon dossier. Aucune réponse, pas même un accusé de réception. J’ai donc récidivé en 2018 et cette fois, j’ai reçu un courrier très courtois me demandant des précisions. Mais il est évident que les CECOS sont tenus au respect de la loi de 1994.

J’ai donc effectué un test ADN auprès des principaux laboratoires américains (23andme, FamilyTreeDNA, AncestryDNA) et j’ai versé les données sur le site MyHeritage, très bien implanté en France. J’espère pouvoir ainsi répondre aux demandes légitimes des jeunes qui me recherchent. En général, les personnes qui recherchent leur géniteur ne considèrent pas ce dernier comme un père ou un second père. Ils l’envisagent tout simplement en tant qu’être humain qui a contribué à leur conception et leur a transmis un patrimoine génétique.

J’ai aidé des parents il y a plus de trente ans, et je pense qu’il est de mon devoir d’assumer la suite de ma démarche. Les jeunes nés de mes dons ne paieront pas ma maison de retraite et je n’ai aucun devoir de secours matériel à leur égard. Cependant, je serai là pour répondre à leurs questions, s’ils le veulent, quand ils le veulent. Il s’agit pour moi d’une dette morale.

Encore une précision : le CECOS n’a jamais cherché à savoir si j’étais encore en vie ou si j’avais développé une maladie grave susceptible d’avoir été transmise… C’est assez inquiétant 🙁.

Joseph, papy heureux de 7 petits-enfants

Delphine et Cindy : « On habite à 20km l’une de l’autre »

Tout a commencé l’été dernier. Delphine apprend par l’association PMAnonyme qu’une autre femme est issue de la même banque de sperme qu’elle, et que toutes les deux sont également nées à deux mois d’écart. C’est alors qu’une question se pose : est-ce que les deux femmes pourraient être issues du même donneur ? Elles décident ainsi de faire un test ADN et le verdict tombe : elles sont demi-sœurs. « Quand j’ai appris la nouvelle, ça a été un véritable chamboulement, explique Delphine ; je n’y croyais pas. C’est une énorme chance ! »
Une assiette de sablés et des mugs sont disposés sur la table basse. Delphine, notre hôte, arbore un large sourire. Tout au fond de la pièce, les ampoules d’un sapin de Noël clignotent par intermittence. C’est ici que Delphine H. et Cindy C. ont choisi de nous raconter leur histoire. Même avec des talons, Delphine ne parvient pas à combler les 17 cm qui la séparent de Cindy. Elles s’installent dans de larges fauteuils bleus en velours ras et plaisantent : « Pas étonnant qu’on soit demi-sœur. Vous savez, on est toutes les deux têtes en l’air ! »
 
Retrouvez les dans cette vidéo :

L’express : « Un test ADN m’a permis de trouver mon géniteur »

Dans ce long article de l’express, Gabrielle qui est membre de l’association témoigne de son histoire. Un témoignage poignant et profond. Merci à elle !

Lien de l’article : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/don-de-sperme-un-test-adn-m-a-permis-de-trouver-mon-geniteur_2050907.html

Gabrielle est née d’un don anonyme de gamètes. Elle a retrouvé son géniteur grâce à un test ADN acheté sur Internet.

Un éclairage tamisé, un chat qui s’étire, un mot doux sur le mur signé « Maman ». Rien, chez Gabrielle*, ne trahit son cataclysme intérieur. Pourtant, à 28 ans, elle est en passe de retrouver l’homme qui, en donnant son sperme, a permis son existence. Et c’est un test ADN, acheté en trois clics sur Internet, qui a tout changé: « En une semaine, j’en ai appris plus sur mes origines qu’en vingt ans. »

Jean, « Croire que nous sommes des feuilles blanches à la naissance est un leurre »

  Notre père, c’est notre père. Celui qui a changé nos couches et qui nous a raconté une histoire le soir avant de nous endormir… Celui qui nous a aidés à faire nos devoirs, qui nous a appris à faire du vélo et qui a soigné nos bobos. Peu importe si on ne partage pas les mêmes gènes. Pour moi, mon père est mon père ; aucun doute là-dessus. J’ai un père et j’ai une mère… mais j’ai aussi un géniteur. Et je sais aujourd’hui que ma conscience, ma personnalité et mon comportement ont aussi été façonnés par mon code génétique. Croire que nous sommes des feuilles blanches à la naissance est un leurre. On naît avec des personnalités différentes, des comportements différents. En effet, notre éducation, notre environnement ont fait de nous les êtres humains que nous sommes, mais pas seulement. Moi qui suis né d’un don anonyme, moi qui n’ai connu ni mon géniteur ni mes origines, moi qui ai appris en plein divorce de mes parents, à 2h du matin, à l’âge de 10 ans, que « ton père n’est pas ton père », moi qui ne peux répondre à la question très simple de « quels sont vos antécédent familiaux », qui suis-je ? De quelle culture ? De quelle lignée ? De quel pays ? A qui appartient ce menton ? Ce front, cette bouche, ce nez ? J’ai eu besoin de savoir. J’ai voulu savoir. Et ce besoin est devenu encore plus prégnant le jour où  je suis moi-même devenu papa. Alors avec les tests ADN en ligne, je me suis jeté sur l’occasion. J’ai envoyé un peu de salive à 23andme. Trois mois plus tard, je recevais mes résultats. Et ces sites sont plutôt bien faits : non seulement ils vous montrent vos origines géographiques, mais en plus ils vous mettent en relation avec les autres utilisateurs du site qui partagent votre ADN. Moi, fils unique qui ai toujours rêvé d’une fratrie biologique, je me suis jeté sur les résultats. Et j’ai en effet découvert beaucoup, beaucoup de matchs (plus de 1 000), mais malheureusement pas de géniteur, ni de demi-frères, ni même de cousins germains… Mon parent génétique le plus proche se trouvait en fait être une vieille dame habitant dans le Connecticut et avec qui je partageais un faible et décevant 0.6% d’ADN. J’étais déçu… En fait, la recherche de son géniteur c’est un peu comme le loto : même si les chances sont faibles, on y croit toujours un peu.

Alors pour discuter de mes résultats, et aussi pour comprendre si la loi allait changer un jour en France, j’ai rejoint l’association PMAnonyme. J’ai discuté, j’ai appris beaucoup de choses : que je n’étais pas seul dans cette quête de la recherche de soi, mais surtout qu’un match ADN aussi faible que 0.6% pouvait (avec beaucoup de chance) me mener à mon géniteur. J’ai donc demandé un peu d’aide… S’en est suivi une enquête génétique et généalogique passionnante de plusieurs jours, qui est passée par les archives d’Ellis Island, le nord de l’Europe et les fins fonds du web… De vraies montagnes russes émotionnelles. En moins de 48 heures, j’avais retrouvé mon arrière-grand-père paternel biologique. En moins de 72 heures, j’avais identifié mon grand-père paternel biologique. Un homme qui avait eu 3 fils. L’un d’eux ne pouvait être que mon géniteur…

J’étais si proche, et en même temps si loin. Comment l’identifier parmi ces 3 frères ? Et comment les contacter? Quels mots utiliser ? « Salut, tu as fait un don de sperme anonyme il y a 36 ans ; bah en fait, tu vois, il n’était pas si anonyme que ça » ? Du coup, j’ai préféré essayer de contacter leurs enfants, et j’ai commencé à chercher de potentiels demi-frères et sœurs grâce à leur patronyme. Et j’ai trouvé, tout simplement en surfant sur Facebook, un homme qui avait non seulement l’air d’avoir mon âge mais qui surtout me ressemblait beaucoup. Pour préserver son anonymat, appelons-le Nicolas. J’ai donc contacté Nicolas de manière très directe sur un réseau social professionnel : « Bonjour, je m’appelle Jean et je pense que nous avons le même grand-père biologique ». Autant vous dire que ce n’est pas le genre de message qui laisse indifférent mais aussi pas forcément le genre de message auquel on répond. J’ai eu beaucoup de chance… Il m’a répondu. On s’est appelés, je lui ai tout expliqué, et il a voulu vérifier. 3 mois plus tard, il recevait lui aussi les résultats de ses test ADN et mon meilleur match est soudainement passé de 0.6% à 30% (mon demi-frère biologique). Moi qui avais grandi fils unique, j’avais donc maintenant un demi-frère, mais aussi une demi-sœur biologique. Le week-end suivant, il en parlait à son père, à sa sœur et à sa mère lors d’une réunion de famille. Je ne vais pas vous cacher qu’ils ont tous été un peu surpris et qu’en dehors de Nicolas que j’avais déjà eu quelques fois au téléphone, ils ne souhaitaient malheureusement pas me rencontrer. Mais ce n’était pas très grave au final… Un peu décevant certes mais au moins je savais d’où je venais, j’avais un nom, une histoire, un métier, une lignée, des antécédents médicaux et surtout je savais qu’à 70 ans, mon géniteur avait toujours ses cheveux ! Quelques semaines plus tard, je rencontrais tout de même Nicolas pour la première fois… mais il n’était pas venu seul… Je rencontrais aussi mon géniteur, sa femme et ma demi-sœur. Passé le choc de l’annonce, ils avaient changé d’avis. Et non seulement ils avaient souhaité me rencontrer, mais en plus ils étaient venus avec des photos, des écrits, des histoires. Une famille adorable, unie. On est restés en contact et on compte se voir assez souvent. J’aimerais bien leur présenter mon fils. Les sentiments que j’ai ressentis à ce moment-là sont absolument indescriptibles. Je ne cherchais pas un père, je cherchais mes origines et je les ai trouvées. Mon père est mon père et cette évidence est devenue beaucoup plus facile à embrasser après cette découverte. J’ai un père, j’ai une mère, mais maintenant j’ai une histoire un petit peu plus complète, grâce à mon géniteur. J’ai été conçu et construit par 3 personnes et je veux les remercier. En tant qu’être humain, on a tendance à se fabriquer des cases dans lesquelles tout ranger, tout simplifier ; mais la vie n’est pas simple, c’est un gros bordel. Et pour des dizaines de milliers de personnes conçues par don, c’est beaucoup plus compliqué que ça : c’est… décalé. © Copyright 2018 – Sokol Photographe La vidéo de Jean au TEDxReims :

Diane, Léo et Elise: Retrouver une part de soi

Je sais depuis toujours que j’ai été conçue par don de gamètes, mais c’est quelque-chose que j’ai mis longtemps à réellement réaliser et comprendre, avec tout ce que ça impliquait d’inconnu sur ma génétique, mes antécédents médicaux, mes origines.

D’abord anecdotique, en partie grâce à une certaine influence de la part des autres, du type « oui, mais tu as quand même un père donc ce n’est rien ! On s’en fiche, de la génétique ! », cela a pris toujours plus d’ampleur pour moi en grandissant. Je n’avais pas de mal à aborder ce sujet, mais personne ne comprenait et je n’avais toujours pas les réponses aux questions que je me posais : « Combien sommes-nous ? Qui est le donneur ? Pourquoi a-t-il donné ? Quelles sont ses origines ? Me ressemble-t-il ? Que fait-il de sa vie ? » .

Au fil des années, de l’adolescence à l’âge adulte, c’est devenu presque une crise identitaire. Cela commençait à avoir une influence néfaste sur ma relation avec mes parents, à qui j’en voulais beaucoup de m’avoir imposé cet anonymat forcé, sans penser aux conséquences sur ma vie, au nom de leur désir d’enfant.

C’est dans une de ces phases où je me posais trop de questions que j’ai rejoint l’association PMAnonyme et que j’ai fait un test ADN 23andme.

Après 2 semaines d’attente, je me suis réveillée un matin en découvrant que j’avais un demi-frère génétique 3 ans plus âgé, dans une région voisine. Cette découverte a changé ma vie et je crois, celle de mon demi-frère génétique. Nous nous sommes rencontrés et avons discuté, c’était une évidence que quelque chose de plus nous unissait que la génétique seulement, peut-être notre expérience de vie. Ca été un énorme apaisement pour moi, qui ne ressemble pas à mes parents et frères et sœurs, de trouver quelqu’un qui me ressemble, et comprend ce que je vis, ce que je ressens par rapport à cet anonymat et ce vide sur nos origines. Quelques jours plus tard, en transférant mes résultats ADN sur Myheritage, j’ai également trouvé une demie-sœur génétique. Deuxième émotion forte : combien sommes-nous ? Difficile, voire impossible à savoir…

Nous discutons maintenant tous les trois presque tous les jours, et comptons nous rencontrer à 3 prochainement. Depuis ces découvertes, je me sens mieux, et j’ai l’impression d’avoir pu retrouver une part de mes origines. Je me sens apaisée vis à vis de ma conception, et j’en veux moins à mes parents. J’ai l’impression d’un retour à une vie normale, moins assaillie de questions, la vie que j’aurais dû avoir sans l’anonymat imposé par l’Etat français.

Nous cherchons toujours notre donneur et espérons le retrouver dans quelques années grâce à  la démocratisation des tests ADN.

Pour leur aide, je remercie l’association PMAnonyme et tous ses membres, car je leur dois la découverte qui a changé ma vie pour le mieux !