Actualité des tests ADN

  • 28 millions de personnes dans les bases ADN (avril 2019)

Les tests ADN récréatifs poursuivent leur croissance effrénée : les dernières statistiques, publiées sur le site DNA Geek, font état de 28 millions de profils enregistrés sur les bases de données des entreprises du secteur : 15 millions pour Ancestry, 10 millions pour 23andMe, 2,5 millions pour My Heritage, et 1 million pour Family Tree DNA.

Cela correspond à une augmentation de plus de 10 millions en plus en un an.

  • Comment les tests ADN déterminent nos origines géographiques (mars 2019)

Dans cette vidéo très instructive, le youtubeur Dr Nozman explique comment My Heritage détermine les origines géographiques des personnes qui réalisent un test ADN :

  • Tests ADN : l’essai des journalistes de France Info (Janvier 2019)

Sept salariés de France Info ont accepté de se soumettre à un test ADN récréatif qui prédit leurs origines géographiques. Ils découvrent leurs résultats dans cette vidéo :

  • Quel avenir pour les tests génétiques en France ? (Novembre 2018)

Le Figaro publie le plaidoyer de deux chercheurs pour développer les tests génétiques en France :

« De nombreux Français (certains les estiment entre 100.000 et 200.000 par an), et donc aussi des équipes de recherche académique françaises, ont recours à 23andMe, Ancestry DNA et, plus récemment encore, MyHeritage. Ce besoin d’information de la part de nos concitoyens, qu’ils soient chercheurs ou non, ne doit plus être ignoré par le milieu institutionnel et académique français ».

http://sante.lefigaro.fr/article/quel-avenir-pour-les-tests-genetiques-en-france-/

  • Etats-Unis : L’anonymat du don de gamètes s’effondre du fait des sites ADN (Novembre 2018)

Extrait d’un contenu de l’AFP repris par de nombreux médias français :  « Il faut être naïf pour croire qu’une personne donnant du sperme ou des ovocytes peut rester anonyme aux Etats-Unis », dit à l’AFP CeCe Moore, pionnière de la généalogie génétique et créatrice de la page Facebook DNADetectives.

« La divulgation se produira, c’est une conséquence inévitable », confirme à l’AFP Peter Schlegel, président de la Société américaine de médecine de la reproduction. Pour lui, d’ici cinq ans, cela fera partie de la « conversation standard » avec donneurs ou candidats à la procréation médicalement assistée (PMA).

Les donneurs sont identifiés indirectement: par leur proximité génétique avec un cousin éloigné qui a lui-même fait un test ADN. Avec au moins dix millions de personnes analysées aux Etats-Unis, le simple jeu des probabilités fait que la quasi-totalité de la population est associable à l’un des profils enregistrés. »

http://www.francesoir.fr/actualites-societe-lifestyle/pma-aux-etats-unis-lanonymat-du-don-de-gametes-seffondre-du-fait-des

  • Pays-Bas : La prise en charge de tests ADN pour les personnes conçues par don devant le Parlement (Octobre 2018)

Au Pays-Bas, les personnes conçues par don à partir de l’année 2004 peuvent de droit accéder à l’identité de leur donneur à partir de l’âge de 16 ans.

Pour que les 40 000 personnes issues de don avant 2004 puissent également accéder à leurs origines, il existe une base de données ADN volontaire. Le test est gratuit pour les donneurs et coûte 250 € pour les personnes conçues par don. 1000 personnes conçues par don et 500 donneurs ont déjà déposé une demande pour être enregistrés dans cette base de données volontaire. Des parlementaires proposent que ces tests ADN soient désormais pris en charge pour les personnes conçues par don.

→ Voir ci-dessous l’article du magazine néerlandais Dutch News (en anglais) :

Donor children to be offered free DNA test to identify fathers

  • Plus de 50% des Américains d’origine européenne identifiables par la généalogie génétique (Octobre 2018)

Une étude montre que presque 60% des Américains d’origine européenne ont des correspondances de type cousin au 3e degré ou plus proche dans les bases ADN récréatives, ce qui peut permettre leur identification par la généalogie. Une base de données ADN n’a besoin de couvrir que 2% de la population pour que quasiment 100% des personnes aient au moins une correspondance de type cousin au 3e degré.

– Lien vers l’article du journal 20 minutes : « La moitié de la population américaine identifiable par la généalogie génétique »

– Lien vers l’article du Nouvel Observateur : « Votre ADN peut être fiché… à cause d’un parent éloigné »

– Lien vers le compte-rendu de l’étude sur le site « Science » (en anglais) : « Identity inference of genomic data using long-range familial searches »

  • Magazine Elle : « Qui veut tester son ADN ? » (Octobre 2018)

« […] En France aussi, ces tests remplissent d’espoir ceux qui cherchent leurs origines, comme les personnes nées de dons anonymes de gamètes. « Je n’ai appris qu’à 30 ans que j’étais né d’un don de sperme, je vais en avoir 40 et je viens de faire quatre tests ADN afin d’avoir le plus de chances possible de recevoir un jour une notification me mettant sur la piste de mon géniteur. Je ne mourrai pas sans savoir », raconte Vincent Brès, président de l’association PMAnonyme, qui se bat pour la levée du secret sur l’origine des dons en France.

Avec ces tests récréatifs, les membres de l’association se transforment en Sherlock Holmes : « Ça donne la liste des gens avec qui on matche, et le pourcentage de proximité. Un demi-frère ou une demi-sœur, c’est entre 20 et 40 % d’allèles communs. Un cousin, 7 %, et un cousin au second degré, 2 %. Dès 1 % de proximité, on a des chances de trouver notre donneur. Il suffit de réaliser des arbres généalogiques pour rechercher l’ancêtre commun, puis de redescendre les lignées. Nous fouillons les registres de naissance, les réseaux sociaux, etc. Cinq membres ont déjà retrouvé leur donneur, et onze autres se sont découvert des demi-frères et demi-sœurs. C’est violent de devoir passer par l’illégalité pour connaître ça. Plus les gens feront des tests, plus nous aurons des chances de découvrir nos origines. »

Plus de 56 % des Français souhaiteraient réaliser un test ADN, part qui grimpe à 85 % chez les moins de 25 ans, selon un sondage du leader de la généalogie en ligne Geneanet réalisé en mai dernier […] ».

→ Lien vers l’article complet disponible sur le site internet du magazine Elle.

  • Vidéo de la Youtubeuse/généalogiste Elise Lenoble – “Résultat de mon test ADN : 3 découvertes sur ma généalogie” (Octobre 2018)

  • Le CCNE plutôt favorable à la libéralisation des test ADN à visée médicale (Septembre 2018)

Dans son avis n°129 publié en septembre 2018, le Comité Consultatif National d’Éthique se montre ouvert sur l’extension des tests de dépistage génétique à la population générale, et demande qu’une recherche soit menée rapidement sur les modalités et les conséquences d’une telle généralisation.

Le CCNE rappelle qu’il est actuellement interdit d’accéder au séquençage de son génome sur internet proposé par des sociétés privées, l’infraction étant passible de sanctions (article 226-28-1 du Code pénal), mais il souligne qu’il « apparait illusoire de penser que ces sanctions seront appliquées ».

En revanche, le CCNE ne se prononce pas sur les test à visée généalogique. La balle est donc dans le camp du législateur.

– Lien vers l’avis n°129 du CCNE
 – Lien vers l’article de la revue RF Généalogie

  • Vidéo de la Youtubeuse Sophie Riche – “Je découvre mes origines – Le test ADN surprise” (Septembre 2018)

  • L’autorité britannique de régulation de la PMA  appelle les sites de tests ADN à mieux avertir leurs clients sur les secrets de familles que ceux-ci pourraient découvrir (Septembre 2018)

L’HFEA s’émeut de la situation des personnes conçues par PMA avec tiers donneur qui découvrent leur mode de conception à l’occasion d’un test ADN récréatif. Elle appelle les sites à mieux prévenir leurs clients sur les conséquences possibles de ce type de tests. Selon l’HFEA, au Royaume-Uni, deux tiers des personnes issues d’un don de gamètes l’ignorent.

https://www.theguardian.com/society/2018/sep/18/watchdog-calls-for-warnings-on-dna-testing-sites

  • La police scientifique crée le portrait robot génétique (Septembre 2018)

https://www.bfmtv.com/police-justice/couleurs-des-yeux-des-cheveux-quand-la-police-scientifique-cree-le-portrait-robot-genetique-1516636.html

  • Sondage Généanet sur la légalisation des tests ADN récréatifs en France (Juin 2018)

https://www.geneanet.org/blog/post/2018/06/adn-et-genealogie-les-resultats-du-sondage

  • Deux Américaines de 72 ans découvrent qu’elles ont été échangées à la naissance (juin 2018)

https://www.rtl.fr/actu/international/etats-unis-a-72-ans-elles-decouvrent-qu-elles-ont-ete-echangees-a-la-naissance-7793769962

  • La police confond un suspect grâce à la généalogie génétique (avril 2018)

A partir de l’ADN laissé sur le lieu du crime, la police américaine retrouve des cousins éloignés du probable meurtrier, étudie leurs arbres généalogiques, et finit par identifier un suspect.

https://www.france24.com/fr/20180501-joseph-deangelo-golden-state-killer-adn-genetique-arriere-grands-parents-gedmatch

  • Vidéo du Youtubeur Squeezie “Je découvre mes origines” (août 2017)

  • Vidéo du Youtubeur Alex Vizeo “J’ai fait le test ADN pour connaître mes origines” (Juillet 2017)