Revue de presse des retrouvailles ADN

Nous vous proposons une revue de presse internationale relative aux personnes conçues par don qui retrouvent leur donneur ou leurs demis-frères et sœurs génétiques par le biais de tests ADN récréatifs.

Cette revue de presse démontre qu’il s’agit d’un phénomène massif et commun à tous les pays occidentaux. Elle dépeint également les situations très diverses auxquelles les personnes concernées peuvent se trouver confrontées (accueil positif de la part du donneur, rejet, donneur décédé, maladie génétique, ou manque d’éthique des médecins). La lecture de ces articles amène une conclusion évidente : il faut organiser et encadrer le droit d’accès aux origines.

USA – RTL INFO – juillet 2019

Une Américaine découvre qu’elle est issue d’un don d’ovocytes en faisant un test ADN. Elle rencontre la donneuse.

Lien : https://www.rtl.be/people/buzz/antonia-fait-un-test-adn-pour-s-amuser-les-resultats-vont-reveler-la-vraie-histoire-de-sa-famille-1138970.aspx

“Antonia fait un test ADN pour « s’amuser » : les résultats vont révéler la vraie histoire de sa famille”
[…]“Le lendemain, sa mère a demandé à lui parler. Elle lui a expliqué qu’après la naissance de son frère, son mari et elle avaient très envie d’un deuxième enfant, mais que cela n’arrivait pas… Le couple a alors fait appel à une donneuse d’ovocytes. La mère d’Antonia n’est donc pas sa mère biologique. « Il y a eu de la confusion, et de la colère. On m’a menti pendant 22 ans », explique-t-elle au Sun.

Un peu plus tard, Antonia a reçu d’autres résultats, qui l’ont plongée en état de choc, au point que la jeune femme a fait tomber son portable. Lorsque son petit-ami, Thomas, lui a demandé ce qu’il se passait, elle n’a pas pu répondre. « Je ne peux pas parler. Tout ce que j’ai pu faire, c’est prendre le téléphone et lui montrer l’écran, en tremblant ». Le résultat affichait: « Melissa Rost, 49,9% de correspondance ADN. Nous prédisons qu’il s’agit de votre mère ». » […]


ALLEMAGNE – DIE ZEIT – février 2019

Une Allemande découvre en faisant un test ADN que son donneur est le directeur d’une clinique de fertilité

Lien : https://www.zeit.de/2019/08/kuenstliche-befruchtung-samenspende-kind-eltern-insemination

“Au fond des gènes”
[…]“Christina Motejl était déjà adulte quand ses parents lui ont annoncé qu’elle avait été conçue par don de sperme. Après avoir passé douze ans à rechercher son géniteur, elle a découvert une monstruosité.[…]

Christina Motejl doit en effet son existence au médecin de la reproduction Thomas Katzorke.[…]


USA – Real Simple – février 2019

Une Américaine découvre l’identité de son donneur grâce à un test ADN

Lien : https://www.realsimple.com/work-life/family/relationships/biological-father-search-brandi-broxson

Mes parents ont eu recours à un donneur de sperme pour me concevoir, et aujourd’hui j’ai 9 demi-frères et sœurs
“Pour la nouvelle année, Brandi Broxson a pris la résolution de faire des choses qui lui faisaient peur, y compris trouver son père biologique. Elle a découvert non seulement qu’elle pouvait être courageuse, mais aussi bien plus.
[…] Pendant mon enfance, le fait que mon père n’était pas mon père biologique n’a jamais été un secret. L’amour que mon papa et ma maman nous portaient, à mon frère et moi, n’était pas secret non plus. Nous étions une famille unie qui partageait ses sentiments. Dustin et moi n’avons jamais été insécurisés et nous n’avons jamais douté de notre place dans cette famille. Nous étions fiers d’être des Broxson. Durant cette enfance, mes parents abordaient le sujet du donneur avec tact et me demandaient si j’avais des questions. Je n’en avais pas beaucoup.

En réalité, je gardais pour moi mes interrogations sur mon père biologique. Sa profession. Est-ce que lui aussi se faisait appeler « Géant Vert » au collège. Ah, l’adolescence. Je me demandais s’il lui arrivait de penser aux enfants qu’il avait contribué à faire naître. Parfois je me demandais comment trouver plus d’informations sur lui. Mais la peur – de faire de la peine à mes parents, de découvrir des choses négatives, et de tout cet inconnu – m’a toujours arrêtée.
[…]
En juin 2018, après avoir passé un test Ancestry, j’ai pris rendez-vous avec une généalogiste de l’entreprise pour découvrir les résultats. Je m’imaginais simplement recevoir un camembert avec des pourcentages de mes différentes origines européennes. Mais lorsque je me suis assise en face de la généalogiste Crista Cowan, j’ai vite compris qu’elle en savait beaucoup plus que mon pourcentage d’origines polonaises.
Elle m’a appris que lorsque mes résultats ADN avaient été publiés sur la base Ancestry quelques jours plus tôt, mon profil avait commencé à recevoir des messages. Nous avons lu ensemble un message d’un homme appelé Mike, qui expliquait que j’étais l’une de ses huit demi-sœurs et frères. Elle m’a ensuite annoncé qu’elle pensait pouvoir me donner le nom de mon père biologique le jour même car quelqu’un de sa famille avait également fait un test ADN et matchait avec moi. Pendant 30 minutes, nous avons épluché des recensements, des actes de mariages et des articles de journaux. A la fin de la séance, je suis repartie, les jambes un peu tremblantes, avec le nom de mon père biologique sur un papier.[…]

Plus tard ce jour-là, j’ai répondu à Mike, qui m’a ajouté à un groupe Facebook qui réunissait mes autres demi-frères et sœurs biologiques, retrouvés via Ancestry et d’autres sites comme 23andMe. Instantanément, j’ai eu le sentiment de faire partie de la fratrie. Nous avons échangé des photos et des informations sur nos vies. Notre groupe incluait un biologiste du Michigan, un policier de Floride, un garde du corps à New-York, et un naturaliste de l’Orégon. […]
J’étais la seule à connaître l’identité du donneur. J’ai gardé l’information pour moi pendant une semaine ou deux, le temps de réfléchir à la suite. J’ai cherché le nom de mon donneur sur Ancestry, et une photo d’un annuaire de lycée est apparue sur l’écran. […] J’étais stupéfaite car j’avais déjà vu ce visage des millions de fois : il ressemblait comme deux gouttes d’eau à mon frère, Dustin. Ou plutôt, mon frère lui ressemblait.

J’ai attendu quelques semaines avant d’en parler à mon papa, sachant que le sujet pourrait être sensible pour lui. Il a d’abord eu peur que cela ne change notre relation. Puis, à force de discussions, il m’a dit avoir compris qu’il n’avait rien à craindre. Je serai toujours sa fille.

Mike a été le premier demi-frère que j’ai rencontré en personne. […] Il travaille dans le même immeuble que moi, 30 étages au-dessus.[…]

Après beaucoup de discussion sur Facebook avec mes demi-frères et sœurs, j’ai envoyé un message au donneur expliquant que notre motivation principale en le contactant était de pouvoir le remercier et d’en apprendre plus sur ses antécédents médicaux. Pendant deux mois, nous avons attendu. Puis, un vendredi de septembre, mon téléphone a vibré alors que j’allais m’endormir. Nous avons vérifié son numéro de donneur [Ndlr : aux États-Unis, un numéro d’identification du donneur est communiqué aux familles] puis décidé de discuter tous ensemble le lendemain avec mes autres demi-frères et sœurs. Il a terminé par un texto me demandant de dire aux autres que ce jour avait fait partie des plus beaux jours de sa vie.”


Canada – CTV News Saskatoon – février 2019

Un Canadien découvre l’identité du donneur et de plusieurs demi-frères et sœurs en faisant un test ADN

Lien : https://saskatoon.ctvnews.ca/it-really-shakes-up-your-world-dna-testing-reduces-sperm-donor-anonymity-1.4308531

“Les tests ADN réduisent l’anonymat des donneurs de sperme”
“Jae Blakley, comme des millions d’autres, utilise les services de sociétés comme Ancestry et 23 And Me pour en savoir plus sur son arbre généalogique.

Ses parents ont eu recours à un donneur de sperme pour le concevoir. Sa mère ne lui a révélé la vérité qu’après le décès de son père. […]
Cette nouvelle l’a incité à commander des tests ADN récréatifs, et ce auprès de plusieurs sociétés, pour augmenter ses chances de résultat. Il a alors craché dans un tube, et renvoyé l’échantillon.

Dans les semaines qui ont suivi, les correspondances génétiques ont afflué. Il a matché avec le donneur ainsi que plusieurs demi-frères et sœurs.
[…]
Au bout d’un certain temps, le donneur de Jae a accepté de rentrer en relation avec lui.”


France – Le Parisien – décembre 2018

Delphine et Cindy, conçues par don de gamètes, ont découvert via un test ADN récréatif qu’elles étaient demi-sœurs.

Lien : http://www.leparisien.fr/societe/don-anonyme-de-gametes-deux-demi-soeurs-reunies-grace-a-un-test-adn-23-12-2018-7975398.php

Don anonyme de gamètes : deux demi-sœurs réunies grâce à un test ADN
“[…]Ce jour-là, Cindy ouvre son espace personnel sur le site d’un labo américain de tests ADN. Six semaines plus tôt, elle a craché dans une éprouvette pour en savoir plus sur ses origines. « J’ai cliqué et j’ai vu le nom de Delphine. J’avais 26,1 % d’ADN en commun avec elle. Ce fut un bouleversement comparable au jour où j’ai appris l’origine de ma conception par IAD (NDLR : insémination artificielle avec donneur). »

Pour Delphine, le choc aussi a été violent, même si elle avait fait connaissance avec Cindy quelques semaines plus tôt grâce à leur adhésion commune à PMAnonyme, une association qui lutte pour que soit reconnu le droit d’accès à des informations sur le donneur ou la donneuse. « Au départ, j’ai contacté l’association pour trouver des personnes qui me comprennent et qui partagent les mêmes interrogations », confie Cindy. Quant à Delphine, sa quête était beaucoup plus précise : « Je voulais trouver mon donneur. J’avais ce besoin de savoir ce que j’avais reçu de lui. Quand j’ai appris la vérité sur ma naissance, c’était une bombe. Et grâce à Cindy, elle s’est désamorcée. ”


France – Le Figaro août 2018

Un test ADN a permis à “Michel” de retrouver son donneur à partir de cousins éloignés. Le donneur et sa famille ont accepté de le rencontrer

Lien : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/08/16/01016-20180816ARTFIG00211-comment-des-personnes-nees-de-pma-ont-reussi-a-retrouver-leur-geniteur.php

“Comment des personnes nées de PMA ont réussi à retrouver leur géniteur”
“[…] Aujourd’hui, quand Michel* se regarde dans la glace, il voit en filigrane le visage de son “père” biologique. “Un sentiment vraiment bizarre m’a envahi après notre rencontre”, témoigne-t-il. Voilà environ un mois que ce trentenaire a retrouvé la trace de son géniteur.
Un test ADN effectué aux Etats-Unis l’a relié à un cousin lointain sur les bases de données génétiques géantes de Myheritage et Ancestry. Un indice difficile à exploiter. Mais un membre de l’association PMAnonyme, qui s’est spécialisée dans ces enquêtes, leur trouve un ancêtre commun. Le voilà doté d’un arrière-grand-père paternel avec un nom de famille caractéristique de l’Europe du Nord. “On a cherché sa trace jusque dans les archives d’immigration d’Ellis Island !” précise Michel. “Nous avons découvert que cet homme avait eu beaucoup d’enfants et que l’un d’eux avait immigré en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Lui-même avait eu trois fils et mon père biologique était l’un d’eux. J’ai eu de la chance car ce nom de famille n’est pas courant. Il m’a permis de trouver, sur les réseaux sociaux, la trace de quelqu’un de plus jeune qui pouvait être un demi-frère ou un cousin et qui me ressemblait. Je l’ai contacté. Intrigué par notre ressemblance, il a accepté de faire un test ADN”. Le résultat lève tous les doutes. Michel est tombé sur son demi-frère. Une rencontre est organisée. […]”



France – La Dépêche juin 2018

Deux jeunes femmes de la région de Toulouse, conçues par don de sperme, découvrent qu’elles sont demi-soeurs en effectuant un test ADN

Lien : https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/10/2814972-quand-adn-livre-verite-comment-ai-retrouve-demi-soeur.html

“Quand l’ADN livre la vérité : Comment j’ai retrouvé ma demi-soeur”
“Une coïncidence incroyable, marquée du sceau du secret. Cassandre et Lisa (les noms ont étés changés) ont été conçues dans des familles différentes mais par don de sperme du même homme à Toulouse, à six ans d’écart dans les années 1980. Aujourd’hui, l’une vit dans la Ville rose, l’autre dans le Gers. Il y a deux semaines encore, elles ne se connaissaient pas. C’est par des tests ADN, vendus sur Internet mais interdits en France, qu’elles ont pu se trouver. «On était toutes les deux tellement heureuses, raconte Cassandre. On a un peu repris notre destin en main. Elle fera toujours partie de ma vie maintenant.»
[…]
La jeune femme est déterminée à découvrir ses origines et l’identité de son père biologique. Six mois après l’annonce, elle commençait des tests ADN, réalisés aux États-Unis. Elle apprend qu’elle a des origines paternelles dans le sud de l’Italie, autour de Naples. Ces tests permettent, pour seulement une centaine d’euros, de comparer le code génétique sur des banques de données, alimentées par des millions de personnes dans le monde. Et ainsi, retrouver des descendants, souvent lointains, d’ancêtres communs.
[…]
À l’aide de plusieurs tests, de contacts avec ses très lointains cousins identifiés, elle reconstruit son arbre généalogique. L’an dernier, elle rejoint l’association PMAnonyme, qui compte une dizaine de membres actifs à Toulouse. C’est là que deux destins s’entremêlent. Lisa est, elle aussi, issue d’un de sperme dans la Ville rose et recherche son père biologique. «J’assurais l’accueil de l’association, je l’ai ajoutée sur Facebook et je lui ai dit, tu ne trouves pas qu’on se ressemble ?», raconte Cassandre. Forme des sourcils, du visage, du nez, couleur des cheveux : sur les photos, les similitudes sont frappantes. Et si elles avaient le même père ? «Il y a une espèce d’alchimie entre nous, c’est dingue. Lisa y croyait à fond. Moi j’essayais de me refréner un peu.» Jusqu’au jour où Lisa fait elle aussi un test et l’incroyable nouvelle tombe : 29 % de patrimoine génétique en commun. Lisa, fille unique, se découvre une demi-sœur. Un test d’une autre société viendra confirmer la nouvelle. Ont-elles d’autres demi-sœurs ou frères dans la région ? C’est très possible.
C’est donc désormais ensemble que les deux femmes cherchent leur géniteur. «Pour savoir qui c’est, à quoi il ressemble, connaître l’histoire de notre famille, pourquoi ils ont émigré d’Italie vers la France et le rencontrer», détaille Cassandre. Lisa disposait d’une information supplémentaire, le donneur était apparemment, à l’époque, un étudiant en médecine.[…]”


USA – WLFA News Channel 8 – mai 2018

Atteinte d’une sclérose en plaque, une Américaine née d’un don de sperme trouve son donneur et une demi-soeur sur 23andMe

Lien : https://www.wfla.com/news/sarasota-county/dna-testing-helps-sarasota-woman-find-sister-she-didn-t-know-she-had/1186790587

“Grâce aux tests ADN, une habitante de Saratosa trouve une soeur dont elle ne connaissait pas l’existence”
“[…] Kim Pinto a été diagnostiquée avec une sclérose en plaque l’année dernière. Son docteur lui a dit qu’elle avait besoin d’en savoir plus sur son père biologique, un donneur de sperme, pour répondre à certaines questions médicales.

Kim Pinto a trouvé sa soeur avec 23andMe, une société qui livre des kits ADN à domicile. “Je me suis mise à pleurer car cela signifiait que je me rapprochais des réponses dont j’avais besoin. Excusez-moi, je suis émue d’en parler. Car dans le même temps, nous avons retrouvé le donneur qui s’est montré gentil et tout à fait prêt à nous aider, et nous allons le rencontrer aussi”, explique Kim Pinto./i>

Kim Pinto et sa soeur Mélissa ont seulement 14 mois d’écart et se ressemblent énormément. […]”


USA – The Atlantic – mai 2018

Deux Américaines conçues par don de sperme découvrent qu’elles sont demi-soeurs en faisant un test ADN.

Lien : https://www.theatlantic.com/family/archive/2018/05/sperm-donation-anonymous/560588/

“A la recherche de la génération perdue des donneurs de sperme”
“En janvier dernier, dans un quartier de bureaux de Phoenix en Arizona, deux femmes au menton et au sourire semblables se sont rencontrées pour la première fois. Elle se sont reconnues immédiatement et se sont étreintes. “ Dès que nous avons commencé à parler, c’était comme de parler à quelqu’un que nous connaissions depuis très longtemps”, se souvient Courtney McKinney, 28 ans, qui a été élevée par une mère célibataire dans la banlieue Dallas.
[…]
Courtney McKinney voulait connaître l’homme que sa mère avait choisi sur catalogue ; alors, à l’âge de 19 ans, elle a demandé des informations à la banque de sperme “California Cryobank”. Un employé a téléphoné à son donneur, mais la chance ne lui a pas sourit. “L’employé m’a dit que le donneur était vraiment désolé, mais qu’il avait maintenant une famille. Il n’avait jamais parlé à sa femme de son don”, explique Courtney McKinney, “alors il ne voulait aucun contact”.
Elle a essayé à nouveau à l’âge de 22 ans, après avoir été diplômée de l’université de Yale. Elle raconte : “Je me disais que peut-être qu’il serait sensible au fait que je sois intelligente. Peut-être que ça le ferait changer d’avis”. Mais cela n’a pas été le cas. Elle a essayé encore une fois à l’âge de 26 ans, pour voir si elle pourrait obtenir des informations médicales. Cette fois-ci, elle a pu obtenir un document de quatre pages contenant une description physique du donneur et des antécédents médicaux – “la couleur des yeux et des cheveux de ses grands-parents, et de quoi ses grands-parents et ses parents étaient décédés”.
De façon assez compréhensible, Courtney McKinney voulait en savoir plus. Alors, plus d’une décennie après avoir découvert son mode de conception, elle s’est tournée vers une ressource qui a gagné en popularité à la fin des années 2000 parmi les adoptés et les enfants de donneurs : les réseaux en ligne de généalogie génétique qui commercialisent des tests ADN. Courtney McKinney a rejoint MyHeritage, 23andMe, et Ancestry (une entreprise pour laquelle elle est depuis apparue dans une publicité), et en novembre de l’année dernière, elle a trouvé une correspondance génétique avec Alexandra Sanchez sur MyHeritage.[…]”


France – Le Monde janvier 2018

Pour la première fois en France, des personnes conçues par don de gamètes révèlent avoir retrouvé un donneur ainsi que des demi-frères et sœurs biologiques.

Lien : https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/16/comment-arthur-kermalvezen-ne-d-un-don-de-gamete-anonyme-a-retrouve-son-geniteur_5242544_3224.html

“Comment Arthur Kermalvezen, né d’un don de gamètes anonyme, a retrouvé son géniteur”
“[…] De simples tests génétiques récréatifs, de ceux qui sont offerts en cadeau de Noël aux États-Unis pour connaître les origines géographiques de ses ancêtres, ont permis à Arthur de retrouver son géniteur. Audrey a, quant à elle, eu l’assurance que son frère était né du même donneur qu’elle, et s’est découvert un demi-frère et une demi-sœur. […]”


Canada – CBC News – janvier 2018

Une Canadienne retrouve son donneur après avoir fait un test génétique et matché avec la mère du donneur. Une autre Canadienne trouve son donneur et un demi-frère biologique.

Lien :http://www.cbc.ca/news/technology/sperm-donor-dna-testing-1.4500517

“Les personnes nées de don de gamète retrouvent leurs pères biologiques, même lorsque ceux-ci veulent se cacher. Grâce aux tests ADN et à Internet, les dons de sperme “anonymes” appartiennent maintenant au passé.”
Quand Laura McInnes avait 16 ans, sa mère lui a révélé que l’homme qui l’avait élevée n’était pas son père biologique. Elle avait été conçue grâce à un donneur de sperme anonyme.

“Cela m’a permis de comprendre certaines choses, mais ça a surtout été un choc complet”, explique Mme McInnes, qui est maintenant âgée de 30 ans, et mère de quatre enfants.

“J’ai mis des années à réaliser, puis j’ai compris que je connaissais pas vraiment la moitié de moi-même” ajoute-t-elle.

Laura McInnes, décidée à retrouver son père biologique, s’est finalement tournée vers les tests ADN pour ses recherches.

Il fut un temps où un homme pouvait donner son sperme anonymement à un couple ou à une femme qui cherchaient à concevoir un enfant, et tout le monde pouvait raisonnablement espérer que cela resterait secret. Mais avec Internet et les kits de test ADN à domicile, cette époque est révolue.

Des hommes et des femmes qui ne savaient pas qu’ils avaient été conçus avec un don de sperme découvrent sans s’y attendre ce secret de famille lorsqu’ils font un test génétique pour s’amuser, pour faire des recherches généalogiques, ou pour d’autres raisons.

Des donneurs à qui on avait promis l’anonymat il y a plusieurs décennies sont maintenant contactés par leur progéniture qui les a retrouvés grâce à l’aide des sociétés qui commercialisent des tests ADN comme 23andMe et Ancestry, et des groupes Facebook comme “DNA Detectives”.

Les résultats des tests réalisés à domicile peuvent être comparés pour établir des liens de parenté en fonction de la quantité d’ADN partagée, mesurée dans une unité appelée “centimorgan”, et qui varie selon le degré de parenté.

Les parents et les frères et soeurs partageront 50% d’ADN environ, tandis que les demi-frères et soeurs, les oncles et tantes, et les grands-parents en partagent 25%.

C’est ainsi que Laura McInnes, qui habite la ville de Prince George en Colombie Britannique, a trouvé et contacté en juin dernier sa grand-mère paternelle biologique, qui a refusé de lui donner autre chose que des informations médicales basiques.

“Elle était gentille et courtoise, mais elle n’oubliait pas que bien des années auparavant on avait promis l’anonymat à son fils”, explique Laura McInnes.

Sans se décourager, celle-ci a continué ses recherches en ligne et trouvé le nom et l’adresse de son père biologique quatre mois plus tard.

Elle lui a envoyé une lettre, et peu après elle a reçu un e-mail de sa part – “je l’ai regardé en pleurant pendant 15 minutes avant de l’ouvrir”.
[…]
Erin Jackson, 37 ans, est une autre Canadienne conçue par don de sperme qui a trouvé et contacté son père biologique. […]

Aussitôt que j’ai su que la moitié de mon histoire médicale, de mon hérédité et de mes origines ethniques étaient inconnues, j’ai voulu savoir d’où je venais raconte Mme Jackson. Écrivain, originaire de la région de Toronto, elle vit désormais à San Diego et a fondé un groupe de soutien sur Internet appelé “We Are Donor Conceived”.

Les résultats de ses tests génétiques ont révélé qu’un quart de ses origines étaient juives ashkénazes. Ils lui ont aussi montré des cousins génétiques et un demi-frère, qu’elle a contacté immédiatement et avec qui elle a développé une bonne relation.

Avec l’aide du groupe “DNA Detectives” sur Internet, le mari d’Erin Jackson, James McClelland, a reconstruit son arbre biologique paternel et a découvert le nom de son père biologique.

Mme Jackson a trouvé sa photo dans un annuaire d’anciens élèves d’un lycée sur Internet, puis son adresse. Elle lui a écrit une lettre. Elle n’a pas reçu de réponse pour l’instant, mais elle continue d’espérer. […]”


Suisse – Beobachter – janvier 2018

Un ingénieur suisse fait un test 23andMe et découvre qu’il a deux demi-frères, dont l’un est autrichien, et une demi-sœur. Sa mère lui révèle alors qu’il est issu d’un don de sperme.

Lien: http://www.beobachter.ch/gesellschaft/samenspende-die-kinder-der-samenbank-auf-vatersuche

“Les enfants de la banque de sperme à la recherche de leur père”
“[…] Pendant 38 ans, Simon Berger (les noms ont étés changés) ne s’est douté de rien. Il a découvert le mensonge de ses parents par accident. L’ingénieur de Berne était si enthousiaste après une conférence sur la génétique qu’il a commandé un test génétique sur Internet pour 150 francs suisses.
[…]
Un algorithme a filtré ses proches parmi les trois millions de clients de 23andMe. “J’ai regardé la liste des correspondances ADN, et j’ai vu deux demi-frères. J’étais affolé.” Il s’est alors demandé si le laboratoire ne s’était pas trompé d’échantillon. Sa pression artérielle est brusquement montée. “Alors que j’étais enfant unique, je me retrouvais soudain avec deux demi-frères”. Il s’est demandé si son père, aujourd’hui décédé, avait eu une aventure. Pour lui, ce n’était pas possible que ce père ne soit pas son géniteur, tant sa relation avec lui était bonne et son père avait toujours été fier de lui.

A partir de ce moment, le monde de Simon Berger s’est retrouvé complètement bouleversé. Il a découvert qu’il était issu d’une banque de sperme : il avait été conçu en 1979 à la clinique gynécologique de Berne. Son père biologique était un inconnu dont personne n’avait gardé la trace de l’identité. « J’ai ressenti une profonde confusion. D’un côté, soudainement, toute mon identité se trouvait changée. Et en même temps, tout est resté exactement pareil. C’était comme une faille qui me traversait soudain de part en part. « 
[…]
Ce n’est que depuis 2001 que la Suisse a l’obligation légale d’enregistrer l’identité des donneurs de sperme. Un enfant a le droit de connaître l’identité de ses géniteurs dès lors qu’il est majeur. Mais pour environ 7 500 personnes issues de don et nées entre 1974 et 2000 dans les hôpitaux suisses, cette règle de droit n’apporte rien.

À l’époque, les cliniques assuraient aux donneurs de sperme que leur identité ne serait jamais révélée. Les médecins ont dit aux parents receveurs du don que tout resterait secret. Mais l’arrivée de tests génétiques bon marché via Internet rend ces promesses de plus en plus fragiles. Si ces tests deviennent aussi populaires qu’aux États-Unis, des centaines de personnes nées d’un don pourraient découvrir de leurs véritables racines.
[…]
«Who is my daddy», propose Thomas Gruber. “Ce serait un bon nom pour notre page d’accueil. » L’informaticien de Vienne et son demi-frère bernois Simon Berger sont assis dans un café de la capitale autrichienne. Ils discutent de la façon dont ils pourraient trouver d’autres demi-frères et sœurs et d’autres personnes issues de don de la clinique gynécologique de Berne.
[…]
Thomas Gruber a découvert son mode de conception il y a deux ans – lui aussi à la suite d’un test génétique. L’informaticien indépendant n’avait aucun soupçon. « J’ai grandi en tant qu’enfant unique heureux, avec un fort attachement à mon père social », explique le jeune homme de 40 ans.

Le père de Thomas Gruber ne sait pas encore que son fils a trouvé trois demi-frères et sœurs. C’est dans la base de données GEDmatch, qui permet de comparer les profils génétiques , que Thomas a trouvé sa demi-sœur, Marie Favre de Genève. La jeune femme de 39 ans sait depuis trois ans qu’elle est issue d’un don de sperme et a recherché activement son père biologique.
[…]
Marie Favre reste en contact éloigné avec ses nouveaux demi-frères. La barrière de la langue complique les choses, mais ils arrivent malgré tout à échanger. Le troisième demi-frère n’a jamais répondu aux messages de ses demi-frères et soeurs .[…]”


USA – CNBC – décembre 2017

Une Américaine de 43 ans comprend qu’elle est issue d’un don de sperme après avoir réalisé un test ADN. Le test lui permet de retrouver une demi-sœur biologique.

Lien :http://www.cnbc.com/2017/12/10/dna-tests-can-reveal-paternity-surprises.html

“Alors que kits de test ADN à domicile sont de plus en plus utilisés, des personnes se retrouvent confrontées à des surprises au sujet de leur parents”
“Jusqu’à récemment, Andrea Ramirez, 43 ans, pensait qu’elle avait des origines mexicaines.

Mais les résultats du test génétique 23andMe qu’elle a réalisé à son domicile ont révélé qu’elle était un mélange d’Europe du Nord, d’Afrique du Nord, et un peu d’Indien d’Amérique. Et pas du tout hispanique.

Andréa, qui est originaire de la région de la baie de San Francisco et travaille dans le marketing, a acheté pour rire un test génétique 23andMe pour 199 dollars en 2013, après les résultats curieux obtenus par son frère Danny avec un test semblable. Elle et Danny ont la peau claire et des taches de rousseur, et ils ne ressemblent pas à leurs demi-frères issus du premier mariage de leur père. Mais ils n’avaient jamais questionné leur hérédité.

Comme attendu, Danny apparut dans la liste des correspondances ADN d’Andrea sur 23andMe. Mais son ADN ne correspondait avec le sien qu’à environ 25 %, ce qui signifiait qu’il n’était pas complètement son frère comme elle le croyait.

Plus étrange, une mystérieuse femme apparut aussi dans la liste des potentiels parents proches. Le profil de cette femme précisait qu’elle était née d’un don de sperme.

C’est alors qu’Andrea comprit. Son père, l’homme qui l’avait élevée, n’était pas son père biologique. […]”


Belgique – La Libre – octobre 2017

Une Belge de 38 ans issue d’un don de sperme retrouve une demi-sœur biologique en faisant un test ADN. Un autre adulte belge retrouve sa demi-sœur biologique de la même façon.

Lien: http://www.lalibre.be/actu/belgique/dons-de-sperme-plus-tout-a-fait-anonymes-59e785d6cd7095e2f7009209

“Dons de sperme plus tout à fait anonymes”
“[…] pour la première fois, deux enfants nés à la suite d’une insémination par donneur anonyme ont retrouvé un demi-frère ou une demi-sœur après s’être enregistrés dans la base de données internationale ADN (« Family Tree DNA »), annonçait, mercredi, la fondation Donor Detectives, mise sur pied en mai dernier par six jeunes femmes (quatre Néerlandaises et deux Flamandes) à la recherche de leur père biologique.

Sophie, une Belge de 38 ans née d’un donneur de sperme anonyme, est ainsi entrée en contact avec une femme de 35 ans dont la mère avait été admise, en 1981, à la clinique UZ Brussel à Jette pour une insémination artificielle.
[…]
L’autre cas concerne un autre demi-frère et une autre demi-sœur, nés à Gand et à Courtrai à dix ans d’intervalle.

La fondation Donor Detectives se dit « fière » de voir que des enfants de donneurs anonymes réussissent à retrouver des proches jusque-là inconnus. Selon sa présidente Emi Stikkelman, « on montre que les enfants nés par donneur prennent leur sort en mains en Belgique et que l’anonymat promis n’est qu’une farce. Le fait que les personnes se retrouvent n’est plus qu’une question de temps ». […] ”


Belgique – Sudinfo – septembre 2017

En Belgique, un jeune adulte retrouve l’identité de son donneur grâce à des tests ADN.

Lien : https://www.sudinfo.be/id13583/article/2017-09-22/il-retrouve-la-trace-de-son-pere-biologique-lanonymat-des-donneurs-de-sperme

“Il a retrouvé la trace de son père biologique: l’anonymat des donneurs de sperme remis en question en Belgique!”
“[…] Le jeune homme, aujourd’hui âgé d’une trentaine d’années, a lancé ses recherches il y a deux ans. Il a alors contacté l’organisation Donor Detectives et effectué un test salivaire auprès d’une banque ADN commerciale. Un site généalogique a ensuite repéré une correspondance. Il a finalement pu obtenir l’identité de son père présumé mais ne l’a pas encore contacté.”


USA – The Sacramento Bee – septembre 2017

Une mère de famille américaine fait un test génétique pour obtenir des informations sur sa santé et découvre 3 demi-frères et sœurs génétiques. Elle apprend ainsi qu’elle a été conçue par don de sperme.

Lien : https://www.sacbee.com/news/local/health-and-medicine/article173640886.htmlh

Elle réalise un test ADN pour obtenir des informations sur sa santé : elle découvre trois demi-frères et sœurs
“Mme Baxter, 33 ans et mère de deux enfants, vit à Placerville. Elle qui pensait jusqu’à il y a trois mois qu’elle était fille unique, a découvert un demi-frère dans ses correspondances ADN. Cette découverte fut le point de départ d’un voyage de trois mois qui révéla trois demi-frères et soeurs et un donneur de sperme qu’ils avaient en commun […] .”


Pays-Bas – Les Echos – mai 2017

Emi Stikkelman, une Néerlandaise de 32 ans, a retrouvé l’identité de son donneur grâce à des tests ADN et un match avec une Australienne, arrière-petite nièce du donneur. Suite à sa découverte, elle a créé une association d’aide à la recherche des origines paternelles.

Lien : https://www.lesechos.fr/31/05/2017/lesechos.fr/030360006087_ca-se-passe-en-europe—l-anonymat-des-dons-de-sperme-bafoue-aux-pays-bas.htm

Ça se passe en Europe : l’anonymat des dons de sperme bafoué aux Pays-Bas

“Après avoir retrouvé son père via des banques de données ADN américaines, une Néerlandaise lance une association d’aide en recherche de paternité biologique.

”[…] Emi Stikkelman s’est adressée l’année dernière à trois banques de données ayant pignon sur rue aux Etats-Unis, auxquelles elle a envoyé trois échantillons de salive. Une adéquation de l’ADN de la Néerlandaise est apparue avec celui d’une Australienne, qui s’est avérée être l’arrière-petite nièce du donneur de sperme. A partir de là, Emi Stikkelman a reconstitué son arbre généalogique. Quelques recoupements avec d’autres données lui ont permis de retrouver son père. […]”


Allemagne – Berliner Morgenpost – avril 2017

Deux allemandes, Melanie Berger et Sarah P., retrouvent chacune l’identité de leur donneur respectif grâce aux tests ADN

Lien:https://www.morgenpost.de/familie/article210179583/Suche-nach-den-Wurzeln.html

Recherche de racines”
[…]
Melanie Berger (le nom a été changé) a essayé la société américaine Family Tree DNA, qui commercialise des tests ADN. La jeune femme de 33 ans a trouvé du premier coup 4 demi-sœurs plus jeunes : Lisa, 23 ans, Carla, 31 ans, Jasmin, 25 ans, et Sophie, 21 ans. Elle a ensuite appris l’identité du donneur, Theo. Lisa l’avait déjà retrouvé et lui a envoyé une photo de lui. […] Lisa lui a également appris que Theo était pilote et avait financé sa formation en « donnant » du sperme.

Mélanie a appris qu’elle avait coûté 30 000 marks à ses parents. Enfant unique, elle raconte le sentiment étrange de se découvrir tout à coup des sœurs. Elle les a rencontrées quelques fois. Le courant est tout de suite passé. Mais au fond d’elle-même elle ne peut s’empêcher de se demander combien de demi-frères et sœurs dont elle ignore tout se promènent dans la nature.[…]

Sarah P. a
quant à elle cherché son donneur à la télévision, et cela a fonctionné. L’étudiante de Rhénanie du Nord-Westphalie avait 20 ans quand sa mère lui a avoué : « ton papa n’est pas ton père biologique ». […] En 2013, Sarah a poursuivi la clinique en justice pour connaître l’identité de son donneur. La justice lui a donné raison mais la clinique n’a pas communiqué l’identité du donneur, arguant qu’elle n’avait pas conservé l’information. […]

En 2013, Sarah a été invitée à l’émission « Stern TV » sur RTL. Elle a raconté que d’après ses recherches l’homme mesurait 1,85 mètres, avait les cheveux bruns et les yeux bleus, pesait 70 kilos et s’appelait probablement Hubert ou Hubertus. Après la diffusion de l’émission, un « Hubertus »a contacté Sarah. Un test ADN a confirmé qu’il était son père biologique »


USA – The Cut – novembre 2016

Bill, né en 1945, a retrouvé son donneur et 13 demi-frères et soeurs. Amanda, née en 1978, a retrouvé son donneur grâce à un match avec un cousin germain génétique ; cependant le donneur refuse de la rencontrer. Patrice, née en 1982, a retrouvé l’identité de son donneur – décédé – grâce à un match avec un cousin. Victoria, née au milieu des années 80, a retrouvé son donneur ainsi qu’une demi-soeur.

Lien:https://www.thecut.com/2016/11/there-are-no-more-secrets-in-sperm-donation.html

“En matière de dons de sperme, il n’y a plus de secrets”

Bill Cordray – né en 1945 :
“[…] On m’avait dit que le donneur était un étudiant en médecine. Quatre ans après avoir découvert mon mode de conception, je trouvai le courage d’approcher le gynécologue. Je soupçonnais qu’il fût mon père, mais il nia. Je pense qu’il me reconnut. Et puis il y a 3 ans, alors que j’avais 67 ans, j’ai trouvé, en utilisant une combinaison de tests ADN, de réseaux sociaux et de recherches généalogiques, que ce docteur était mon père. Je suis entré en contact avec 13 de mes demi-frères et sœurs, et j’en ai rencontré 9. Un de mes frères me ressemble tellement qu’il pourrait être mon jumeau.”

Amanda Serenyi – Née en 1978 :
“[…] En 2012, j’ai envoyé un échantillon d’ADN à 23andMe, et au bout de neuf mois j’ai reçu une notification concernant une nouvelles correspondance que le site prédisait être mon cousin germain. J’ai alors recherché qui de son entourage pouvait être mon donneur ; puis je l’ai cherché sur Google et j’ai trouvé des photos. Je lui ai envoyé des photos de moi, de l’enfance au mariage, et je lui ait dit que j’aimerais le connaître. Il s’avère que cet homme, qui a donné son sperme il y a 29 ans en pensant qu’il ne pourrait jamais être retrouvé, ne veut pas être contacté malgré le développement des tests ADN réalisables directement par les consommateurs. Il m’a répondu par mail que je pouvais le contacter une fois par an, uniquement pour des informations de nature médicale. J’ai eu le cœur brisé. ”

Patrice – Née en 1982 :
“[…] J’ai trouvé un cousin, le neveu de mon père biologique, et nous avons parlé au téléphone. Il m’a dit que son oncle était mort en 1996, alors que j’avais 14 ans – avant même que je sache qu’il existait. J’étais triste mais aussi soulagée. J’aurais aimé le rencontrer, mais c’était aussi une pression en moins. Très récemment, sa famille m’a envoyé quelques vieilles photos. Je lui ressemble beaucoup. ”

Victoria – Née dans les années 80 :
“[…] J’ai retrouvé mon donneur grâce à des tests ADN et à des arbres généalogiques en ligne créés par nos cousins génétiques communs. J’ai également trouvé ma soeur de cette façon : sur 23andMe, j’ai reçu un message d’une femme que le site prédisait être ma “demi-soeur”. Avant ça, elle ne savait pas qu’elle avait été conçue par don.”


USA – Fast Company – septembre 2016

Une Américaine de 26 ans retrouve son donneur suite à des tests génétiques.

Lien:https://www.fastcompany.com/3063447/she-found-her-biological-father-on-ancestry-and-23andme

Elle a trouvé son père biologique sur Ancestry et 23andMe
“A l’âge de 22 ans, Jordon Goulder perdit son père d’une maladie neurodégénérative appelée SLA. La même année, elle découvrit qu’il n’était pas son père biologique.

[…] Elle envoya des échantillons de salive aux différentes entreprises de tests ADN qui connectent leurs utilisateurs entre membres de la même famille génétique. Sur deux de ces sites, 23andMe et FamilyTreeDNA, elle était seulement reliée à un cousin de son père biologique. Mais AncestryDNA révéla un lien direct avec un homme qui avait choisi d’afficher son nom, avec d’autres parents ayant le même nom de famille. Elle trouva rapidement son profil sur Facebook, et remarqua qu’ils partageaient les même sourcils sombres et épais. A partir de là, elle arriva à retrouver sa fille qui vivait à proximité, à Portland dans l’Oregon.[…] ”


Royaume-Uni – Daily and Sunday Express – juillet 2016

Une Britannique retrouve un demi-frère et une demi-sœur en faisant un test génétique. Elle retrouve également le donneur, un médecin, qui refuse cependant d’entrer en contact avec elle.

Lien:https://www.express.co.uk/life-style/health/685599/Sperm-donors-DNA-testing-biological-father-offspring-anonymity

Alors que les tests ADN deviennent plus facilement accessibles, la crainte des donneurs de sperme
“[…] Le Professeur Joyce Harper, de l’institut de santé des femmes de l’université de Londres, a relaté les résultats de ses recherches dans le journal Human Reproduction.

Elle explique : “N’importe qui peut mettre son ADN sur une des bases de données, et si l’un de ses parents ou cousins, même éloigné, a fait de même, il est possible de faire le lien.
Les gens doivent savoir que s’ils ont donné du sperme ou des embryons, alors attention, il peuvent être retrouvés et contactés par leur progéniture génétique.
Et si vous êtes un couple qui avez recouru à ce moyen de procréation, dites la vérité à votre enfant car il y a de grandes chances qu’il puisse le découvrir.”
[…]
Elisabeth Howard, mère de 5 enfants, a retrouvé une demi-soeur et un demi-frère en utilisant une base de données ADN. Elle raconte : “J’étais en colère qu’on m’ait menti pendant toutes ces années. Je me sentais trahie. J’avais l’impression d’avoir complètement perdu mon identité”.
Mais plus difficile encore fut le refus de son père biologique, un docteur, de répondre à sa demande de contact. […] ”


Australie – ABC Radio National – décembre 2015

Un Australien pense avoir découvert l’identité de son donneur, via un test ADN qui a révélé un match avec un cousin au 3e degré.

Lien:https://www.abc.net.au/radionational/programs/backgroundbriefing/the-donor-detectives/6996896

Détectives à la recherche des donneurs
“Les docteurs et les cliniques d’aide à la procréation avaient garanti l’anonymat aux donneurs de sperme, allant jusqu’à détruire les dossiers. Aujourd’hui, les personnes issues de don de sperme se servent de tests ADN à 100 dollars pour trouver leur donneur et leurs demi-frères et soeurs”.
[…]
“Simon, un jeune actif de Melbourne, est l’un de ceux à qui on a dit que son donneur de sperme ne pouvait pas être retrouvé. Il y a quelques mois, il a fait un test ADN commandé sur internet, trouvé un cousin au troisième degré à Melbourne, et ensuite remonté la piste jusqu’à l’homme qu’il pense être son père biologique.

“Je suis quasiment certain d’avoir trouvé l’adresse de l’endroit où il travaille, et j’ai cédé à la tentation”, raconte-t-il.

“Je me suis rendu là-bas pour me promener et je me suis installé dans un café pendant une demi-heure environ. Je suis resté là assis à regarder la porte en imaginant qu’il allait peut-être entrer, ou quelque-chose comme ça.”

La généalogie représente un marché important et les trois plus grosses entreprises de tests ADN basées aux Etats-Unis ont des millions de personnes dans leurs bases ADN.

Avec leur ADN, les nouveaux clients trouvent généralement des dizaines de parents éloignés tels que des cousins au second ou au 3e degré, ce qui peut aider à construire un arbre généalogique.

C’est ainsi que Simon a pu trouver son père biologique. Maintenant c’est à lui de décider s’il prendra contact avec lui. ”


Danemark – Randers Amtsavis – novembre 2015

Marcus Vestergaard Pedersen, âgé de 19 ans, retrouve son donneur après avoir fait un test ADN avec la société 23andMe. Marcus a pu retrouver son donneur car le frère de celui-ci avait fait un test. John, le donneur, a accepté de le rencontrer.

Lien:https://amtsavisen.dk/randers/John-donerede-saed-anonymt-20-aar-senere-bankede-Marcus-paa-doeren/artikel/218617

John a fait un don anonyme : 20 ans plus tard, Marcus a frappé à sa porte
“[…] Les donneurs de sperme ne doivent plus penser qu’ils pourront rester anonyme à vie vis-à-vis de leur progéniture génétique. C’est ce que montre clairement le cas de John Kennedy et de son fils biologique Marcus Vestergaard Pedersen, explique Ole Schou, directeur de Cryos, l’une des plus grandes banques de sperme au monde.

“L’anonymat réel n’existe plus. Le développement de la technique fait que nous ne pouvons pas garantir que vous ne serez pas contacté à l’avenir. Ni en tant que receveur, ni en tant que donneur, ni en tant qu’enfant. Il ne nous reste donc plus qu’à abolir le concept d’anonymat dans tout notre système et notre législation”, explique Ole Schou.
[…]
Un jeudi, Marcus découvrit son père biologique, John Kennedy, grâce à une base de données ADN. Afin de rechercher ses origines, Marcus avait, plus tôt dans l’année, envoyé son crachat à la société de tests ADN 23andMe – une base de données internationale qui contient plus d’un million de profils d’ADN de personnes à travers le monde. Ce site Web est principalement utilisé par des personnes qui veulent savoir d’où viennent leurs gènes, et donc leurs ancêtres. Mais quand Marcus découvrit ses résultats, il apprit une autre information très importante : Une autre personne enregistrée sur le site partageait un pourcentage important d’ADN avec Marcus, et selon l’analyse de 23andMe, cette personne devait être le frère du père biologique de Marcus. Quelques semaines plus tard, Marcus et John, le donneur anonyme, avaient convenu de se rencontrer.”


Australie/USA – The Dominion Post – juin 2015

A l’aide de tests ADN et de recherches, un Australien aide une Américaine à découvrir l’identité de son donneur – un homme décédé qui avait donné son sperme 800 fois.

Lien:https://www.stuff.co.nz/dominion-post/news/68765489/null

Héros – Un scientifique de Wellington aide à retrouver un homme qui a donné son sperme 800 fois
“Un scientifique de Wellington spécialisé dans la pêche a été célébré comme un héros après avoir aidé une avocate américaine à retrouver son père, un donneur de sperme en série qui pourrait avoir engendré plusieurs centaines d’enfants.[…]

[…] Curieuse de ses origines ethniques et d’éventuelles prédispositions génétiques à des maladies, Patricia Issberner rejoignit un groupe de soutien pour personnes nées de don de gamètes. Elle fit un test ADN auprès de sites internet de généalogie génétique permettant de commander en ligne de ce type de test, de découvrir ses cousins génétiques (matches), et d’accéder à des arbres généalogiques, des actes de naissance, de mariage et de décès.

Elle retrouva ainsi 8 demi-frères et sœurs.

En septembre dernier, elle contacta ses cousins génétiques partout dans le monde, à la recherche de plus d’indices. L’un d’entre eux était la belle-mère d’un scientifique amateur de généalogie, Patrick Cordue, qui s’aperçut plus tard que lui aussi était un cousin éloigné de Mme Issberner. Ému par sa quête, il lui proposa de mettre ses connaissances à son service.
[…]
Au mois de mars, après “beaucoup de travail et une dose de chance”, M. Cordue avait retrouvé une autre demi-sœur de Mme Issberner, avec un test ADN confirmant que les deux partageaient le même père biologique. Mais toute la différence cette fois-ci c’est que contrairement à Mme Issberner et ses autres demi-frères et sœurs, cette nouvelle demi-sœur savait qui était leur père biologique.

Cette découverte revêtit cependant un goût doux-amer. La femme apprit à Mme Issberner que leur père était décédé plusieurs décennies auparavant, à l’âge de 51 ans seulement. Lui avaient survécu sa femme et ses deux enfants : la nouvelle demi-sœur (dont le nom n’est pas cité) et son frère.

La veuve du donneur révéla qu’il avait fait environ 800 dons de sperme pour payer ses études de médecine. Il avait raconté à un cousin être un favori des cliniques car il était inhabituellement fertile, et avoir peut-être engendré plusieurs centaines d’enfants.”


USA – Fox59 / RTV6 – mai 2015 (et suite décembre 2017)

Une Américaine apprend qu’elle a 8 demi-frères et soeurs en faisant un test ADN. Elle entame des recherches et découvre que son donneur est un médecin qui a utilisé son propre sperme pour inséminer une cinquantaine de patientes. En décembre 2017, le médecin est condamné à un an de prison avec sursis.

Lien:https://www.donorsiblingregistry.com/sites/default/files/files/A%20Need%20to%20Know_%20DNA%20reveals%20a%2030-year-old%20family%20secret%20_%20Fox%2059.pdf

Lien: https://www.theindychannel.com/news/local-news/crime/fertility-doctor-gets-no-jail-time-for-lying-about-using-own-sperm

2015 : “Un besoin de savoir : l’ADN révèle un secret de famille vieux de 30 ans”

“Pendant longtemps elle a cru être fille unique, mais cela a pris fin avec un simple test ADN. Cette femme – que nous appellerons Carrie – a grandi dans une ferme de l’Indiana et garde des souvenirs heureux de son enfance. Désormais, 30 ans plus tard, elle sait que son père n’est pas son père biologique et qu’elle n’est pas fille unique. “En une soirée je suis passée de fille unique à demi-soeur d’au moins 8 personnes” raconte-t-elle à FOX59.” >

2017 : “Le médecin d’une clinique de fertilité qui utilisait son propre sperme en cachette n’ira pas en prison”.


Allemagne – Augsburger Allgemeine – février 2015

Un Allemand de 24 ans rencontre son donneur, retrouvé via un test ADN. Le donneur, curieux de son éventuelle descendance, avait également fait un test.

Lien:https://www.augsburger-allgemeine.de/politik/Samenspende-Kinder-duerfen-jetzt-wissen-wer-ihr-Vater-ist-id32988767.html

Don de sperme : les enfants peuvent maintenant savoir qui est leur père
“Le test coûte 99 $ avec la société « Family Tree DNA », qui recherche des liens de parentés entre ses clients. […]
Christoph, 24 ans, a ainsi retrouvé son père biologique. En novembre, un journaliste du Zeit a accompagné le jeune homme à sa première rencontre avec son père biologique – Udo, 69 ans, travailleur social à la retraite. Pendant plusieurs heures, ils sont restés assis dans un café à Essen, parlant de leur passé, de leur présent et de leurs espoirs. Plusieurs années après ses dons de sperme, Udo avait commencé à éprouver de la curiosité. Lui aussi voulait savoir si des enfants étaient nés de ses dons – et qui ils étaient. Pour cette raison, lui aussi avait effectué un test auprès de la base de données ADN américaine. ”


USA – Slate – mars 2010

Une Américaine dont la fille est née d’un don de sperme retrouve 12 demi-frères et sœurs de celle-ci grâce à l’association “Donor Sibling Registry” (avec le numéro du donneur). Ensuite, avec l’aide de tests ADN, elle finit par retrouver l’identité du donneur.

Lien:https://slate.com/human-interest/2010/02/dna-testing-makes-it-easy-to-find-the-identity-of-anonymous-sperm-donors.html

Les donneurs de sperme sont-ils encore réellement anonymes ? Avec les tests ADN, il devient facile de les retrouver.

“[…] Le donneur n°3066 était recherché par Michelle Jorgenson, 39 ans, serveuse à Sacramento en Californie, et dont la fille, Cheyenne, est née en 1998. […] [Le donneur] était sous le choc mais accepta de parler à Cheyenne au téléphone, puis qu’elle lui rende visite avec sa mère à Los Angeles.[…]”


USA – New Scientist – novembre 2005

Premier exemple cité dans la presse : un adolescent retrouve son donneur en faisant un test génétique.

Lien: https://www.newscientist.com/article/mg18825244-200-anonymous-sperm-donor-traced-on-internet/

Un donneur anonyme de sperme retrouvé via Internet

“A la fin de l’année dernière, un jeune homme de 15 ans a frotté un écouvillon à l’intérieur de sa joue, l’a mis dans un flacon et l’a envoyé à une société de test ADN en ligne. Mais contrairement à la majorité de ceux qui recourent à cette société, il ne cherchait pas à retrouver les branches éloignées de son arbre généalogique. Sa mère l’avait eu en recourant à un don de sperme et il voulait trouver la trace de son père génétique.

Le fait que ce garçon ait réussi seulement grâce à un test ADN, des documents généalogiques, et des recherches internet, a d’immenses implications pour les centaines de milliers de personnes qui ont étés conçues grâce à un don de sperme. Avec l’explosion des informations sur l’héritage généalogique, n’importe quel homme ayant donné son sperme pourrait potentiellement être retrouvé par son enfant biologique”