Revue de presse

Au delà des questions d’éthique et de justice que l’association met en avant pour défendre le droit à l’accès aux origines, le principe même de l’anonymat est battu en brèche par l’avancée des techniques de séquençage du génome et leur ouverture au grand public.

Ainsi une néerlandaise de 32 ans conçue par IAD a retrouvé l’identité du donneur. Elle a fait analyser son génome dans des entreprises commerciales américaines de banques de données génétiques et, par triangulation et recherches généalogiques, a trouvé le donneur (article Les Echos 31/05/2017 et article NLTIMES.NL du 30/05/2017).

Ce fait divers fait écho aux prévisions des chercheurs sur la pérennité même de l’anonymat. Dans un article paru en avril 2016 dans la revue « Human Reproduction » ses auteurs prévoient dans un avenir proche la fin de l’anonymat des donneurs par le fait des tests génétiques accessibles en libre accès sur internet et par le fait des bases de données génétiques étrangères de plus en plus fournies en génomes.

Les CECOS y ont réagi récemment dans un article où ils s’inquiètent des « bouleversement de la fonction parentale » par la tendance à ramener tout au génétique.
L’association se félicite de la position des CECOS qui appellent également à un débat sur le sujet et rappelle que « depuis plusieurs années [ils] informent d’ailleurs les couples du bien-fondé, pour plusieurs raisons, d’une révélation précoce, à leurs enfants issus d’un don, de leur mode de conception ».
Allons jusqu’au bout de la réflexion et sortons d’un système qui encourage le secret, délétère selon les CECOS eux-même, et qui s’arc-boute contre des évolutions sociétales probablement irréversibles. Attention toutefois à ne pas confondre protection des données personnelles et justement droit légitime à en disposer pleinement.

Share Button