Témoignages

Karine, maman de jumeaux conçus par don

Je suis maman de jumeaux conçu par un don de sperme. Mes enfants savent comment ils ont été conçu ; je leur ai dit la vérité lorsqu’ils ont eu 8 ans.

Je ne pouvais plus leur mentir, impossible. Les mensonges ne se limitent pas qu’aux enfants en général, on cache souvent aux proches. Combien de fois j’ai entendu : « ils ressemblent à leur père » ; et devoir mentir c’est lourd et difficile. Alors j’ai tout dit et ce fut une libération.

Voilà, je suis une maman heureuse, heureuse d’avoir eu mes enfants grâce à ce donneur et souhaite de tout cœur que la loi avance car un de fils m’a dit qu’à ses 18 ans il ferait ce que la loi lui permettrait pour connaître ses origines.

Je pense que l’accès aux origines est nécessaire pour tous ces enfants qui souhaitent savoir d’où ils viennent. Ne pas savoir est source de déséquilibre émotionnel et cela devient un combat de toute une vie.

Adèle : maman de Julia née en 1985 d’un don de sperme

Les postures des opposants à l’accès aux origines sont révoltantes. Je suis sûre que moins les arguments sont valables plus les lobbying sont puissants.

Nous avons de très beaux arguments : les témoignages des donneurs sensibles à la souffrance des enfants issus de dons de gamètes, et ceux de ces enfants qui ont subi une double peine: le secret de leur conception et le secret de leurs origines.
Une fois levé le premier, reste le second et là ils se retrouvent face au néant. Comment se construire sur du rien?

Nombre de ces enfants ont eu besoin d’accompagnement psychologique, mais qui résout quoi ?

Nombre d’entre eux ont été confrontés à la maladie et la médecine accepte de leur fournir une sous-prise en charge en l’absence de 50% d’antécédents familiaux.
C’est de la discrimination.
Devant un risque ne devrait-on pas appliquer le principe de précaution ?
Par ailleurs, comment vivre avec la moitié de soi non incarnée ? La fille du congélateur ou de l’azote liquide ?

Marie – 52 ans

Je ne croyais plus que je trouverais mon donneur. Conçue à Paris par don de sperme, je suis née en 1965 et j’ai grandi en Allemagne. J’ai cependant voulu faire tout mon possible pour connaître mes racines bien que je ne sois pas à la recherche d’un autre père. Sur le plan émotionnel, mon père, c’est mon père social.

En faisant un test ADN cette année (2018), j’ai trouvé une demi-soeur qui est la fille de mon donneur. J’ai appris que mon donneur était décédé, mais grâce à ma demi-soeur j’ai maintenant des photos et des histoires. Mon donneur était un médecin issu d’une famille juive émigrée de l’Europe de l’Est. Il a travaillé un temps à Paris dans les années 60.

C’est maintenant que je me rends compte de quelle signification ça a pour moi. Je crois qu’on ne peut pas faire autrement que de se poser ces questions : Qui est-il ? Comment est-il ? Est-ce que c’est quelqu’un que je peux respecter ? Et ça fait du bien d’avoir des réponses. Je me sens plus calme, plus apaisée maintenant. Ça me touche profondément de voir l’image d’un père à qui je ressemble physiquement. Je suis heureuse de pouvoir le montrer à mes enfants.

L’important pour moi c’est d’avoir une image d’un homme réel. De ma demi-soeur, envers qui je suis profondément reconnaissante, j’apprends des choses bonnes et des choses moins bonnes au sujet de mon donneur. Cela me permet de mieux me définir. Je crois que ce que je cherchais c’était d’avoir une image interne de mes trois parents pour pouvoir me définir, pour savoir à qui je ressemble ou pas, à quoi je m’identifie ou au contraire par rapport à quoi il me faut développer quelque-chose de different, de nouveau. Cela me permet d’avancer.

Je crois que c’est un travail psychique que tout le monde fait avec ses parents et ses ancêres, même si ceux-ci sont morts, et même s’il n’y a que des histoires, des images et des mythes: un travail d’identification et de séparation. Les personnes nées par don sont privées de la possibilité de faire ce travail. Si on ne sait rien, on est enfermé dans le fantasme, hésitant entre idéalisation et peur.

Maintenant que je sais, cela me trouble moins.

Marie

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Date du témoignage : 4 octobre 2018

Cécile – 34 ans

J’ai appris à 34 ans mon mode de conception.
J’ai pensé chouette, la clef à toutes mes questions.
La distance de mon père, la tristesse de ma mère.
Le sacrifice par amour d’un mari envers sa chérie,
Au besoin de maternité face à sa stérilité.
L’incompréhension du coût de ma procréation.
L’impossibilité d’une relation entre êtres aimés.
La non gratuité de sentiments forcés.
Mes parents jamais ne l’ont été réellement.
Leur enfant jamais je ne le serai pleinement.
Ce secret les a minés,
Détruis comme ils me l’ont dit.
Ce secret les a abîmés,
Aigris sans doute à jamais.
Seulement me voilà,
Je suis maintenant là.
Toute cette culpabilité qu’ils me font porter,
Ne m’a pas, bien au contraire, empêchée de pousser.
Moi, l’enfant IAD je suis devenue quelqu’un.
Même si il me manque en moi une partie qu’on m’interdit.
Moi, l’enfant IAD j’aimerais qu’on lève le voile sur un,
Celui qui m’a donné la moitié qui me pose question.
Même si c’est un branleur,
Je voudrais l’apprécier à sa juste valeur.
Même si l’anonymat à l’époque était roi,
Qu’il se lève pour moi.
Des tests ADN je fais et ferais,
Pour toi, te retrouver.
23andme, ancestryDNA,family tree,
Si ils peuvent me permettre d’être free.
Moi, l’enfant IAD, la joie que j’ai pu procurer,
Vaut elle ce secret enduré toutes ces années.
Que la vérité soit faite sur notre identité.
Elle n’appartient qu’à nous, c’est sa définition,
Pas aux lois protégeant notre mode de procréation.
Merci à vous tous, qui en ces quelques vers comprenez,
Toute la complexité qui entoure la personne IAD.

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Date du témoignage : 16 août 2018

Inès – 26 ans

Je suis née en 1991 en clinique d’un don de sperme provenant du cecos du Kremlin Bicêtre à Paris.

J’ai appris ma conception il y a seulement un an. Face à l’insistance de mes questions, ma mère a fini par me révéler mon mode de conception.

En effet, physiquement je ressemble très peu à ma mère et pas du tout à mon père, et je ne lui ressemble pas non plus en terme de personnalité.

Cette non ressemblance physique m’a travaillé intérieurement pendant toute mon adolescence et jusqu’à il y a un an. J’avais du mal à comprendre comment le mélange de mes deux parents avaient pu aboutir à une personne avec mon physique. Je savais qu’ils avaient eu du mal à m’avoir et m’étais donc déjà demandé si mon père n’était pas quelqu’un d’autre et même si je n’avais pas été adoptée.

La révélation de ma conception a donc éclairé et donné du sens à mon passé: notamment concernant ma relation avec mon père, sa famille et ma belle-mère.

Je suis fille unique et mes parents se sont séparés quand j’étais enfant.

Cependant, se sont immédiatement posées d’autres questions essentielles: qui est le donneur ? Comment est-il ? Quel métier fait-il? Et qu’est-ce qui l’a poussé à faire ce don.

On a dit à mes parents que les donneurs étaient tous des pères de famille (information invérifiable). J’aurai donc des demi-frères et soeurs. Il est également possible et même très probable que j’ai des demis-frères et soeurs comme moi issus d’une PMA avec ce même donneur.

J’ai très rapidement rejoins l’association PMAnonyme qui rassemble des personnes dans la même situation que moi et souhaitent elles aussi accéder à leurs origines. Cela m’a en effet semblé une injustice immense que d’être privée de ces informations sur mon donneur et de devoir vivre avec ces questions sans réponses.

Il me parait inconcevable d’être amputé de la moitié de notre identité génétique et de ne pas avoir accès aux antécédents médicaux du donneur. Sans parler des risques de consanguinité possible… Cela concerne aussi ce que je transmettrai à mes futurs enfants.

Sur le plan médical, il faut aussi savoir qu’il n’y a aucun suivi des enfants nés de dons: mes parents n’ont jamais eu aucun contact du cecos après ma naissance, et de même il n’y a aucun suivi de l’état de santé des donneurs (alors que des maladies graves et héréditaires pourraient s’être déclarées).

Aussi, j’espère que l’accès aux origines sera bientôt possible en France. En attendant j’ai fait un test adn sur Familytreedna qui n’a rien donné pour le moment, et j’attends les résultats d’un autre test sur 23andme.

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Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.
Date du témoignage : 20 janvier 2018

Denis, 37 ans

J’ai été donneur en 2007, l’année de naissance de mon fils.
Aujourd’hui mon fils a 10 ans, et les enfants qui sont nés suite a ce don – s’il y en a eu – vont avoir l’âge bientôt d’apprendre le ce « détail » de leur conception.
Je suis moi même issu d’une PMA puisque ma mère a reçu un lourd traitement hormonal pour tomber enceinte… ça n’a jamais été un secret. Donc pour ma part, aider des couples qui en avait besoin me semblait tout naturel.
J’ai cependant longtemps réfléchi avant de franchir le pas, puis je me suis dit que quoi qu’il se passe dans l’avenir, aider un couple a avoir un enfant valait la peine de prendre le « risque » que cet enfant cherche à me contacter à l’avenir.
Aujourd’hui je me rends compte que la/les personnes qui sont nées grâce à cela peuvent avoir un besoin vital d’en savoir plus, et que je Peux leur offrir cela.
Et de mon côté, j’aimerais juste savoir si les familles vont bien.

(Témoignage de février 2017)

Chantal : maman de 4 enfants issus d’une IAD

Je suis maman de 4 enfants issus d’une IAD.

Nous avions décidé d’être parents. J’avais 20 ans. J’imaginais cet enfant issu d’un beau couple….et cet enfant imaginaire il a fallu en faire le deuil. Il y avait deux solutions : l’adoption ou l’ insémination avec donneur. Mon mari a mal vécu l’annonce de son infertilité et à ce moment là ne voulait pas entendre parler d’IAD.

Enfin, 5 ans plus tard, d’un commun accord, nous avons débuté les I.A.D. Nous avons eu un petit garçon en 1983 à la 6ième tentative d’IAD. Notre second garçon est né en 1986 à l’issue de la 2ième tentative d’IAD. Nos jumeaux sont nés ensuite en 1990 à la première tentative.
En 1994, après 19 ans de mariage et un parcours difficile, mon mari est parti.
Nous avons divorcé. Mon plus grand bonheur était la naissance de mes enfants et construire une famille. Le jour où tout s’écroule vous avez envie de revenir à la case départ. Si pendant plusieurs années j’ai souffert et élevé seule mes enfants, je suis sereine à présent. Mon ex mari est en bons termes avec ses enfants. J’ai annoncé aux deux grands d’où ils venaient. Mon ex ne voulait pas, mais plus les enfants grandissaient et plus ce secret me pesait jusqu’à l’obsession et la dépression. La semaine dernière je l’ai appris aux jumeaux. Ma fille a pleuré. Elle a été choquée. Mon fils m’a dit « je suis moi » et même si tu m’avais appris que je suis un enfant adopté ça me serait égal. Par contre ils se demandent à quoi ressemble le donneur. Mon aîné avait 12 ans lorsque je lui ai annoncé son mode de conception. Il m’a dit: « le donneur c’est un con » … réaction à une souffrance ? Mon second fils a dit « mon père c’est mon père ».
Je souhaite de tout mon cœur que l’anonymat des donneurs soit levé. les psychothérapeutes parlent beaucoup de psychogénéalogie , du poids des secrets, des non dits pour les générations à venir. Je crois beaucoup à cela. Je suis infirmière et me suis formée. Mes enfants sont heureux aujourd’hui mais le seront ils toujours, amputés d’une partie de leurs racines biologiques ?

Je remercie tous les donneurs. Leur acte de générosité rend des couples et des enfants « presque » heureux car désirés. Dommage pour l’ombre au tableau…mensonges et hypocrisie faussent les relations familiales. Tant de souffrances pourraient être évitées….

Messieurs qui faites les lois, si vous vous mettiez à notre place ?


Au plus loin de mes souvenirs, j’ai parlé de la conception du premier enfant à ma sœur et mon frère. Je n’ai perçu aucune compassion . Mon frère en a eu pour mon ex– mari . Pour moi le sentiment de honte s’installait sournoisement. Ce sujet était tabou il fallait faire comme si notre famille était une famille normale.
Avec mon ex– mari nous n’en parlions pas . Et pourtant nous avons désiré un troisième enfant (et je me disais qu’un jour ils seront plusieurs à partager le secret ). Avec le traitement de stimulation ovarienne j’avais 3 follicules mûrs : à 1 mois de grossesse, j’ai fais une fausse couche et il me restait 2 embryons . J’ai accouché des jumeaux à terme. Mon garçon avait un nævus important sur le thorax, la sage femme a dit à mon ex: vous l’avez aussi? petit rappel qu’une tierce personne faisait partie de la famille. J’étais débordé par les tâches de toute mère au foyer et lorsque les bébés ont eu trois mois mon ex a commencé à « se déconnecter » de notre famille . Je me trouvais seule le plus souvent et très mal: ma culpabilité grandissait, d’autant qu’un soir il m’a regardé et dit « 4 comme ça ! ». …en hochant la tête. Pourquoi ai–je eu l’impression de devoir porter seule cette culpabilité ? Au point ( à un moment d’intense tristesse ) de vouloir en finir avec moi et avec ce que j’avais de plus cher au monde mes enfants: enfants nés avec une partie d’eux qu’il fallait nier.

Chaque maillon de la chaîne est responsable : parents, donneurs, C.E.C.O.S, législateur.

Chacun voit midi à sa porte et il est facile de décider avant la conception de l’enfant.

L’instinct de survie a toujours été le plus fort chez moi, j’ai consulté. Un médecin venait nous parler , tenter d’aider notre couple mais ce fut inutile. Des angoisses remontent pendant que je vous écris. Je ne pouvais pardonner à mon ex ses infidélités. Il fuyait.

Je peux expliquer cette culpabilité maintenant. Au C.E.C.O.S on m’a demandé qu’allez vous dire à votre enfant ? j’ai répondu il ne le saura pas, je ne veux pas le perturber, mon mari aussi, nous étions au diapason. Et les C.E.C.O.S savent camoufler les mensonges: couleur des yeux, cheveux, jusqu’au groupe sanguin identique au père. Les enfants ont grandi, moi j’ai repris mon travail d’infirmière. J’ étais mieux après le divorce. Seulement je me suis intéressée après une formation en alcoologie à la psychogénéalogie, au génogramme. J’ai dit à la formatrice ma préoccupation concernant les jumeaux qui ne savaient pas, elle m’a donné l’adresse d’un psychothérapeute je déprimais et lui, dédramatisait. Il me conseillait de le leur dire. Après quelques séances je lui expliquais l’impossibilité de le dire j’étais anxieuse et j’avais peur de leur réaction. Toujours » ce poids » d’avoir mal agi. C’était en 2005. Les conséquences auraient pu être dramatiques pour moi, obsédée par cela. J’ai voulu oublier. Hospitalisée j’ai pu enfin parler sans être jugée ,comprise enfin! je suis toujours en soins car devenue vulnérable. Maintenant les jumeaux savent , je crois que le moment était venu, et que surtout j’étais prête.

Je pense que chaque couple doit mûrir sa décision avec l’aide de psychologues , être mieux averti des conséquences pour les enfants qui ressentent les angoisses des parents, leur mal–être, leur famille différente….

Pour conclure et en revenir au côté humain , il y a le donneur, le père ,la mère chacun avec son individualité, son vécu et l’enfant qui naît, qui grandit devient adolescent, adulte qui demande » des comptes ». Comment pourrions nous tous faire la sourde oreille? Moi je ne le peux pas et j’ai encore un combat à mener pour être en paix avec moi même et vraiment bien avec mes enfants : Je veux qu’ils puissent connaître leurs origines s’ils le souhaitent. Rien n’est irrémédiable , enfin je l’espère.

Walter Merrick – UK

Walter Merrick - UK
Cher futur père IAD,
Comme vous, je ne m’attendais pas à me trouver dans cette situation. C’est un coup dur quand on vous dit que vous êtes stérile. Jusqu’à la fin de ma vie, je me souviendrai du jour; il y a fort longtemps, où les docteurs me l’ont annoncé de leur ton détaché. J’ai maintenant deux enfants conçus par IAD nés en 1983 et 1986,mais je me souviens toujours des sentiments qui m’ont frappé à ce moment là.

Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? C’est si injuste, si cruel qu’il est possible que vous ne vouliez parler à personne de votre souffrance.
Parce que c’est la dernière chose que vous voudriez dire à quelqu’un, qui, de toute façon, peut être ne comprendrait pas. Un homme stérile. Une orange sans un seul pépin. Pas impuissant d’accord, mais quand même qui tire à blanc.
Vous avez entendu de nombreuses plaisanteries à ce sujet, et maintenant c’est de vous qu’on va se moquer. Il est impossible d’imaginer que vous pourrez encore faire figure d’homme si vos amis le savaient. Elle dit qu’elle ne vous méprise pas, mais comment savoir avec les femmes ? Maintenant qu’il est certain que je ne peux pas lui en donner, voudra-t-elle vraiment rester avec moi ?

Supposons que nous ayons un enfant par IAD, et alors ? Que vais-je ressentir ? Est-ce que je me rappellerais à chaque instant que cet enfant n’est pas de moi ?
Il va manquer quelque chose et ce sont mes gènes qui ont disparu. Je vais être la fin de la lignée. Il se peut que je me laisse convaincre d’avoir un bébé IAD et que je refoule ces sentiments pour lui faire plaisir, mais est-ce que j’aimerais cet enfant vraiment comme s’il était le mien ?

Bien, mon ami, Tout ce que je peux dire est que je suis passé par là !
On peut ressentir la perte de la fécondité comme un deuil.
Les émotions qu’elle éveille et le temps qu’il faut pour voir les choses sous leur vrai jour sont identiques. En toute logique, vous savez que vous n’avez aucune honte à avoir, mais émotionnellement, c’est tout à fait différent. Il est tout naturel que les sentiments de douleur et de tristesse ne disparaissent pas rapidement, mais nous apprenons à être partagés entre les sentiments de perte à cause des enfants que nous n’aurions jamais pu avoir et le sentiment d’excitation et de joie pour les enfants que nous avons.
Les enfants ne vous en aiment pas moins parce qu’il n’y a pas de liens génétiques entre vous. Vous êtes Papa. Vous êtes là, vous les élevez, jour aprés jour. Vous les entourez et les protégez tout comme tout autre pére. Et même peut-être plus, parce que vous et votre compagne avaient à réfléchir beaucoup plus que d’autres parents pour savoir pourquoi vous vouliez des enfants.

Les jeunes enfants à qui l’on parle de leur origine ne sont pas choqués par la nouvelle. Ils ne comprennent pas vraiment les implications.
Mais si vous le leur dites quand ils sont jeunes et, au fur à mesure qu’ils grandissent, vous leur donnez des renseignements supplémentaires, la nouvelle n’est jamais un choc, et quand ils seront adolescents ils ne se souviendront pas du moment précis où on leur a dit la vérité.

Nous savons tous que je ne suis pas lié à eux génétiquement, mais je n’ai pas honte de ma stérilité et ils le savent. Ils m’acceptent entiérement comme leur père en partie parce qu’ils n’en ont pas d’autre, et en partie parce que j’assume toutes les responsabilités et l’autorité qui accompagnent le rôle de père. Nous avons une relation ouverte et honnête et les enfants m’aiment et me respectent comme le père qui a été là pour eux dès le premier jour.

L’éventualité, qu’adultes, ils puissent rechercher leur donneur ne devrait pas vous dérouter ! Quoiqu’il arrive, vous êtes toujours Papa !

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