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Le témoignage d’une Américaine qui retrouve son donneur en faisant un test ADN

L’association PMAnonyme tient une revue de presse d’articles du monde entier qui racontent tous la même histoire : des personnes qui ont été conçues par don de sperme retrouvent le donneur et/ou des demi-frères et sœurs par le biais des tests ADN récréatifs.

Découvrez aujourd’hui le témoignage de Brandi Broxson, une Américaine qui a toujours su qu’elle avait été conçue par don de gamètes, mais qui a éprouvé un jour le besoin d’en savoir plus sur son géniteur, tout en veillant à ménager son père :

“Mes parents ont eu recours à un donneur de sperme pour me concevoir, et aujourd’hui j’ai 9 demi-frères et sœurs”
“Pour la nouvelle année, Brandi Broxson a pris la résolution de faire des choses qui lui faisaient peur, y compris trouver son père biologique. Elle a découvert non seulement qu’elle pouvait être courageuse, mais aussi bien plus.
[…] Pendant mon enfance, le fait que mon père n’était pas mon père biologique n’a jamais été un secret. L’amour que mon papa et ma maman nous portaient, à mon frère et moi, n’était pas secret non plus. Nous étions une famille unie qui partageait ses sentiments. Dustin et moi n’avons jamais été insécurisés et nous n’avons jamais douté de notre place dans cette famille. Nous étions fiers d’être des Broxson. Durant cette enfance, mes parents abordaient le sujet du donneur avec tact et me demandaient si j’avais des questions. Je n’en avais pas beaucoup.

En réalité, je gardais pour moi mes interrogations sur mon père biologique. Sa profession. Est-ce que lui aussi se faisait appeler « Géant Vert » au collège. Ah, l’adolescence. Je me demandais s’il lui arrivait de penser aux enfants qu’il avait contribué à faire naître. Parfois je me demandais comment trouver plus d’informations sur lui. Mais la peur – de faire de la peine à mes parents, de découvrir des choses négatives, et de tout cet inconnu – m’a toujours arrêtée.[…]

Découvrez la suite de ce témoignage dans notre revue de presse : http://pmanonyme.asso.fr/?page_id=5131

Un témoignage simple et touchant, à mille lieues de l’idée fausse selon laquelle les personnes conçues par don qui apprendraient tôt leur mode de conception ne ressentiraient pas le besoin de connaître l’identité du donneur.


A droite, Dustin, le frère de Brandi.
A gauche, le donneur de Brandi et Dustin

On parle de PMAnonyme au Japon

L’édition du 5 avril 2019 du quotidien japonais Sankei Shimbun parle du combat de l’association PMAnonyme en faveur de l’accès aux origines. Au Japon le don de gamètes existe, mais il reste tabou et les personnes conçues par don ne s’expriment pas dans les médias.

Nous remercions la journaliste, Mme Mitsui Ikuma, qui a assisté à la réunion de l’association le 16 mars 2019.

Espagne : l’anonymat absolu et irréversible remis en question

En Espagne, le Comité de Bioéthique rattaché au Ministère de la Santé devra se prononcer avant la fin de l’été sur la question de l’anonymat des personnes nées par Insémination Artificielle avec Donneurs/ses.

Federico de Montalvo, le nouveau président du Comité, s’est exprimé il y a quelques jours dans le journal El Periódico. Il a annoncé que le comité de bioéthique prévoyait de mettre l’accent sur le droit de la procréation assistée, afin de susciter le débat en cours dans de nombreux autres pays sur la question de savoir si les dons de spermatozoïdes et d’ovules devaient rester anonymes ou, au contraire, si l’enfant né de ces techniques avait le droit de connaître son passé biologique.

Selon Federico de Montalvo, « la connaissance du passé est en lien étroit avec le droit à la santé ». Le président a également parlé des donneurs, selon lui majoritairement favorables au maintien de l’anonymat absolu, et s’est dit en recherche d’une « solution intermédiaire », qui pourrait résider dans la communication systématique des antécédents médicaux du donneur ou de la donneuse.

Le rapport du Comité de bioéthique analysera également les raisons pour lesquelles le registre national des donneurs, créé par la loi de 1988, n’a pas été mis en place, et s’interrogera sur une éventuelle limite légale de six naissances par donneur.

« Je suis l’une d’entre elles »

Ce 25 mars paraît « Je suis l’une d’entre elles », le livre de témoignages de l’association PMAnonyme : http://pmanonyme.asso.fr/?page_id=6455

Découvrez le vite !

Colloque du Syndicat des Avocats de France

L’association PMAnonyme a eu l’honneur d’être invitée au colloque du SAF (Syndicat des avocats de France) à Bobigny le vendredi 22 mars. C’est Clément, notre Vice-Président, qui nous a représentés.

De nombreux spécialistes du sujet étaient présents parmi lesquels Irène THERY, Sociologue spécialisée dans la sociologie du droit, de la famille et de la vie privée et directrice d’études à l’EHESS, Laurence BRUNET, Chercheuse associée à l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne (université de Paris I); Serge HEFEZ, Psychiatre et psychanalyste, et Jean-Pierre BOURELY, Secrétaire Général du CNAOP.

Durant ce colloque, nous avons pu évoquer la législation française sur le don de gamètes, ainsi que nos propositions pour encadrer l’accès aux origines telles que :
– l’accès aux origines pour les générations à venir,
– l’accès aux origines pour les générations antérieures, sous réserve du consentement du donneur,
– la création d’un registre national du don,
– la création d’une structure AD HOC.

Nous remercions les organisateurs du SAF pour les interventions de grande qualité qui ont eu lieu autour de l’accès aux origines et de la filiation.

nos propositions

Réunion du samedi 16 mars

Samedi, nous étions réunis pour discuter des actualités de la PMA avec don et des projets de l’association (vous en verrez un très très bientôt). Une réunion avec des discussions toujours aussi passionnantes et de belles rencontres ! Nous remercions Irène Théry, Laurence Brunet et Anne Cadoret pour leur présence.
Merci également à tous ceux qui ont pu se déplacer jusqu’à Paris, et rendez-vous en juin pour la prochaine réunion !

Colloque « Révision des lois de bioéthique »

Samedi 30 mars 2019, à l’amphithéâtre François Furet à Paris, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales organise le premier colloque dédié à la thématique de l’accès aux origines des personnes conçues par don de gamètes.

Cette occasion passionnante d’aller au fond de la réflexion sur le sujet est organisée par Irène Théry, directrice d’études à l’EHESS, et Anne-Marie Leroyer, professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Ce colloque a pour objectif de permettre « Un dialogue entre droit, sciences sociales, action associative et responsabilité politique ». A ce titre, l’association PMAnonyme a l’honneur d’avoir été invitée pour porter la voix de ses membres et sera représentée par son président, Vincent Brès, lors de la :

Table Ronde : Accès aux origines des personnes conçues par don et droits des donneurs et donneuses à 15:00 avec Jean-François Delfraissy, président du CCNE, en tant que grand témoin.

D’autres associations seront également présentes et d’autres tables rondes et débats auront lieu toute la journée.

L’intérêt de ce colloque est renforcé par la participation de nombreuses personnalités comme Jacques Toubon, défenseur des droits, Frédéric Potier, Délégué Interministériel à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBTI et le député Jean-Louis Touraine (LREM), rapporteur du remarquable rapport de la mission sur la révision de la loi de bioéthique.

Inscription obligatoire : ehess.fr/bioethique2019

Pour toutes les informations, cliquez ci-dessous :

https://www.ehess.fr/fr/colloque/r%C3%A9vision-lois-bio%C3%A9thique-enjeu-majeur-pour-toutes-personnes-con%C3%A7ues-par-don

Rétroactivité du droit d’accès aux origines : l’exemple allemand

Plusieurs pays permettent la rétroactivité du droit d’accès aux origines (c’est-à-dire que les personnes conçues par don de gamètes peuvent avoir accès à l’identité du donneur ou de la donneuse même si elles ont été conçues à une époque où aucune loi n’encadrait le droit d’accès aux origines). C’est notamment le cas de l’état de Victoria en Australie, de la Suisse, et de l’Allemagne.

En Allemagne, une décision de justice inédite du 23 janvier 2019 vient de trancher : la rétroactivité du droit d’accès aux origines s’applique également pour les personnes conçues par don en ex-Allemagne de l’Est, sous un régime qui garantissait l’anonymat aux donneurs. La clinique devra donc révéler à la plaignante l’identité du donneur.

Un nouvel exemple qui montre qu’il est possible de prendre en compte les droits fondamentaux des personnes conçues par don quelle que soit la loi en vigueur au moment où ces personnes ont été conçues.

Voir l’article original (en allemand) : https://www.lto.de/recht/nachrichten/n/bgh-xiizr71-18-auskunft-kind-vater-samenspende-klinik-reproduktion-ddr/